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Le swahili devient langue officielle de travail à l’UNESCO : Une avancée historique pour les langues africaines

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Le Forum international Nasser a salué, dans un communiqué officiel, l’adoption du swahili comme langue de travail à l’UNESCO lors de ses grandes réunions. Cette décision a été annoncée à l’occasion de la 43ᵉ session de l’Assemblée générale, qui s’est tenue à Samarkand, en Ouzbékistan, du 30 octobre au 13 novembre 2025.

Cette avancée historique fait suite à une demande de la République unie de Tanzanie, présentée par le ministère des Médias, de la Culture, des Arts et du Sport, en collaboration avec les conseils swahiliens BAKIZA et BAKITA. Ali Jabir Mwadini, ambassadeur de Tanzanie en France et représentant permanent auprès de l’UNESCO, a prononcé le discours officiel après l’adoption de la résolution.

Le Forum Nasser souligne que cette décision fait du swahili la première langue africaine à bénéficier d’un statut officiel au sein de l’UNESCO, marquant une étape majeure vers la reconnaissance internationale des langues africaines. Il convient de rappeler que l’UNESCO avait déjà reconnu, en novembre 2021, la Journée internationale de la langue swahili, célébrée chaque 7 juillet, officialisée par l’Assemblée générale des Nations unies en juillet 2024. Aujourd’hui, le swahili est également langue officielle de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC), de l’Organisation pour le développement des pays d’Afrique australe et centrale (SADC), de l’Association des producteurs africains de diamants (ADPA) et de l’Union africaine (UA).

Pour Hassan Ghazaly, chercheur en anthropologie et fondateur du Forum Nasser, cette reconnaissance conforte l’importance stratégique du swahili en Égypte. Le Forum dispose d’une section spécialisée dédiée à cette langue, qui met en œuvre des programmes de formation, des initiatives de traduction et des dialogues jeunesse. L’objectif est de renforcer le rôle du swahili comme pont culturel et communicationnel entre l’Égypte et les pays d’Afrique de l’Est, ainsi que de sensibiliser les Égyptiens aux enjeux africains grâce aux étudiants de cette langue.

Mervat Sakr, coordinatrice du swahili au Forum, a précisé que le département consacre plus de 1 675 articles à la langue swahili et a déjà formé plus de 250 diplômés. Pour encourager la participation et le partage des connaissances, le Forum a lancé une plateforme électronique permettant aux locuteurs et étudiants de publier leurs recherches et articles via l’adresse suivante : Articles@nasserforum.com.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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Nord-Kivu II : Le SYNIECO menace de boycotter les épreuves certificatives faute de paiement des arriérés de 2025

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Le Syndicat national des inspecteurs de l’enseignement au Congo (SYNIECO), section de la province éducationnelle Nord-Kivu II, menace de boycotter les prochaines épreuves certificatives si le gouvernement ne paie pas les arriérés de la session 2025, estimés à 51 % des frais leur revenant.

La décision a été prise à l’issue d’une assemblée générale extraordinaire tenue ce mercredi 27 mai 2026, non loin de l’Institut Kavaghendi à Butembo.

« L’assemblée générale extraordinaire de ce jour avait accepté de participer à la hors-session du 04 au 10 mai, tout en prévenant qu’il n’en sera pas de même pour la suite tant que les comptes ne seront pas totalement réglés. Si, malgré cette situation, le SYNIECO avait accepté de prêter main-forte, c’était par esprit de responsabilité et dans l’espoir d’une solution urgente. Cependant, face au silence persistant des autorités, le SYNIECO se réserve le droit de boycotter toutes les épreuves à venir », a déclaré le secrétaire provincial du SYNIECO, Kakule Kombi Samuel, au sortir de cette réunion.

Les épreuves nationales concernées sont notamment la session ordinaire de l’Examen d’État (Exetat), l’Examen national de fin d’études primaires (ENAFEP), le Test national de sélection et d’orientation scolaire et professionnelle (TENASOSP), ainsi que le Jury national. Ces auxiliaires de l’éducation affirment qu’ils ne superviseront plus ces évaluations si des mesures concrètes ne sont pas prises avant leur lancement.

Les inspecteurs de la province éducationnelle Nord-Kivu II disent ne pas comprendre comment le gouvernement avait débloqué des fonds destinés à la prise en charge des élèves finalistes évoluant dans les zones en insécurité lors de la session 2025, alors qu’eux-mêmes n’avaient perçu que 49 % de leurs frais, le reste n’ayant jamais été payé jusqu’à ce jour.

Cette menace de boycott intervient à quelques jours du lancement des différentes évaluations nationales prévues au mois de juin prochain, plongeant élèves et parents dans l’incertitude quant à la tenue effective et au bon déroulement de ces épreuves.

Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET

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