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Haut-Uélé : Le camp Bakomito accuse 4 députés de collusion avec les rebelles AFC/M23
Face à la montée des tensions politiques dans la province du Haut-Uélé, Caleb Bodio, communicateur du gouverneur Jean Bakomito Gambu, a tenu ce samedi une conférence de presse à Durba, dans le territoire de Watsa, pour éclairer l’opinion publique sur les enjeux sociopolitiques du moment.
Devant les journalistes locaux, il a qualifié la motion de défiance initiée récemment par quatre députés provinciaux contre le gouverneur non pas de démarche parlementaire ordinaire, mais d’une offensive politique téléguidée par des forces obscures.
Selon lui, cette action serait le résultat d’une alliance trouble entre certains élus provinciaux et les groupes rebelles AFC/M23, dont l’objectif serait de fragiliser la gouvernance provinciale et de créer un climat d’instabilité.
Des accusations graves contre quatre députés
Caleb Bodio a ouvertement accusé les signataires de la motion d’être motivés par des ambitions personnelles frustrées et d’avoir reçu, selon lui, des instructions directes des rebelles pour tenter de renverser le chef de l’exécutif provincial.
Les députés cités dans cette motion sont :
– Prosper Salomon Madilu Motugbu, élu de Wamba,
– Jacques Sangba, élu de Rungu,
– Siuka Makofi, élu de Dungu,
– Bismick Boele, élu de Watsa.
Les griefs avancés contre le gouverneur
Dans leur document adressé à l’Assemblée provinciale, les quatre élus reprochent au gouverneur Jean Bakomito :
– Un clientélisme persistant,
– Une gouvernance fermée, concentrée sur un cercle restreint de proches,
– Une incompétence présumée dans la gestion des affaires publiques,
– Une désorientation de la vision du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Une province sous tension
Cette conférence de presse intervient dans un contexte politique électrique, alors que l’Assemblée provinciale du Haut-Uélé s’apprête à examiner la motion dans les prochains jours.
Les regards restent fixés sur Durba et Isiro, où se joue une nouvelle étape de la bataille politique autour de la gouvernance provinciale.
Junior Kasamba / CongoProfond.net
Durba, Haut-Uélé
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Nord-Kivu II : Le SYNIECO menace de boycotter les épreuves certificatives faute de paiement des arriérés de 2025
Le Syndicat national des inspecteurs de l’enseignement au Congo (SYNIECO), section de la province éducationnelle Nord-Kivu II, menace de boycotter les prochaines épreuves certificatives si le gouvernement ne paie pas les arriérés de la session 2025, estimés à 51 % des frais leur revenant.
La décision a été prise à l’issue d’une assemblée générale extraordinaire tenue ce mercredi 27 mai 2026, non loin de l’Institut Kavaghendi à Butembo.
« L’assemblée générale extraordinaire de ce jour avait accepté de participer à la hors-session du 04 au 10 mai, tout en prévenant qu’il n’en sera pas de même pour la suite tant que les comptes ne seront pas totalement réglés. Si, malgré cette situation, le SYNIECO avait accepté de prêter main-forte, c’était par esprit de responsabilité et dans l’espoir d’une solution urgente. Cependant, face au silence persistant des autorités, le SYNIECO se réserve le droit de boycotter toutes les épreuves à venir », a déclaré le secrétaire provincial du SYNIECO, Kakule Kombi Samuel, au sortir de cette réunion.
Les épreuves nationales concernées sont notamment la session ordinaire de l’Examen d’État (Exetat), l’Examen national de fin d’études primaires (ENAFEP), le Test national de sélection et d’orientation scolaire et professionnelle (TENASOSP), ainsi que le Jury national. Ces auxiliaires de l’éducation affirment qu’ils ne superviseront plus ces évaluations si des mesures concrètes ne sont pas prises avant leur lancement.
Les inspecteurs de la province éducationnelle Nord-Kivu II disent ne pas comprendre comment le gouvernement avait débloqué des fonds destinés à la prise en charge des élèves finalistes évoluant dans les zones en insécurité lors de la session 2025, alors qu’eux-mêmes n’avaient perçu que 49 % de leurs frais, le reste n’ayant jamais été payé jusqu’à ce jour.
Cette menace de boycott intervient à quelques jours du lancement des différentes évaluations nationales prévues au mois de juin prochain, plongeant élèves et parents dans l’incertitude quant à la tenue effective et au bon déroulement de ces épreuves.
Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET
