Provinces
Kasaï : Ouverture officielle des postes de péage de Tshikapa, Kamonia et Kamako
Le gouvernement provincial du Kasaï, au centre de la République démocratique du Congo, a procédé, jeudi, à l’ouverture officielle des postes de péage de Shamusanda, Kamonia et Kandjaji, dans le cadre du projet de modernisation du réseau routier provincial.
La cérémonie a été présidée par le ministre provincial des Infrastructures, Travaux publics et Reconstruction (ITPR), Pierre Muamba, qui représentait le gouverneur Crispin Mukendi, en mission officielle.
« Ces péages ne sont pas des barrières, mais des ponts vers le progrès. Ils permettront de financer l’entretien des routes, de créer des emplois locaux et de renforcer la sécurité routière. Ce sont aussi des instruments de justice fiscale, où chacun contribue équitablement à l’effort national », a déclaré Jimmy Kapila, directeur provincial de l’Agence congolaise des grands travaux (ACGT).
De son côté, Pierre Muamba a au nom du Gouverneur Mukendi, précisé que ces infrastructures seront gérées par la Société de Gestion du Projet Tshikapa-Kandjaji (SGPTK), une société mixte associant le gouvernement et le concessionnaire privé. Selon lui, cette structure veillera à assurer la transparence dans la collecte des recettes et à garantir le retour sur investissement.
« S’agissant du nombre et de la position géographique des postes, il y en aura trois au total : un poste à Tshikapa (PK8), un autre à Shakwaji (PK56) et le troisième à Kandjaji (PK98). Les usagers s’acquitteront des droits selon les tarifs établis », a-t-il expliqué.
Il convient de signaler que la mise en place de ces postes de péage s’inscrit dans le projet de conception, de construction, d’entretien et d’exploitation de la route Tshikapa-Kandjaji, avec des bretelles vers Kamonia et Kamako, pour un linéaire total de 137 kilomètres. Le projet est réalisé dans le cadre d’un Partenariat Public-Privé (PPP) signé entre le Gouvernement de la République et la société TOHA Investment.
Clémentus Lusamba
Provinces
EDU-NC/Kasaï 1 : 13 participants formés à Tshikapa pour diagnostiquer l’enseignement technique et professionnel
Tshikapa – Treize participants prennent part à Tshikapa, chef-lieu de la province du Kasaï, à une formation visant le diagnostic du sous-secteur de l’enseignement technique et professionnel (ETP). L’objectif est de fournir des données pour l’élaboration de la stratégie nationale de l’ETP 2026-2034.
Selon Monique Makandolo, chargée d’étude en psychologie éducative et inclusion scolaire au ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, en séjour à Tshikapa, cette activité vise notamment à évaluer l’organisation entière de l’enseignement technique.
« Nous venons dans une mission officielle visant le diagnostic du sous-secteur de l’enseignement primaire technique et professionnel pour l’ETP 2026-2034. Nous avons cinq jours avec 13 participants qui seront déployés après formation, ceci au nom de la Ministre d’État, Ministre de l’éducation nationale et nouvelle citoyenneté Raïssa Malu Dinanga. Nous devons récolter les données ici à Tshikapa. Notre province du Kasaï organise certes l’enseignement technique, nous devons obtenir des informations suffisantes en lien avec l’organisation des options techniques », a-t-elle déclaré.
Dans son mot d’ouverture, la Proved Virginie Alembe Mbilinga est revenue sur la volonté du ministère. « Le ministère a besoin des données fiables dans notre province éducationnelle, visant à fournir des informations concrètes sur l’organisation de l’enseignement technique », a dit la Proved.
Pour les participants, les besoins sont réels et permanents. « Les écoles techniques, nous les avons. Elles sont opérationnelles. Il y a quelques difficultés qui se posent : la plupart ne sont pas dotées en matériels de métier, il y a un déficit en qualification. Si du moins on pensait nous venir en aide au regard des réalités récoltées sur terrain », a dit Jean-Paul Kanyingikine.
Concrètement, il s’agit d’un état des lieux structuré qui doit permettre de disposer d’une base factuelle solide sur :
– L’offre de formation existante et son alignement avec les grands projets structurants ;
– Les infrastructures et plateaux techniques, ainsi que leur état de fonctionnalité ;
– Les ressources humaines disponibles et les déficits de qualification ;
– La pertinence de l’ETP par rapport aux besoins réels du marché du travail et de l’économie locale ;
– Les enjeux d’équité, d’inclusion et d’insertion des jeunes, notamment les groupes vulnérables.
Après la formation, les participants seront déployés sur le terrain pour récolter des données fiables et faire rapport.
Faustin Nkumbi
