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Braquage de RAWBANK/Victoire : Honorine Porche Massamba Mukuna, la promesse brisée d’un retour doré
Elle avait dit à ses proches, la voix pleine d’assurance : « Cette fois, je reviens pour une affaire sérieuse. Ça va me rapporter plusieurs milliers de dollars. ». C’était avant de monter dans l’avion, depuis Cologne, pour Kinshasa. Avant que le rêve ne se fende comme du verre.

Entre deux vies
Son vrai nom est Honate Massamba, fille adoptive de papa Massamba en Allemagne.
Connue sous le nom d’Honorine Porche, elle s’était donnee un nouveau nom « Mukuna« . Elle avait appris très tôt à vivre entre deux mondes, deux noms, deux identités.
Âgée de la quarantaine, mère de 4 enfants, Honorine a grandi à Cologne, où elle s’était installée dès l’âge de 7 ans.
Divorcée d’un Congolais de Brazzaville, père de ses enfants, elle vivait depuis quelque temps à Kerpen, dans la banlieue ouest de la ville, avec son compagnon.
Sans emploi connu, elle menait une existence à dent de scie, entre petits arrangements et solitude européenne.
Sa vie était une suite de compromis : les allocations, les dettes, les disputes, les illusions.
Mais derrière la lassitude, il restait ce rêve têtu d’un retour au pays, d’une réussite éclatante, d’une revanche sur la grisaille allemande.
Le retour au pays

Le samedi précédent les faits, Honorine a atterri à Kinshasa, rayonnante, confiante, habitée par une certitude : « Cette fois, la chance est de mon côté. »
Elle logeait dans un hôtel discret à Matonge, d’où elle confiait à quelques proches qu’elle était venue pour “une affaire importante”, sans jamais en préciser la nature. Un projet d’investissement ? Une transaction ? Une opportunité tombée du ciel ? Les versions diffèrent.
Mais tous s’accordent sur un point : elle semblait sûre d’elle, déterminée, presque exaltée.
À Kinshasa, ces histoires-là commencent toujours dans la lumière et finissent souvent dans le fracas
Le jour où tout a basculé

Hier jeudi, le braquage de la Rawbank, à Victoire, secouait la capitale. Dans la confusion, un nom a commencé à circuler : Porsche.
Derrière ce pseudonyme clinquant, il y avait bien Honorine Porche Mukuna, alias Honate Massamba, la femme de Kerpen, la mère de 4 enfants.
Les vidéos ont tourné, les commentaires ont fusé, les jugements se sont abattus.
Dans une séquence devenue virale, on la voit expliquer calmement qu’elle cherchait simplement de l’argent « pour sa famille », armée d’un pistolet en plastique.
Un geste désespéré, dans une ville où les illusions coûtent souvent plus cher que la vérité.
L’exil, la fatigue et la chute

Honorine n’est pas née braqueuse.
Elle est le produit d’une fracture invisible : celle de l’exil. Partie enfant d’un Congo qu’elle ne comprenait pas encore, elle a grandi dans un monde qui ne l’a jamais complètement acceptée. Entre l’Europe et l’Afrique, elle a cherché un point d’équilibre qui n’existait plus.
Ce voyage à Kinshasa devait être celui de la rédemption, il est devenu celui de la chute.
Elle voulait rapporter des dollars, elle n’a trouvé que des menottes. Dans les rues de Kinshasa et sur les Réseaux Sociaux, son nom circule encore, entre moquerie et compassion.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Samedi 30 mai à Kinshasa : Naissance littéraire de Chloé-Marie Kitenge avec « Éclosion »
La scène littéraire congolaise s’apprête à accueillir une nouvelle voix prometteuse. Ce samedi 30 mai, la jeune écolière et auteure congolaise Chloé-Marie Kitenge procédera au vernissage et au baptême littéraire de Éclosion, sa toute première œuvre, à la salle polyvalente du ministère de la Culture, Arts et Patrimoine, à Kinshasa.

L’annonce a été faite par la Clinique Littéraire de Kinshasa à travers un communiqué relayé dans plusieurs médias culturels de la capitale congolaise, dont une copie est parvenue à la colonne Culture de la rédaction de Congoprofond ce mercredi.
Publié en 2026 aux Éditions Mesdames, Éclosion se présente comme une nouvelle à la croisée du réalisme et de la fiction. L’ouvrage aborde, avec sensibilité et maturité, les thèmes de la transformation intérieure, de la transcendance et du regard renouvelé sur la vie.
À travers une écriture déjà annoncée comme poétique et introspective, la jeune auteure propose une réflexion singulière sur l’existence et les métamorphoses humaines.
Derrière cette apparition littéraire précoce se dessine également une filiation artistique assumée. Fille du poète et écrivain congolais Pat le Gouru, Chloé-Marie Kitenge semble avoir hérité très tôt du goût des lettres et de la création.
Certains critiques évoquent déjà une transmission générationnelle de la plume, à l’image des grandes dynasties littéraires ayant marqué l’histoire universelle.
La jeune écrivaine n’en est toutefois pas à son premier exploit. En 2022, alors âgée de seulement 12 ans, elle remportait le Prix littéraire Zamenga dans la catégorie scolaire, une distinction qui révélait déjà un talent précoce ainsi qu’une remarquable maîtrise de l’expression écrite.
Élève au Complexe Cardinal Malula, Chloé-Marie Kitenge s’inscrit désormais parmi les jeunes figures émergentes de la littérature congolaise contemporaine. Son entrée officielle dans l’univers éditorial pourrait marquer le début d’un parcours particulièrement prometteur pour cette nouvelle plume de la génération montante.
Le choix du titre Éclosion apparaît d’ailleurs comme un symbole fort : celui d’une naissance littéraire, mais aussi de l’affirmation progressive d’une conscience artistique jeune, audacieuse et inspirée.
À travers cette publication, la littérature congolaise confirme une fois de plus sa capacité à se renouveler, en laissant émerger des voix juvéniles capables de conjuguer héritage culturel, imagination et modernité.
Barca Horly Fibilulu Mpia
