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Durba, métamorphosée grâce à Kibali : de site minier historique à ville moderne du Haut-Uélé

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Longtemps considérée comme une simple carrière minière, la cité de Durba, située dans le territoire de Watsa, au nord-est de la République démocratique du Congo, est aujourd’hui en pleine transformation. Ce qui fut jadis un lieu d’exploitation artisanale de l’or prend désormais l’allure d’une ville moderne, avec routes en construction, bâtiments en élévation, écoles, banques, centres de santé, commerces formels, médias, structures sportives et un dynamisme social croissant.

Cette métamorphose est principalement portée par Kibali Gold Mine, acteur majeur du développement local, mais également par les efforts de la population, des autorités administratives et de la jeunesse entreprenante de Durba.

Avant 1960, Durba était déjà un site stratégique d’exploitation minière sous la colonisation belge, riche en gisements aurifères exploités à la fois de façon artisanale et industrielle. La région comptait des camps miniers, des postes administratifs et des missions religieuses qui ont façonné la structure sociale locale. La population était mixte, composée d’autochtones et d’ouvriers venus d’autres régions du Congo, créant ainsi une diversité culturelle importante.

L’exploitation minière, même primitive à l’époque, avait déjà attiré l’attention coloniale grâce à la richesse du sous-sol, justifiant la mise en place de certaines infrastructures telles que des pistes, dépôts et centres de traitement.

Aujourd’hui, avec l’appui de Kibali, Durba regarde vers l’avenir. La cité se transforme en un modèle urbain et social pour le Haut-Uélé, alliant mémoire historique et modernisation. L’image d’un village minier d’antan laisse place à celle d’une ville dynamique, où le développement économique, social et culturel se conjugue avec la prospérité minière.

Dorcas Mwavita

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Beni : Six membres de la communauté pygmée, dont la star Nzanzu Mangesse, tués lors d’une attaque attribuée aux ADF à Ngadi

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La ville de Beni, au Nord-Kivu, a de nouveau été frappée par une attaque meurtrière attribuée aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF). Au moins six civils issus de la communauté autochtone pygmée ont perdu la vie dans la nuit du samedi 30 au dimanche 31 mai 2026 au quartier Ngadi, dans la commune de Ruwenzori.

D’après plusieurs témoignages recueillis auprès des habitants, les assaillants se sont introduits dans le quartier avant de s’en prendre à un campement occupé par des membres de cette communauté. « Les assaillants ont d’abord ciblé un campement des pygmées où ils ont exécuté les pygmées à l’arme blanche avant de poursuivre l’assaut dans d’autres parties de Ngadi », a relaté un jeune résident du quartier.

Après cette première attaque, les hommes armés auraient poursuivi leur incursion dans d’autres zones de Ngadi. Outre les six personnes tuées dont les corps ont été retrouvés et identifiés par la population locale, plusieurs civils auraient été enlevés et emmenés vers une destination inconnue, faisant craindre un bilan plus lourd dans les prochaines heures.

La population pleure également la disparition de Nzanzu Mangese, considéré comme l’une des personnalités les plus connues de la région. Son décès a provoqué une vive émotion parmi les habitants, qui dénoncent la persistance de l’insécurité dans cette partie du territoire de Beni.

Cette nouvelle attaque remet en évidence les défis sécuritaires auxquels restent confrontées les populations civiles, en particulier les communautés autochtones, malgré les opérations militaires menées contre les groupes armés actifs dans la région.

Franck Kaky/CONGOPROFOND.NET

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