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Daniel Nsafu claque la porte d’ »Ensemble pour la République »: Un départ qui secoue le camp Katumbi
Dans une correspondance rendue publique ce jeudi (datée du 26 novembre et parvenue à la rédaction de CONGOPROFOND.NET), le député honoraire Daniel Nsafu Butshiemuni a annoncé sa démission fracassante du parti Ensemble pour la République de Moïse Katumbi.
Un nouveau séisme dans l’opposition congolaise
Le paysage politique congolais enregistre un départ aussi retentissant que révélateur. Ancien élu de Mont-Amba (Kinshasa), figure familière du débat public et plume redoutée dans les arènes politiques, Daniel Nsafu affirme rompre définitivement avec « Ensemble pour la République ». En cause : des divergences idéologiques devenues, selon lui, « irréconciliables ».
Un déphasage idéologique irréversible
Dans sa lettre, l’ancien député, connu pour sa liberté de ton, dénonce un glissement du parti vers un particularisme politique qui ne répond plus aux urgences nationales. La RDC, écrit-il, exige aujourd’hui :
– un leadership réellement consensuel,
– une dynamique politique inclusive,
– une lutte ferme contre les dérives autoritaires,
– une restauration authentique de l’État de droit,
– et un engagement sincère pour la réconciliation nationale.
Autant de valeurs qu’il dit ne plus retrouver dans le fonctionnement interne de la formation katumbiste.
La voix libre de Matete se détache du camp Katumbi
Originaire de Matete, la célèbre « ONU Britannique », Daniel Nsafu a toujours cultivé un esprit frondeur et un franc-parler sans concessions. Ancienne figure de proue du journalisme politique et voix emblématique de l’émission culte « Kiosque » de Serge Kabongo, il n’a jamais hésité à critiquer, sans ménagement, aussi bien le régime actuel que celui de Joseph Kabila.
Sa démission met fin à un compagnonnage de plusieurs années au sein d’Ensemble pour la République, aux côtés notamment de son ami intime Mike Mukebayi, autre électron libre et opposant farouche aux pouvoirs successifs.
Une page se tourne, des recompositions en vue
En quittant officiellement Ensemble, Daniel Nsafu referme un chapitre important de son engagement politique, lui qui avait été élu en 2018 sous les couleurs du parti. Son départ, lourd de symboles, pourrait annoncer d’autres repositionnements dans un camp katumbiste déjà traversé par des tensions internes.
Désormais, l’homme dit vouloir poursuivre son combat en solitaire, guidé par sa conscience et convaincu que l’avenir du pays passe par des acteurs capables de porter l’intérêt général au-delà des loyautés partisanes.
Barca Horly Fibilulu Mpia
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
