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Société

Target : le système bancaire congolais reste dominé à 90% par les dépôts en devises

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Le secteur bancaire congolais reste fortement dominé par le dollar américain, avec 90% des dépôts clients logés en devises étrangères à début juillet 2025. Cette donnée ressort de la 5ᵉ édition de l’étude documentaire réalisée par Target Sarl, cabinet d’études et de consulting basé à Kinshasa.

Selon le document parvenu à CONGOPROFOND, le volume total des dépôts s’est établi à 14.401,7 millions USD, confirmant la persistance de la dollarisation malgré les politiques publiques de dédollarisation. L’étude indique également que les femmes n’occupent que 19% des sièges au sein des conseils d’administration des banques commerciales du pays.

Target note par ailleurs une forte concentration des agences bancaires à Kinshasa, qui regroupe 40% du réseau national, tandis que la province du Haut-Katanga affiche la meilleure densité avec 2 agences pour 100.000 habitants. Sur le marché des moyens de paiement, les cartes de débit dominent largement (67%), suivies par les cartes de crédit (18%) et les cartes prépayées (15%). L’ouverture de compte demeure généralement gratuite, moyennant un dépôt initial variable selon le produit choisi.

Fondée sur des recherches documentaires, du mystery shopping et des entretiens individuels, cette étude offre une analyse complète du paysage bancaire : conditions d’ouverture de compte, tarifications, infrastructures, solutions digitales, gouvernance, ainsi qu’un focus SWOT sur l’“agency banking”, accompagné de recommandations stratégiques.

Réputée pour la qualité de ses analyses, Target Sarl fournit à travers cette publication des éléments clés pour les investisseurs, institutions financières, régulateurs et experts souhaitant mieux comprendre les dynamiques du marché bancaire congolais.

Dorcas Mwavita/Congoprofond.net

Genre

RDC : appuyé par IPAS, ONU FEMME et UNFPA, le sous-groupe thématique Violences Basées sur le Genre valide son plan d’action national 2026

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Avec l’appui de l’IPAS, ONU FEMME, l’UNFPA et l’ambassade du Canada en RDC, le sous-groupe thématique Violences basées sur le Genre (VBG) a tenu, ce jeudi 07 mai 2026, à Béatrice Hôtel à Kinshasa, sa reunion mensuelle de mars. Au cours de cette session, partenaires, acteurs étatiques, société et autres participants ont à l’unanimité, validé le plan d’action national pour une société plus juste, protectrice et égalitaire.

« Compte tenu de ce qui se passe en matière de violences dans notre pays, chaque mois nous nous réunissons avec tous les acteurs, qui luttent contre les violences basées sur le genre pour échanger, monter des stratégies en vue de lutter réellement contre ces violences », a expliqué Cécile Tshibanda, Directrice générale de l’Agence Nationale de lutte contre les Violences Faites à la Femme et à la Jeune et Petite Fille (AVIFEM).

« Aujourd’hui, comme vous pouvez vous en rendre compte, on avait une réunion au cours de laquelle on devait valider notre plan d’action national et ce qui a été fait. Et nous l’avons fait avec l’appui de l’ONU Femmes, de UNFPA, de l’ambassade du Canada et de l’IPAS », a précisé Cécile Tshibanda, à l’issue de ce rendez-vous.

À en croire la présentation de ce plan d’action, il vise à renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre à travers une coordination efficace, un plaidoyer stratégique, une mobilisation accrue des partenaires, et un renforcement des capacités institutionnelles, afin de réduire l’impunité, améliorer la prise en charge des victimes et promouvoir la masculinité positive dans les politiques publiques d’ici fin 2026.

« Ce plan d’action national garantit une prise en charge multidisciplinaire des survivant(e)s, couvrant les besoins médicaux, psychologiques, judiciaires et socio-économiques. Il implique les acteurs étatiques, la société civile, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les communautés locales pour une meilleure appropriation », confie une note explicative.

Dans son approche, il vise à coordonner les actions, harmoniser les outils et renforcer les capacités des acteurs nationaux et provinciaux. Il assure la mise en conformité des lois nationales avec les instruments internationaux, renforçant la lutte contre l’impunité et engage les hommes et les décideurs à transformer les dynamiques de genre, servant de levier pour briser le cycle de la violence.

Partenaire technique du gouvernement dans cette lutte et organisateice de cette activité, IPAS se fixe comme vision de contribuer à l’avènement d’une RDC où chaque femme et chaque jeune fille a le droit, le pouvoir et les capacités d’agir en faveur de sa santé reproductive, de son éducation et de sa profession, gage de son autonomisation.

Exaucé Kaya

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