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Agro-industrie et Transition verte : Le VPM Daniel Mukoko Samba en immersion à PHC Yaligimba

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Les Plantations et Huileries du Congo (PHC) ont reçu, le 14 octobre 2025, la visite officielle du Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, sur leur site d’exploitation de Yaligimba, dans la province de la Mongala.
Une première historique pour cette entreprise agro-industrielle, qui voit dans cette visite un soutien fort du gouvernement à la production locale et à la transformation nationale.

Accueilli par la Directrice Générale de PHC, Madame Monique Gieskes, le Vice-Premier Ministre a parcouru les principales infrastructures du site, notamment l’usine de production, les pépinières de palmiers à huile et celles de cacaoyers. Ces installations illustrent les efforts de modernisation entrepris par PHC pour relancer durablement la filière agro-industrielle congolaise.

Sur place, le membre du gouvernement a échangé avec les responsables de l’entreprise sur les perspectives de croissance et les projets d’avenir. Parmi eux : la construction d’une raffinerie d’huile, la valorisation énergétique à travers la production de biogaz et l’extension des plantations dans une logique de durabilité environnementale.

« La République Démocratique du Congo doit renforcer son agro-industrie pour diversifier son économie et créer davantage de valeur sur le territoire national. PHC montre la voie à suivre en misant sur la transformation locale et la durabilité », a déclaré le Vice-Premier Ministre Daniel Mukoko Samba.

De son côté, Madame Monique Gieskes a salué cette visite, la première d’une autorité nationale de ce niveau depuis la création du site.

« C’est un honneur pour PHC et pour nos équipes. Cette présence du Vice-Premier Ministre traduit une reconnaissance du rôle que joue notre entreprise dans la relance économique du pays et dans la promotion du “Made in Congo” », a-t-elle affirmé.

PHC, un levier pour la relance agro-industrielle

Acteur historique du secteur, PHC contribue activement à la sécurité alimentaire, à la création d’emplois locaux et à la réduction des importations de produits dérivés du palmier à huile. En modernisant ses infrastructures et en investissant dans la formation du personnel, l’entreprise s’impose comme un modèle de développement durable au cœur du tissu économique congolais.

La visite du Vice-Premier Ministre à Yaligimba marque ainsi un signal fort du gouvernement en faveur de la renaissance de l’agro-industrie nationale, un pilier essentiel de la diversification économique et de la souveraineté industrielle de la RDC.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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Zaïko Langa Langa : L’héritage éternel de Mbuta Matima dans les nuits de Kinshasa

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Le 26 mai 1996 disparaissait à Liège l’un des artisans les plus discrets mais les plus importants de l’histoire de Zaïko Langa Langa : Zéphyrin Matima Mpioso. 30 ans après son décès, de nombreux mélomanes continuent de s’interroger : pourquoi parle-t-on si peu de celui qui a pourtant tant contribué à la réussite et à la rigueur musicale du mythique orchestre kinois ?

Connu affectueusement sous le nom de « Ya Matim’s », Mbuta Matima était un véritable enfant de Matonge, anciennement Renkin, sur l’avenue Inzia. Guitariste talentueux, musicien méthodique et homme de l’ombre respecté, il incarnait le professionnalisme au sein du groupe.

Avant de rejoindre Zaïko Langa Langa en 1969, il avait débuté chez Stukas Boys aux côtés de Lita Bembo. D’abord influencé par les reprises pop occidentales, il évoluera progressivement vers la rumba et le sebene, devenant au fil des années l’un des piliers techniques du son Zaïko.

Un directeur artistique rigoureux et respecté

Souvent présenté comme soliste secondaire, Mbuta Matima était bien plus qu’un simple guitariste. Il occupait un rôle central dans l’organisation musicale du groupe : directeur artistique, arrangeur, coordinateur et auteur-compositeur.

Les habitués des concerts du mythique Kimpwanza Bar se souviennent encore des balances minutieuses qu’il dirigeait avant chaque prestation. Rigoureux et exigeant, il veillait à la qualité sonore et à la cohésion musicale de l’orchestre.

Plusieurs chansons portent son empreinte artistique, notamment :

« Toli Kolumpe »

« Kin Kiesse »

« Solomo »

« Nandimi te Nakotika te »

« Kazo »

« Masela »

« Kabobo »

« Mena »

« Reviens Hyppau »

À travers ces œuvres, Mbuta Matima a participé à construire l’identité musicale moderne de Zaïko, devenue une référence majeure de la rumba congolaise.

« A nge Matima, a Mbuta Matima, kolele ! » : cette phrase résonne encore comme un hommage à un homme dont le nom mérite d’être gravé parmi les grands bâtisseurs de la légende Zaïko.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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