Santé
FPS : lancement de la formation des utilisateurs de l’application e-Pharma à Kinshasa
La Direction générale du Fonds de Promotion de la Santé (FPS), en collaboration avec l’Agence nationale d’ingénierie clinique, du numérique et de la santé (ANICNS), a lancé, lundi 6 octobre 2025, à l’hôtel Sultani River, à Kinshasa, un atelier de formation des utilisateurs de l’application e-Pharma.
Cette première session, qui s’étendra jusqu’au 8 octobre, marque une étape importante dans la digitalisation du système d’approvisionnement en médicaments en République démocratique du Congo. L’objectif est de rendre plus efficace et plus transparente la chaîne de distribution des produits pharmaceutiques destinés aux établissements de soins de santé.
Selon la direction du FPS, l’application e-Pharma permettra désormais de suivre en temps réel les commandes, les stocks et la traçabilité des médicaments, contribuant ainsi à réduire les risques de rupture, de fraude ou de perte dans le circuit d’approvisionnement.

« Cette innovation s’inscrit dans la vision du Gouvernement congolais de moderniser la gestion du secteur de la santé à travers le numérique », a expliqué Marius Mika,DG du FPS.
L’atelier réunit plusieurs acteurs clés du secteur pharmaceutique, notamment des pharmaciens, gestionnaires des dépôts, responsables hospitaliers et partenaires techniques. Ils bénéficieront d’une formation pratique sur l’utilisation de la plateforme e-Pharma, conçue pour faciliter la commande, le suivi et la distribution des médicaments au niveau national.
Appuyé par différents partenaires, dont PHATKIN, Azzur, American Water, AMT Pharma-Distri, et CAMESKIN, ce projet traduit la volonté du FPS et de l’ANICNS de renforcer la qualité et l’efficacité du service public de santé en RDC.
La mise en œuvre de l’application e-Pharma constitue une avancée majeure vers une gestion pharmaceutique plus moderne, transparente et connectée, au bénéfice des patients et du système de santé congolais dans son ensemble.
Dorcas Mwavita
Santé
Santé maternelle : Le monde manque d’un million de sages-femmes, un défi majeur aussi pour la RDC
Plus de 3 000 sages-femmes, responsables politiques, chercheurs et acteurs du secteur de la santé issus de plus de 115 pays sont attendus à Lisbonne, au Portugal, à l’occasion du 34ᵉ Congrès triennal de la Confédération internationale des sages-femmes (ICM), qui s’ouvrira le 14 juin prochain. Au centre des débats, un constat préoccupant : le monde a besoin d’un million de sages-femmes supplémentaires pour répondre aux besoins croissants des femmes et des nouveau-nés.

Selon les dernières données relayées par l’ICM, 181 pays sont confrontés à une pénurie estimée à près de 980 000 sages-femmes. Ce déficit compromet l’accès aux soins de santé sexuelle et reproductive, aux consultations prénatales, à l’assistance qualifiée lors de l’accouchement ainsi qu’au suivi postnatal.
Pour les spécialistes, investir dans la formation et le déploiement des sages-femmes constitue l’une des stratégies les plus efficaces pour réduire la mortalité maternelle et néonatale. Une couverture adéquate en personnel qualifié permettrait de prévenir des millions de décès chaque année, tout en consolidant les systèmes de santé de première ligne et en favorisant des soins davantage centrés sur les besoins des femmes et des familles.
Un appel mondial à l’action
Placée sous le thème « Le monde a besoin d’un million de sages-femmes supplémentaires », cette 34ᵉ édition du Congrès se veut un véritable appel à l’action lancé aux gouvernements et aux partenaires techniques et financiers. Les organisateurs plaident notamment pour un renforcement des investissements dans la formation, le recrutement, l’emploi et la reconnaissance professionnelle des sages-femmes.
Un enjeu crucial pour la RDC
Cette problématique résonne particulièrement en République démocratique du Congo, où les défis liés à la santé maternelle et néonatale restent considérables, notamment dans les zones rurales et les régions affectées par les crises humanitaires et sécuritaires. L’insuffisance de personnel qualifié, les difficultés d’accès aux structures sanitaires et les disparités territoriales continuent de limiter la prise en charge des femmes enceintes et des nouveau-nés, contribuant à des indicateurs de santé maternelle encore préoccupants.
Le Congrès de Lisbonne devrait ainsi offrir une plateforme d’échanges pour partager les expériences, promouvoir les bonnes pratiques et mobiliser les décideurs autour d’un objectif commun : faire des sages-femmes un pilier incontournable des systèmes de santé et un levier essentiel pour atteindre la couverture sanitaire universelle.
Bibiche Mbete/CONGOPROFOND.NET
