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L’ombre devient lumière : Bienvenu Ilambo, nouveau maître d’œuvre de la communication du Chef de l’État
Au Palais de la Nation, une nouvelle pièce vient de s’ajouter au dispositif présidentiel. Et pas n’importe laquelle : une pièce maîtresse. En nommant Bienvenu Ilambo Conseiller spécial en matière de communication, le Président Félix Tshisekedi opère un virage stratégique majeur, destiné à reprendre la main sur la cohérence, l’impact et la maîtrise de sa parole publique.

Âgé de 36 ans, administrateur civil et technicien méthodique, Ilambo devient désormais le chef d’orchestre de toute la communication présidentielle. Sa mission : mettre de l’ordre, tracer une ligne claire, harmoniser les voix, structurer le récit, dans un environnement politique où chaque mot compte et chaque silence pèse.
Ce nouveau poste, créé sur mesure, n’est pas un simple renfort : c’est une refonte, une recentralisation assumée. Le nouveau Conseiller spécial supervisera non seulement le porte-parole du Chef de l’État, mais aussi l’ensemble des services de communication rattachés au Palais. En d’autres termes : plus rien ne sortira sans passer par lui.
Pourtant, celui qui entre aujourd’hui dans le premier cercle du pouvoir s’est longtemps tenu dans l’ombre. Discret, presque effacé publiquement, Bienvenu Ilambo s’est peu à peu imposé comme l’un des professionnels les plus fiables du système Tshisekedi. Diplômé de l’ÉNA-RDC, il a intégré dès 2019 le Bureau du Conjoint du Chef de l’État. Là, il a façonné la stratégie de communication de la Première Dame Denise Nyakeru, mettant en lumière ses programmes emblématiques : « Excellentia », « Congo au Féminin », « Bilembo ya Béton », etc.
Pendant des années, c’est lui qui a tenu les leviers, ajusté les messages, organisé les campagnes institutionnelles, piloté les équipes média. La visibilité grandissante de la Première Dame porte en partie sa signature.
Début 2025, son travail l’avait déjà hissé au rang de Directeur de cabinet adjoint, responsable des questions techniques et opérationnelles. À ce poste, Ilambo coordonnait la stratégie interinstitutionnelle de Denise Nyakeru et de la Fondation « LONA », consolidant une posture de stratège silencieux.
Sa nomination par le Chef de l’État n’est donc pas une surprise : c’est l’aboutissement logique d’une ascension maîtrisée. Désormais doté du rang de ministre, entouré d’une équipe élargie d’assistants, chargés d’études et techniciens, Bienvenu Ilambo incarne un changement de cap : une communication présidentielle recentrée, structurée, et placée sous une direction unique.
Dans un contexte politique où l’exigence de lisibilité devient cruciale, l’arrivée de ce « technicien de l’ombre » marque un tournant. Beaucoup estiment déjà que la communication de Félix Tshisekedi entre dans une nouvelle phase : plus contrôlée, plus stratégique, plus assumée.
Une chose est sûre : désormais, la voix du Président aura une signature.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Joseph Kabila : « Il faut balayer le système actuel et renouveler la classe politique congolaise »
L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a livré une rare prise de parole publique dans une déclaration rendue publique ce jeudi 11 juin. Au cœur de son message : une critique sévère de la gouvernance actuelle et un appel à une profonde transformation du paysage politique congolais.

Un plaidoyer pour un changement radical
Selon Joseph Kabila, la crise multidimensionnelle que traverse la RDC est avant tout le résultat d’un problème de gouvernance. L’ancien chef de l’État estime qu’un simple changement de dirigeants ne suffirait pas à redresser le pays.
« Il faut balayer ce système », affirme-t-il, plaidant pour une refonte de la classe politique congolaise afin de permettre l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants.
Une nouvelle classe politique pour la RDC
Pour l’ancien président, les mécanismes traditionnels de renouvellement politique n’ont pas produit les résultats escomptés. Il suggère ainsi d’explorer d’autres voies, notamment l’organisation de primaires, afin de favoriser une compétition politique plus ouverte et plus représentative.
Joseph Kabila considère que le système actuel ne permet pas d’apporter les changements profonds dont le pays a besoin et qu’une participation accrue des citoyens sera indispensable dans ce processus.
Le rôle central des citoyens
Au-delà des réformes institutionnelles, l’ancien président insiste sur la nécessité de renforcer le sens civique de la population. Selon lui, la transformation de la RDC ne pourra se réaliser que grâce à une implication active des Congolais dans la vie publique et dans la défense des valeurs démocratiques.
Il prévient toutefois qu’un tel chantier demandera du temps et ne pourra être mené à bien « ni en quelques semaines, ni en quelques mois ».
Une vision pour l’avenir du pays
Cette sortie médiatique intervient dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement tendu en RDC. À travers ses déclarations, Joseph Kabila appelle à une réflexion de fond sur l’avenir du pays, estimant que les défis actuels nécessitent des réponses structurelles plutôt que des solutions ponctuelles.
L’ancien président défend ainsi l’idée d’un renouvellement du système politique et d’une mobilisation citoyenne capable d’accompagner les réformes qu’il juge indispensables pour la stabilité et le développement de la République démocratique du Congo.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
