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Fin du permis de culte : Voici pourquoi le gouvernement a rétabli la légalité dans la gestion religieuse

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Le Ministère de la Justice et Garde des Sceaux a officiellement annoncé la suppression du permis de culte, un document administratif qui, depuis plusieurs années, était exigé des confessions religieuses sans fondement juridique. Cette mesure met fin à une pratique devenue source d’abus, d’irrégularités et de confusion dans la gestion des affaires religieuses en République démocratique du Congo.

Une pratique sans base légale

Selon le Ministère, le “permis de culte” n’a jamais été prévu par aucun texte de loi. Ni l’Ordonnance-loi n°79-002 du 3 janvier 1979, modifiant et complétant la loi n°71/012 du 31 décembre 1971 réglementant l’exercice des cultes, ni la Loi n°004/2001 du 20 juillet 2001 sur les associations sans but lucratif et les établissements d’utilité publique, ne mentionnent l’obligation d’un tel permis.

Son application résultait d’une dérive administrative, souvent exploitée à des fins lucratives. Dans plusieurs cas, des frais arbitraires, environ 20 dollars américains par ministre de culte, étaient exigés directement auprès des responsables religieux, en dehors du circuit budgétaire de l’État.

Une mesure pour assainir le secteur religieux

La décision de suppression vise à restaurer la transparence et à prévenir la corruption dans un domaine où la foi et l’administration doivent coexister dans le respect du droit.

Le Ministère de la Justice souligne que cette mesure ne signifie pas la libéralisation totale du secteur religieux. L’État demeure garant de l’ordre public et du respect de la loi, notamment face à la prolifération d’églises non reconnues ou de mouvements charlatanesques qui troublent parfois la quiétude des citoyens.

Le cadre légal reste en vigueur

L’exercice du culte en RDC reste pleinement encadré par les textes susmentionnés. Les confessions religieuses sont appelées à fonctionner sous le régime de reconnaissance légale prévu pour les associations sans but lucratif, avec des obligations précises en matière d’organisation, de gestion et de responsabilité civile.

Ainsi, la suppression du permis ne supprime pas le contrôle légal : elle recentre simplement l’action de l’État dans le respect strict des lois existantes.

Un engagement pour la liberté et la transparence

Le Ministère de la Justice réaffirme sa volonté de protéger la liberté de culte, consacrée par l’article 22 de la Constitution, tout en luttant contre toute forme d’abus ou de discrédit institutionnel.

Cette réforme s’inscrit dans une démarche de bonne gouvernance et de moralisation de la vie publique, où la transparence administrative devient un gage de respect et de confiance entre l’État et les communautés religieuses.

Clarification face aux interprétations erronées

 

Des voix se sont élevées dans l’opinion publique pour lier cette décision à la prolifération des églises ou aux nuisances sonores liées à certains cultes. Le Ministère et plusieurs acteurs de la société civile rappellent que ces problématiques relèvent des mesures d’ordre public et non de la suppression du permis de culte.

Le gouvernement invite donc à ne pas confondre encadrement légal du culte et régulation des comportements publics, deux domaines juridiquement distincts.

Vers une foi encadrée mais libre

En supprimant le permis de culte, l’État congolais envoie un signal fort : la foi ne doit pas être monnayée, et l’administration religieuse doit se conformer à la loi, rien qu’à la loi.

Cette réforme marque une étape importante vers un cadre plus juste, transparent et respectueux des droits fondamentaux, où la liberté de croire s’exerce dans la légalité et la responsabilité.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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« Félix Tshisekedi est et reste notre choix » : Dany Mukendi Wa Dinanga plaide pour une nouvelle Constitution et la poursuite du leadership présidentiel

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Pour Dany Mukendi Wa Dinanga, figure de la Mouvance Présidentielle et observateur de la vie politique congolaise, le débat sur l’avenir institutionnel de la RDC ne doit être ni tabou ni confisqué. Dans une intervention remarquée, il défend le droit du peuple congolais à repenser son pacte constitutionnel, tout en réaffirmant son soutien au président Félix Tshisekedi, qu’il considère comme le garant de la souveraineté nationale et de l’essor économique du pays.

Le référendum, un droit constitutionnel du peuple

Dany Mukendi estime qu’il est parfaitement légitime pour les Congolais de réfléchir à leur avenir et aux mécanismes de gouvernance de leur pays.

Selon lui, la Constitution doit être l’expression de la volonté populaire et non le produit d’influences extérieures.

À l’en croire, la loi fondamentale offre déjà un cadre permettant d’engager cette réflexion. Il rappelle qu’une initiative populaire réunissant au moins 100.000 signatures peut conduire à l’organisation d’un référendum, convoqué de droit par le Chef de l’État à l’initiative populaire. « Le temps n’est pas suspect. Deux ans avant la fin d’un mandat présidentiel, il est normal que le peuple réfléchisse à son avenir et à la Constitution qu’il souhaite », soutient-il.

