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Table ronde nationale : la délégation du Haut-Katanga plaide pour une mise en œuvre rapide des priorités en faveur des jeunes
La table ronde nationale sur l’emploi, l’entrepreneuriat et l’insertion socio-professionnelle des jeunes a revêtu une importance particulière pour la délégation du Haut-Katanga. Selon Orville Kanyembo, président du Conseil provincial de la Jeunesse, cette initiative du Chef de l’État a permis aux participants de formuler des stratégies concrètes pour répondre aux difficultés et aux défis auxquels la jeunesse congolaise fait face. Les ateliers de travail organisés la veille ont permis d’identifier des propositions adaptées aux réalités spécifiques de chaque province.
Le Haut-Katanga était représenté par une forte délégation, conduite par le Gouverneur Martin Kazembe Tshomba, dont la présence active a été saluée. Pour Orville Kanyembo, la participation du gouverneur traduit son attachement et sa proximité avec la jeunesse provinciale. Il a rappelé que les contributeurs du Haut-Katanga se sont engagés à faire entendre les préoccupations des jeunes de leur province, en particulier celles liées à la formation, à l’entrepreneuriat et à l’accès à l’emploi.
Le président du Conseil provincial de la Jeunesse insiste désormais sur la nécessité d’une mise en œuvre rapide des priorités dégagées. Il plaide notamment pour l’accès à une formation technique et professionnelle pour les jeunes, y compris ceux n’ayant pas terminé leurs études. Il appelle également à un meilleur accès au financement pour les jeunes entrepreneurs et souhaite que les politiques d’emploi puissent toucher toutes les provinces de manière équitable.
Abordant la spécificité du Haut-Katanga, souvent perçu comme exclusivement tourné vers les activités minières, Orville Kanyembo rappelle que cette vocation minière représente au contraire une opportunité. L’entrepreneuriat y joue un rôle central, même dans le secteur extractif, où les jeunes peuvent monter des projets, mobiliser des ressources et intégrer des coopératives, principal modèle d’entreprise dans la région. Pour lui, ces structures constituent un véritable levier pour l’autonomisation des jeunes dans le secteur minier et au-delà.
Dorcas Mwavita
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Nord-Kivu II : Le SYNIECO menace de boycotter les épreuves certificatives faute de paiement des arriérés de 2025
Le Syndicat national des inspecteurs de l’enseignement au Congo (SYNIECO), section de la province éducationnelle Nord-Kivu II, menace de boycotter les prochaines épreuves certificatives si le gouvernement ne paie pas les arriérés de la session 2025, estimés à 51 % des frais leur revenant.
La décision a été prise à l’issue d’une assemblée générale extraordinaire tenue ce mercredi 27 mai 2026, non loin de l’Institut Kavaghendi à Butembo.
« L’assemblée générale extraordinaire de ce jour avait accepté de participer à la hors-session du 04 au 10 mai, tout en prévenant qu’il n’en sera pas de même pour la suite tant que les comptes ne seront pas totalement réglés. Si, malgré cette situation, le SYNIECO avait accepté de prêter main-forte, c’était par esprit de responsabilité et dans l’espoir d’une solution urgente. Cependant, face au silence persistant des autorités, le SYNIECO se réserve le droit de boycotter toutes les épreuves à venir », a déclaré le secrétaire provincial du SYNIECO, Kakule Kombi Samuel, au sortir de cette réunion.
Les épreuves nationales concernées sont notamment la session ordinaire de l’Examen d’État (Exetat), l’Examen national de fin d’études primaires (ENAFEP), le Test national de sélection et d’orientation scolaire et professionnelle (TENASOSP), ainsi que le Jury national. Ces auxiliaires de l’éducation affirment qu’ils ne superviseront plus ces évaluations si des mesures concrètes ne sont pas prises avant leur lancement.
Les inspecteurs de la province éducationnelle Nord-Kivu II disent ne pas comprendre comment le gouvernement avait débloqué des fonds destinés à la prise en charge des élèves finalistes évoluant dans les zones en insécurité lors de la session 2025, alors qu’eux-mêmes n’avaient perçu que 49 % de leurs frais, le reste n’ayant jamais été payé jusqu’à ce jour.
Cette menace de boycott intervient à quelques jours du lancement des différentes évaluations nationales prévues au mois de juin prochain, plongeant élèves et parents dans l’incertitude quant à la tenue effective et au bon déroulement de ces épreuves.
Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET
