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Alesh vole au secours de la militaire « Ebadjara » : « Humanisez l’armée, SVP ! »
L’artiste congolais « Alesh » monte au créneau pour défendre la militaire surnommée « Ebadjara », menacée de sanctions après la diffusion d’une photo d’elle embrassant son futur mari. Pour le rappeur, cette affaire est une dérive injuste qui ternit l’image de l’armée congolaise.

Le message d’Alesh est clair, sincère et révolté.
Face à la sanction pesant sur la militaire Ebadjara, le rappeur a pris la parole sur ses réseaux sociaux pour dénoncer ce qu’il qualifie d’injustice. « Elle n’a jamais vendu négativement l’image de l’armée congolaise », écrit-il. « Son image attire plus de jeunes vers l’armée, elle incarne l’idée que c’est un métier comme tout autre. »
« Notre Kimpa Vita, notre Jeanne d’Arc »
Selon Alesh, Ebadjara est bien plus qu’une simple militaire : elle est devenue un symbole d’inspiration pour toute une génération.
« Elle hype l’armée plus que tous les appels à recrutement diffusés sur la RTNC », souligne-t-il. « Elle a su s’imposer comme l’image idéale de la femme soldat : notre Kimpa Vita, notre Jeanne d’Arc. »
Mais aujourd’hui, cette figure admirée risque jusqu’à 10 ans de réclusion criminelle. La raison ? Un simple baiser échangé avec son mari lors d’une séance photo de mariage.
« Son seul péché, c’est d’avoir fait un bisou à son mari », martèle Alesh.
« Humanisez l’armée, SVP ! »
L’auteur de « Biloko Ya Boye » en appelle à la justice militaire pour ne pas sanctionner la militaire. « Son mariage aurait dû être un moment de joie, une carte postale montrant qu’on peut servir le pays tout en ayant une vie de famille équilibrée », plaide-t-il.
« Si vous devez lui coller un avertissement, faites-le. Mais ne faites pas entrer la RDC dans une page noire de l’histoire. »
Alesh conclut son message avec un appel fort : « Justice et humanité, s’il vous plaît. Humanisez les services de l’ordre. »
Une affaire qui divise l’opinion
Cette affaire Ebadjara provoque une vague de réactions sur les réseaux sociaux.
Beaucoup saluent le courage de la jeune militaire et dénoncent une sanction jugée disproportionnée. D’autres y voient le signe d’un fossé croissant entre la discipline militaire et les valeurs humaines que l’armée veut incarner.
Alors que les FARDC tentent d’attirer de nouveaux jeunes recrues, la question reste ouverte : Comment séduire la jeunesse si l’on punit ceux qui incarnent le visage moderne et humain de l’armée ?
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET