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Politique

Assemblée nationale : la candidature de Christelle Vuanga provoque des tensions au sein d’Ensemble pour la République

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La députée nationale élue de la circonscription de la Funa, Christelle Vuanga Mukongo, a officiellement déposé sa candidature au poste de Rapporteur adjoint du bureau de l’Assemblée nationale.

Connue pour son engagement constant au sein de l’hémicycle et ses actions concrètes dans sa circonscription, l’élue Vuanga ambitionne de mettre son expérience et sa rigueur au service du bon fonctionnement administratif et législatif de la Chambre basse du Parlement.

Mais cette candidature, déposée en indépendante, a créé une onde de choc au sein de son parti d’origine, Ensemble pour la République de Moïse Katumbi.
Selon plusieurs sources parlementaires, c’est après l’annonce de Christelle Vuanga que le groupe politique a présenté la candidature de Clotilde Mutita Kalunga, députée de Lubumbashi, au même poste réservé à l’opposition.

Cette double candidature a ravivé des tensions internes au sein du parti.
Le président du groupe parlementaire Ensemble pour la République, Christophe Mwando, a plaidé pour un soutien de l’Union sacrée à Clotilde Mutita, une démarche vivement critiquée par Olivier Kamitatu, porte-parole de Moïse Katumbi, qui y voit une entorse à la ligne officielle du parti.

Malgré ces divergences, Christelle Vuanga maintient sa candidature indépendante, affirmant sa volonté de défendre une vision politique axée sur le travail, la transparence et la représentativité féminine.
L’élection au poste de Rapporteur adjoint est prévue pour le 13 novembre 2025, lors d’une séance plénière qui s’annonce décisive pour l’équilibre des forces politiques au sein de l’Assemblée nationale.

Dorcas Mwavita

Actualité

Haut-Katanga : Jacques Kyabula jette l’éponge après 9 mois d’absence, la fin de plusieurs mois de spéculations 

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Le gouverneur du Haut-Katanga, Jacques Kyabula Katwe, a officiellement démissionné de ses fonctions après près de 9 mois d’absence de la province. Dans une correspondance adressée au président de la République, Félix Tshisekedi, l’ancien chef de l’exécutif provincial affirme avoir pris cette décision afin de préserver « la sérénité des institutions ainsi que le bon fonctionnement de l’administration provinciale ».

Convoqué à Kinshasa depuis juillet 2025, Jacques Kyabula tourne ainsi la page de plusieurs mois d’incertitudes autour de son avenir politique. Dans sa lettre de démission, il dit assumer toutes les conséquences « administratives et politiques » liées à son absence prolongée, tout en réaffirmant son attachement à la stabilité, à la paix et au développement, conformément à la vision du chef de l’État.

« Au cours des derniers mois, ma présence prolongée à Kinshasa, requise pour des raisons professionnelles et institutionnelles, m’a éloigné de ma province dans un contexte particulièrement sensible sur le plan sécuritaire. Cette situation a suscité des interrogations légitimes ainsi que des critiques relatives à mon absence durant une période de fragilité dans le Haut-Katanga », écrit-il.

Et d’ajouter : « Conscient de l’exigence de responsabilité qui s’attache à toute charge publique, et soucieux de préserver la sérénité des institutions ainsi que le bon fonctionnement de l’administration provinciale, j’ai estimé qu’il était de mon devoir de tirer toutes les conséquences politiques et administratives de cette situation. »

Depuis juillet 2025, l’intérim à la tête de la province était assuré par le vice-gouverneur Martin Kazembe. Ce dernier avait procédé, le 28 mars dernier, à un remaniement du gouvernement provincial en intégrant de nouvelles figures politiques, une démarche jugée controversée par plusieurs observateurs au regard des textes régissant les entités territoriales décentralisées, cette prérogative revenant normalement au gouverneur élu.

Avec la démission officielle de Jacques Kyabula, le gouvernement provincial est désormais considéré comme démissionnaire, ouvrant la voie à l’organisation de nouvelles élections pour désigner un gouverneur et un vice-gouverneur du Haut-Katanga.

Cette nouvelle donne politique fragilise davantage l’exécutif conduit par Martin Kazembe, déjà contesté depuis la reconfiguration gouvernementale opérée au mois de mars.

Le poids des déclarations controversées

Pour rappel, Jacques Kyabula avait disparu de la scène publique avant de réapparaître dix jours plus tard, à la suite de propos tenus lors d’un meeting de l’Union sacrée de la nation organisé le 1er juillet 2025.
Lors de cette intervention, il avait tenu des déclarations perçues comme favorables à Joseph Kabila et Corneille Nangaa, appelant implicitement à un dialogue avec ces derniers, alors qu’ils sont accusés d’alimenter l’insécurité dans l’Est de la République démocratique du Congo.

Patient MBY/CONGOPROFOND.NET 

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