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Concession présidentielle de la N’Sele : La Garde Républicaine se défend et rétablit la vérité

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Les accusations portées par la succession Mobutu contre le Général-Major Ephraïm Kabi Kiriza, commandant de la Garde Républicaine (GR), au sujet de la situation tendue dans le Domaine Agro-industriel Présidentiel de la Nsele (DAIPN), cachent mal une réalité plus profonde : celle d’une guerre fratricide au sein même de la famille de l’ancien maréchal.

Dimanche 12 octobre 2025, la Garde Républicaine ( unité d’élite des FARDC chargée de la sécurité du Chef de l’État et de ses installations) est sortie de son silence pour rétablir la vérité.

Par la voix du lieutenant-colonel Mutuza Kalinde Gabriel, assistant du commandant de la GR, l’institution a rejeté « catégoriquement » les accusations d’« abus graves et répétés » visant le Général-Major Kabi Kiriza, soupçonné à tort de vouloir s’approprier illégalement plus de 70 hectares de terres au sein du domaine présidentiel. « Le commandant de la Garde Républicaine n’a ravi à personne un seul centimètre de terre. Il ne fait qu’exercer ses prérogatives pour garantir la sécurité du site présidentiel de la Nsele », a-t-il affirmé.

Selon le lieutenant-colonel Mutuza, la démarche du Général Kabi Kiriza s’inscrit dans le strict cadre de sa mission régalienne : protéger la résidence présidentielle et maintenir une zone tampon avec les habitations civiles qui doivent s’y développer. « Il ne s’agit pas d’un intérêt personnel, mais d’un impératif sécuritaire », a-t-il insisté.

Un commandant exécutant les ordres de la hiérarchie

Le représentant de la GR a précisé que le commandant de la GR Kabi Kiriza n’a agi qu’en exécution des instructions de la Haute hiérarchie, qui lui avait demandé d’assurer la libre accessibilité des bénéficiaires des concessions tout en veillant à la sécurité du site.

Dans ce cadre, plusieurs irrégularités ont été relevé dans l’arrêté ministériel portant morcellement et attribution des terres dans le site DAIPN. Ces irrégularités concernent notamment la proximité entre la résidence présidentielle et certaines concessions privées, dont celle de la succession Mobutu, ainsi que la non-prise en compte du projet gouvernemental de construction de 7.000 maisons pour les militaires de la GR.

Le gouvernement, rappelle le Lieutenant-Colonel Mutuza, a déjà versé 30 % des fonds au BCECO pour le démarrage de ce projet, censé faciliter la réhabilitation du camp Tshatshi et le relogement des militaires et de leurs familles.

Le vrai problème : une succession divisée

Selon les précisions de la GR, les véritables tensions sur le site du DAIPN ne découlent pas des actions de l’armée, mais d’un profond désaccord entre deux factions rivales de la succession Mobutu.

Une première frange aurait entamé des travaux d’aménagement sur les terres attribuées à la famille, tandis qu’une autre a immédiatement saisi la justice, provoquant la suspension des travaux. Cette rivalité familiale a ensuite débouché sur une campagne d’accusations injustifiées visant le commandant Kabi Kiriza. « Ils ne doivent pas mêler le commandant de la Garde Républicaine à leur querelle de succession. Il n’a aucun intérêt foncier dans cette affaire. Son seul devoir est de protéger le Président de la République et le domaine présidentiel », a martelé le lieutenant-colonel Mutuza.

Un domaine présidentiel au cœur de multiples intérêts

Pour rappel, l’arrêté ministériel du 18 juillet 2025, pris à la suite du Conseil des ministres du 4 juillet, attribuait diverses portions de terre dans le site du DAIPN à plusieurs bénéficiaires : la Présidence de la République, la succession Mobutu, la Garde Républicaine, le Domaine Agro-Industriel, le Site touristique de la Nsele, le Cimetière militaire « Repos du Soldat », la COMICO et le Parc présidentiel de la Nsele.

Mais au lieu d’apaiser les tensions foncières, cette mesure a ravivé les divisions et semé la confusion.

Une victime d’un conflit qui le dépasse

En définitive, tout porte à croire que le Général-Major Ephraïm Kabi Kiriza est devenu le bouc émissaire d’une querelle successorale interne à la famille Mobutu, querelle qui, ironie du sort, se déroule sur un site présidentiel qu’il a justement pour mission de sécuriser.

Calme mais ferme, la Garde Républicaine rappelle que son commandant n’a d’autre agenda que celui de l’État : préserver la sécurité du Chef de l’État et de ses installations face aux convoitises et aux intérêts privés qui s’entrechoquent sur le sol de la Nsele.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)

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Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter. 

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.

« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.

Exaucé Kaya

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