Guerre dans l’Est : une nuance juridique

Face aux critiques selon lesquelles un référendum ne pourrait être organisé dans le contexte sécuritaire actuel, Dany Mukendi apporte sa propre lecture juridique.

Selon lui, la Constitution évoque une situation de guerre déclarée, alors que ni la RDC ni le Rwanda n’ont officiellement déclaré les hostilités. « Nous sommes dans une guerre de fait et non dans une guerre déclarée. Cela n’empêche pas, selon notre compréhension du droit, de lancer une pétition et d’aboutir à un référendum », affirme-t-il.

Il souligne également que le texte constitutionnel n’impose pas que les 100.000 signatures proviennent des 26 provinces, mais simplement qu’elles soient réunies par des citoyens congolais.

Une présidentielle impossible sans l’intégrité du territoire

L’un des points majeurs de son argumentaire concerne l’organisation de l’élection présidentielles.

Pour Dany Mukendi l’occupation de certaines parties du Nord-Kivu et du Sud-Kivu pose un problème majeur, dans la mesure où la circonscription électorale présidentielle couvre l’ensemble du territoire national.

Il estime ainsi que le président Félix Tshisekedi devrait demeurer en fonction jusqu’au rétablissement complet de l’autorité de l’État sur ces provinces.« Nous devons d’abord récupérer l’intégralité du territoire national avant d’envisager une élection présidentielle dans des conditions normales », fait-il valoir.

« La démocratie, c’est la majorité »

Évoquant le débat autour d’une éventuelle réforme constitutionnelle, Dany Mukendi insiste sur les principes démocratiques.

Pour lui, les partisans comme les opposants à une révision de la Constitution doivent pouvoir s’exprimer librement, dans le respect des règles démocratiques.

Il distingue toutefois l’opposition politique de la rébellion armée. « L’opposition républicaine a toute sa place dans la démocratie. En revanche, les groupes armés qui tuent les populations et servent des intérêts étrangers relèvent, selon nous, de la haute trahison », affirme-t-il.

Une Constitution à refonder

Très critique envers l’actuelle Constitution, Dany Mukendi estime qu’elle comporte des contradictions et qu’elle ne répond plus aux aspirations profondes du peuple congolais.

À ses yeux, une réforme fondamentale s’impose afin de doter la RDC d’un texte adapté à ses réalités politiques, sécuritaires et économiques.

Il rejette également toute pression extérieure sur cette question.« Le peuple congolais a le droit de décider lui-même de son avenir constitutionnel sans que d’autres États ne dictent sa conduite », soutient-il.

Félix Tshisekedi, le choix de la souveraineté et du développement

Au-delà du débat institutionnel, Dany Mukendi réaffirme son soutien au président Félix Tshisekedi, qu’il considère comme l’homme capable de conduire la RDC vers la victoire face aux défis sécuritaires et vers une transformation économique majeure.

Selon lui, les perspectives d’investissements internationaux, notamment les partenariats stratégiques en cours, pourraient accélérer le développement du pays et renforcer son statut économique sur le continent africain.

Il cite également les exemples de certains pays voisins, où la stabilité politique est associée à une longue continuité du leadership.

Un plaidoyer pour une nouvelle étape politique

À travers cette prise de position, Dany Mukendi Wa Dinanga défend une vision articulée autour de 3 axes : la défense de la souveraineté nationale, l’ouverture d’un débat constitutionnel porté par le peuple et la poursuite du leadership de Félix Tshisekedi dans un contexte marqué par les défis sécuritaires et économiques.

Pour ce membre de la Mouvance Présidentielle, « Félix Tshisekedi est et reste notre choix », non seulement pour conduire la RDC vers la paix et la victoire dans l’Est, mais aussi pour accompagner les réformes institutionnelles et le développement qu’il juge indispensables à l’avenir du pays.

Face aux accusations de tribalisme, un plaidoyer pour l’unité nationale

Interrogé sur les critiques accusant le pouvoir d’alimenter le tribalisme, Dany Mukendi rejette catégoriquement en bloc ces allégations. Il considère que ces accusations relèvent davantage de la manipulation politique que d’une réalité institutionnelle. À ses yeux, les institutions congolaises demeurent ouvertes à toutes les composantes du pays et les débats politiques ne devraient pas être transformés en oppositions ethniques ou communautaires.

L’acteur de la mouvance présidentielle rappelle ainsi que la cheffe du gouvernement n’est pas de la province du chef de l’État.  » Il faut préserver l’unité nationale dans un contexte marqué par les défis sécuritaires et politiques. D’ores et déjà, nous vivons tous paisiblement en RDC sous l’autorité du Chef de l’État et dans le respect des autorités établies « , a conclu cet acteur politique.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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