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« Rainforest UK » mise en cause : Les populations de Maï-Ndombe défendent « Era Congo »

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Un rapport polémique de l’ONG britannique Rainforest UK, intitulé « La grande ruée vers l’or vert », a récemment mis en cause l’efficacité du processus REDD+ en République démocratique du Congo. Allant jusqu’à recommander un moratoire, le document accuse le projet REDD+ Maï-Ndombe, exécuté par Era Congo, filiale de la société américaine WWC, de multiples manquements. Mais une enquête de terrain menée dans cinq villages situés au cœur de la concession d’Era Congo raconte une toute autre histoire : celle d’une initiative saluée par les populations locales pour ses impacts concrets sur leur vie quotidienne.

Des communautés qui plaident pour la poursuite du projet

À Kesenge, dans le territoire d’Inongo, les membres du Comité Local de Développement (CLD) et les habitants ont unanimement reconnu les progrès réalisés depuis l’arrivée d’Era Congo. L’entreprise y a bâti une école moderne, équipée de bancs et alimentée par une source d’énergie durable, répondant à deux des trois priorités exprimées par la population. Felly Mbanda, préfet des études de l’Institut Kesenge, salue « une amélioration spectaculaire des conditions d’apprentissage », avec 120 élèves désormais accueillis, venus parfois de villages voisins. L’eau potable, rare autrefois, est désormais disponible grâce à un forage solaire. Les membres du CLD ont également reçu une formation sur la gestion de micro-projets, débouchant sur la construction d’un marché local.

Des avancées notables dans le domaine de la santé

À Ibali, également dans le territoire d’Inongo, le constat est tout aussi éloquent. L’hôpital, construit et équipé par Era Congo, offre des soins gratuits à plus de 250 patients par mois. De la maternité à la chirurgie, tous les services essentiels sont disponibles, et un canot motorisé assure les évacuations d’urgence vers Inongo. « Era Congo nous a délivrés du calvaire de traverser le lac pour se soigner », témoigne Mme Nzako Iseka, membre du CLD d’Ibali. Les communautés locales affirment avoir été pleinement consultées et avoir donné leur consentement libre et éclairé avant la mise en œuvre du projet.

Un appui massif à l’éducation et à la santé publique

Le soutien d’Era Congo dépasse largement la seule infrastructure. En 2024, l’entreprise a financé les frais d’examen d’État pour 1.798 élèves (soit une hausse de 19 % par rapport à l’année précédente) et soutenu 1.215 enseignants dans 130 écoles. Deux centres de santé modernes ont vu le jour à Ibali et Bamboka, complétés par des cliniques mobiles de proximité. Ces initiatives ont permis de sauver plus de 800 enfants touchés par la rougeole à Kesenge et de réduire la mortalité de 2 %. Trente forages, répartis dans 27 villages, assurent désormais l’accès à l’eau potable, une avancée majeure dans la lutte contre les maladies hydriques.

Des villages modèles de développement durable

Les visites menées à Ntuku, Bobola Mpinga et Loombe contredisent les accusations d’interdiction d’accès à la forêt. À Ntuku, le représentant de l’État, Bienvenu Mbuye Nsimbo, affirme que « les communautés ont librement consenti à la protection de leurs forêts » et que leurs demandes, notamment une école et un forage, ont été honorées. À Loombe, le projet a stimulé les activités agricoles et génératrices de revenus : des boutures de manioc à haut rendement, des étangs piscicoles, une porcherie moderne et une palmeraie de sept hectares ont été créés. « Avant Era Congo, les petits champs ne suffisaient pas à nourrir la population », confie Isesu Antoine, un ancien du village.

Un plaidoyer pour la vérité et la continuité du projet

Les témoignages recueillis sur le terrain démentent catégoriquement les accusations de coercition ou de restrictions d’accès à la forêt formulées par Rainforest UK et l’ONG congolaise APEM. Pour M. Bruno Ilunga, Directeur d’Era Congo, ces résultats traduisent la volonté d’une coopération durable entre l’entreprise et les communautés locales. Il invite celles-ci « à tirer pleinement profit des outils mis à leur disposition et à renforcer la gouvernance communautaire via les CLD ». À l’heure où les enjeux environnementaux et sociaux se croisent dans le bassin du Congo, l’expérience de Maï-Ndombe démontre qu’un modèle de développement durable fondé sur la participation et la transparence reste possible.

Dorcas Ntumba/CONGOPROFOND.NET

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Nord-Kivu : Le BUREC dénonce les querelles politiques autour du gouverneur militaire

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Le Bloc Uni pour la Renaissance et l’Émergence du Congo, BUREC, à travers son inter-fédération du Nord-Kivu, a publié ce 24 mai 2026 à Beni une déclaration politique sur la situation sécuritaire qui prévaut dans la province. Dans ce document, les cadres et militants du parti affirment suivre « avec attention les situations politique et sécuritaire » dans le Nord-Kivu.

Face à la détérioration persistante de la situation sécuritaire, le BUREC/Nord-Kivu a réaffirmé son soutien aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), au président Félix Tshisekedi ainsi qu’au gouverneur militaire du Nord-Kivu, Somo Kakule Evariste. Le parti salue notamment « les efforts consentis dans la recherche de la paix, la restauration de l’autorité de l’État et le développement ».

Dans la même déclaration, le BUREC recommande  « le renforcement et l’intensification des opérations militaires contre l’AFC/M23, les ADF et les autres groupes armés réfractaires au P-DDRCS ». Cette formation politique estime que les offensives militaires doivent être renforcées afin de faire face à l’insécurité persistante dans plusieurs zones du Nord-Kivu.

Le parti a également condamné « les sorties médiatiques de certains politiciens et leaders d’opinion qui s’opposent à la gouvernance actuelle de la province ». Selon le BUREC, l’Union sacrée de la Nation au Nord-Kivu « n’a jamais été saisie d’une démarche pour laquelle le Gouverneur militaire aurait constitué une obstruction à un acteur politique, de surcroît un élu ».

Réaffirmant son appartenance à l’Union sacrée de la Nation, le BUREC/Nord-Kivu dit renouveler « avec force son soutien indéfectible à la gouvernance de la province du Nord-Kivu sous l’égide du Général-Major Somo Kakule Evariste, émanation de la volonté du Chef de l’État ».

Cette formation politique appelle par ailleurs les acteurs politiques à éviter d’impliquer l’armée dans les débats politiques. Le document rappelle que « l’armée est apolitique » et estime que le général-major Somo Kakule Evariste « devrait être épargné des querelles politiciennes afin de mieux se concentrer sur sa mission ».

Cette déclaration a été signée à Beni dans un contexte marqué par la poursuite des affrontements entre les forces gouvernementales et plusieurs groupes armés actifs dans l’est de la RDC, notamment l’AFC/M23 et les ADF.

Franck Kaky

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