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Analyses et points de vue

Prison centrale de Makala : un lieu de détention qui se mue en marché d’extorsion

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Malgré les récentes réformes engagées par le ministre de la Justice et Garde des Sceaux, la prison centrale de Makala continue de susciter de vives inquiétudes. Si l’établissement affiche un visage reluisant lors des visites officielles et devant les caméras, la réalité quotidienne décrite par plusieurs familles de détenus est tout autre : un système d’extorsion organisé s’y serait installé, transformant la prison en un véritable marché parallèle.

Selon des informations recueillies auprès de multiples sources, notamment des proches de prisonniers, il est désormais interdit aux visiteurs d’apporter des vivres à leurs parents incarcérés. Une décision non annoncée officiellement, mais appliquée avec rigueur à l’entrée de la prison.

À la place, des boutiques auraient été installées à l’intérieur du complexe pénitentiaire. Les visiteurs y seraient contraints d’acheter des produits alimentaires à des prix exorbitants, parfois deux à trois fois supérieurs aux tarifs pratiqués sur le marché. Une pratique que plusieurs familles qualifient de « racket institutionnalisé », aggravant la précarité des détenus déjà confrontés à des conditions de vie difficiles.

Face à cette situation, de nombreuses voix s’élèvent pour demander l’intervention urgente du ministre de la Justice. Les citoyens appellent notamment à des inspections inopinées, sans préavis, afin de mettre fin à ce réseau d’extorsion qui profite de la vulnérabilité des prisonniers et de leurs proches.

La population espère que ces alertes ne resteront pas lettre morte et qu’une action rapide permettra de rétablir la dignité et la transparence dans la gestion de la prison centrale de Makala.

Benjamin Kapajika

Actualité

Le député Jacques Djoli brandit Tocqueville : la souveraineté populaire foudroie l’imposture

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L’Honorable Jacques Djoli Eseng’Ekeli n’a pas seulement démenti une rumeur : il a donné une magistrale leçon de grandeur. Par un tweet lapidaire convoquant la science, le Rapporteur de l’Assemblée nationale a refusé de descendre dans l’arène fangeuse où certains voulaient l’attirer. Il a choisi la verticale. Face à la manœuvre odieuse qui lui prêtait des propos imaginaires, il ne s’est pas justifié.

Il a surplombé, avec l’autorité souveraine de celui qui manie le droit comme on manie le glaive. Un silence calculé, puis une annonce : l’heure de la vérité sonnera, et elle sera sans appel. Car la riposte, c’est à Tocqueville qu’il la confie, élevant soudain le débat à des hauteurs où la calomnie ne peut plus respirer. Aux “chercheurs du Buzz” qui alimentent l’infamie, il assène la pensée centrale de l’article 5 de la Constitution.

Celle qui brûle toutes les impostures : “Au-dessus de toutes les institutions et en dehors de toutes les formes réside un pouvoir souverain : celui du peuple, qui les détruit ou les modifie à son gré.” Ce n’est plus un tweet, c’est un manifeste. Le pouvoir créateur, le pouvoir constituant originaire, est par essence illimité, inconditionné, indomptable. Placé au-delà des pouvoirs institués (simples créatures ), il détient la faculté sublime de tout refonder.

La faculté de briser les cadres établis et de redessiner, dans sa majesté absolue, le pacte national tout entier. Voilà la souveraineté populaire dans sa vérité nue, que le Professeur Jacques Djoli brandit comme une torche dans la nuit des manigances. Ainsi, en deux phrases et une citation, l’honorable rapporteur vient d’offrir à la nation congolaise bien plus qu’un rétablissement des faits : il lui restitue la puissance de son propre destin.

Là où les manœuvriers espéraient l’enfermer dans une polémique stérile, il leur oppose le granit des principes, rappelant que le peuple est le seul maître, le seul architecte, le seul juge. Par cette riposte éclatante, où Tocqueville éclaire le chemin de la RD Congo, Jacques Djoli Eseng’Ekeli lave son honneur sans une once d’aigreur, et du même geste réarme la démocratie avec une force conceptuelle rare. La calomnie n’a pas été vaincue : elle a été dissoute, dans la lumière d’une vérité plus haute. Magistral.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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