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Pascal Amisi, ce journaliste d’exception qui nous quitte trop tôt…

La nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre ce lundi matin. En France, le cœur de Pascal Amisi a cessé de battre, emportant avec lui l’une des plus belles plumes et des plus belles âmes de la télévision congolaise.

Difficile de croire que celui dont la voix rassurait, dont les mots apaisaient et dont l’attitude inspirait, n’est plus. Dans les rédactions, sur les réseaux sociaux et dans les cercles d’amis, c’est la même émotion : un mélange de tristesse et de gratitude pour tout ce qu’il a été, pour tout ce qu’il a laissé.

Formé à l’IFASIC, Pascal faisait partie de cette génération de journalistes qui ont écrit les plus belles pages de Télé Kin Malebo (TKM), cette chaîne mythique qui a façonné les mémoires d’un pays tout entier. Aux côtés de Lumbana Kapasa, Paul Madidi, Kibambi Shintwa, Rose Masala, Tito Ndombi, Charles Dimandja et tant d’autres, il incarnait une télévision de proximité, une presse humaine, intelligente et profondément respectueuse de son public.

Mais Pascal, c’était plus qu’un journaliste. C’était un homme de principes, un professionnel droit et calme, qui croyait que le journalisme n’était pas une arme, mais une mission de vérité. Même lorsqu’il n’était plus à l’écran, il continuait de porter cette flamme à travers InfoCongo.net, son média qu’il dirigeait avec exigence et humilité. Il y défendait une information propre, libre de tout vacarme inutile, une rareté dans un monde où le sensationnel l’emporte souvent sur le sens.

Ceux qui l’ont côtoyé parlent d’un homme doux, attentif, toujours prêt à écouter avant de répondre. Derrière le journaliste se cachait un mari aimant, un père tendre. Il partageait sa vie avec Philo Makiese, journaliste et activiste sociopolitique, une femme de convictions fortes, avec qui il formait un duo d’idéaux et de complicité. Ensemble, ils ont eu un fils, Arthur, qui portera désormais la mémoire d’un père exemplaire.

Pascal Amisi s’en va, mais son empreinte demeure. Dans chaque jeune journaliste qui croit encore en l’intégrité. Dans chaque mot bien pesé avant d’être prononcé. Dans chaque silence habité par le respect de l’autre.

Car au fond, Pascal n’était pas seulement un journaliste : il était une école de mesure, une leçon d’élégance et de dignité.

Adieu Pascal. Le Congo perd une voix juste, mais ta lumière continuera d’éclairer notre mémoire collective.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET