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Lagos : Mapendo Banque Alimentaire valorise le modèle congolais lors de la Food Bank Conference GFN 2025
La République démocratique du Congo a brillé à la Food Bank Conference GFN 2025, organisée du 17 au 20 novembre à Lagos, au Nigeria. Dans la salle de réunion Moremi du Sheraton Lagos Hotel, Mapendo Banque Alimentaire, la première et l’unique banque alimentaire de la RDC, a pris part aux travaux qui ont réuni les représentants de plusieurs pays africains engagés dans la lutte contre la faim. Cette participation marque un pas supplémentaire dans la consolidation du réseau africain des banques alimentaires et un signal fort de l’engagement de la RDC dans ce combat continental.
La journée du jeudi a été particulièrement marquante, grâce à l’intervention remarquée de Régis MBUYI NGUDIE, Chargé de communication de Mapendo. Devant les délégations venues du Kenya, de Madagascar, de l’Île Maurice, du Mozambique, du Nigeria, de l’Afrique du Sud, de l’Éthiopie, du Bénin et de la Côte d’Ivoire, il a exposé les défis et les stratégies de communication propres au contexte congolais.

Il a d’abord soulevé le premier obstacle auquel Mapendo se heurte au quotidien : la confusion entre une banque de monnaie et une banque alimentaire, un concept encore récent dans collectif congolais. Avant de présenter les actions, les services ou les résultats, il faut d’abord expliquer ce qu’est réellement une banque alimentaire et en quoi elle diffère des institutions financières classiques. Ce rappel constant constitue, selon lui, la base de toute communication efficace dans le contexte congolais.
Régis MBUYI a ensuite partagé la stratégie qui a permis à Mapendo de gagner en visibilité sur les réseaux sociaux, un travail de fond mêlant pédagogie, storytelling et cohérence de marque. Il a également mis en lumière le rôle déterminant de la presse congolaise, qui accompagne depuis plusieurs mois l’ascension de Mapendo par une couverture régulière, des reportages et un relais constant de ses actions auprès du grand public. Ce partenariat Média-Banque alimentaire est, selon lui, un pilier essentiel pour mener à bien la mission de Mapendo : nourrir les personnes vulnérables et sensibiliser la population à la lutte contre la faim.

Sa présentation a été saluée par les participants, au point qu’il a proposé aux banques alimentaires des autres pays représentés d’adopter une approche similaire, adaptée à leurs réalités locales. Cette intervention ne renforce pas seulement la crédibilité internationale de Mapendo ; elle montre aussi comment la RDC s’implique activement dans l’éradication de la faim, en aspirant à une alimentation équilibrée et saine pour chaque citoyen vulnérable.
En conclusion, Mapendo Banque Alimentaire lance un appel clair : aux partenaires de la chaîne alimentaire, aux donateurs, mais également, et surtout, à l’État congolais. Pour étendre ses actions dans l’ensemble du pays et toucher un plus grand nombre de familles, Mapendo a besoin d’un soutien structuré, durable et massif. L’heure est venue de reconnaître et d’appuyer cette initiative locale, qui œuvre quotidiennement pour un Congo plus juste, plus solidaire et libéré du fléau de la faim.
Dorcas Ntumba
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
