Connect with us

Société

Lancement du Fonds de Consolidation pour la Paix III à Kinshasa : Un nouvel espoir pour la cohésion en RDC

Published

on

Ce 9 octobre 2025, le Hilton Hôtel de Kinshasa a servi de cadre au lancement officiel du Fonds de Consolidation pour la Paix III (FCP III), un ambitieux programme destiné à promouvoir la paix durable et la cohésion sociale en République Démocratique du Congo. La cérémonie s’est déroulée en présence des partenaires techniques et financiers, de membres du gouvernement ainsi que des élus nationaux représentant les provinces concernées, notamment l’Ituri, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu.

Financé à hauteur de 54,3 millions d’euros par la banque allemande de développement KfW, ce programme sera mis en œuvre par le Bureau des Nations Unies pour les services d’appui aux projets (UNOPS), en collaboration avec Interpeace, partenaire stratégique du système des Nations Unies. L’objectif est d’atteindre plus de 650 000 bénéficiaires directs, selon les estimations officielles.

Dans son allocution, Mme Mouna El Jaouhari, Directrice pays de l’UNOPS en RDC, a salué la présence des autorités congolaises et des partenaires internationaux, tout en remerciant le Gouvernement de la RDC et la coopération allemande pour leur engagement constant en faveur de la paix et de la lutte contre la pauvreté.
« Depuis 1999, l’UNOPS accompagne la RDC dans des secteurs clés tels que les infrastructures, la santé, l’agriculture et l’énergie, avec un accent particulier sur les zones affectées par les conflits », a-t-elle rappelé.

Le FCP III cible à la fois les provinces de l’Est — Ituri, Nord-Kivu, Sud-Kivu — et Kinshasa, la capitale, confrontée à la montée des violences juvéniles.
Le programme mettra l’accent sur la création d’infrastructures sociales et économiques, la promotion de l’emploi local, ainsi que l’inclusion des femmes et des jeunes dans les dynamiques de paix.

L’approche retenue est participative, impliquant les communautés locales, les autorités traditionnelles et les institutions publiques, afin de garantir la durabilité des actions et l’appropriation des résultats par les bénéficiaires.

En clôturant son discours, Mme El Jaouhari a réaffirmé la détermination de l’UNOPS à travailler main dans la main avec le Gouvernement congolais et la coopération allemande, en vue de consolider la paix, renforcer la cohésion nationale et soutenir le développement durable de la RDC.
Ce nouveau programme s’inscrit dans la continuité des efforts de la communauté internationale pour accompagner la RDC sur le chemin de la réconciliation, de la stabilité et de la prospérité partagée

Benjamin Kapajika

À la Une

Jeux d’argent en RDC : Le ministère des Finances lance la grande réforme de la régulation du secteur

Published

on

Le gouvernement congolais franchit une étape décisive dans la modernisation du secteur des jeux d’argent. Sous l’impulsion du ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, la Cellule de surveillance des jeux d’argent a engagé un vaste processus de réforme destiné à assainir et structurer un secteur en pleine expansion.

C’est dans cette dynamique que le coordonnateur de la Cellule de surveillance des jeux d’argent, Dieudonné Ntumba, a présidé une importante réunion avec les opérateurs du secteur au Centre financier de Kinshasa. Cette rencontre marque le lancement d’une série d’activités visant à mettre en place un cadre moderne de régulation, conforme aux standards internationaux.

Un partenariat entre l’État et les opérateurs

Dans son allocution, Dieudonné Ntumba a insisté sur la nécessité d’une collaboration étroite entre les pouvoirs publics et les opérateurs privés afin de garantir une concurrence loyale et de prévenir les dérives liées à la criminalité financière.

« Le rôle de l’État n’est pas d’empêcher les activités économiques, mais de les encadrer », a-t-il déclaré, rappelant que cette démarche s’inscrit dans la vision du gouvernement de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka visant à moderniser l’économie nationale tout en protégeant les populations vulnérables.

Une plateforme numérique pour contrôler les flux financiers

Parmi les mesures phares annoncées figure la mise en place d’une plateforme centralisée de régulation. Cet outil permettra aux autorités de suivre en temps réel les transactions et les mouvements financiers générés par les opérateurs de jeux.

L’objectif est double : renforcer la transparence du secteur et optimiser la mobilisation des recettes publiques. Les opérateurs ont ainsi été invités à intégrer leurs systèmes à cette nouvelle infrastructure technologique.

Vers un nouveau cadre légal

La réforme s’accompagne également d’une évolution du cadre juridique. Un projet de loi sur la régulation des jeux d’argent est actuellement examiné au Parlement. Ce texte ambitionne de remplacer les dispositions héritées de l’époque coloniale par une législation moderne adaptée aux réalités actuelles du marché.

En attendant son adoption, la Cellule de surveillance poursuit la mise en œuvre des mécanismes de contrôle et d’encadrement destinés à préparer le secteur à cette transition.

Un soutien des acteurs du secteur

Les opérateurs présents à la réunion ont salué l’initiative du ministère des Finances. Responsable commercial et marketing de PixLab RDC, l’un des participants a estimé qu’un environnement mieux réglementé permettra aux entreprises d’exercer leurs activités dans un climat plus sécurisé et plus prévisible.

À l’issue des échanges, Dieudonné Ntumba a réaffirmé la volonté du ministère des Finances de maintenir un dialogue permanent avec les opérateurs afin d’assurer une mise en œuvre harmonieuse de cette réforme stratégique pour l’économie nationale.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

Continue Reading