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Infrastructures

Aéroport de Mbuji-Mayi : Fermeture de la piste du 12 octobre au 7 novembre pour la poursuite des travaux de modernisation

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L’aéroport de Mbuji-Mayi s’apprête à connaître une interruption temporaire de ses activités aériennes. La Régie des Voies Aériennes (RVA) a officiellement annoncé la fermeture de la piste à partir du 12 octobre, dans le cadre de l’accélération du programme national de réhabilitation des infrastructures aéroportuaires.

Cette interruption temporaire est jugée indispensable pour permettre la poursuite et la finalisation des travaux de modernisation engagés il y a quatre ans. La fermeture permettra aux équipes de construction de travailler sur des éléments critiques de l’infrastructure, essentiels pour l’amélioration de la sécurité et de la qualité des services aériens dans la province.

Les travaux prévus durant cette période incluent notamment : le renforcement de la piste d’atterrissage et de décollage; l’extension du tarmac pour augmenter la capacité d’accueil des aéronefs; la construction de nouvelles installations vitales, telles qu’une tour de contrôle, une centrale électrique, et une caserne anti-incendie moderne; enfin l’installation du balisage lumineux essentiel pour les opérations de nuit et par faible visibilité.

La RVA a précisé que ces efforts visent à hisser l’aéroport de Mbuji-Mayi aux normes internationales, répondant aux exigences de sécurité et de fluidité du trafic.

Calendrier et rappel des retards 

Selon le calendrier provisoire communiqué par la RVA, la réouverture de la piste est attendue le 7 novembre 2025. Il est à noter que l’achèvement complet des travaux de modernisation de l’aéroport était initialement prévu pour février 2024. L’annonce de cette fermeture intervient donc dans un contexte de retards importants, que la RVA attribue à des contraintes techniques et logistiques rencontrées sur le site.

La fermeture de la principale porte d’entrée et de sortie aérienne du Kasaï-Oriental nécessitera des ajustements majeurs pour les voyageurs et les opérateurs économiques qui devront se tourner vers des voies alternatives, le temps que ces travaux, cruciaux pour l’avenir économique de la région, soient menés à bien.

Félicien MK | CONGOPROFOND.NET

À la Une

Réhabilitations à répétition des routes de desserte agricole : L’expert Firmin Kiala met en garde contre les solutions improvisées

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L’amélioration durable des routes de desserte agricole en République démocratique du Congo passe impérativement par des études techniques approfondies, adaptées aux réalités géotechniques du pays et accompagnées d’un renforcement des compétences locales. C’est le message central défendu par Firmin KIALA KI-N’SOKI, consultant international et point focal de l’étude sur la qualité et la durabilité des routes de desserte agricole réhabilitées.

S’exprimant lors de l’atelier de synthèse du rapport provisoire de cette enquête nationale organisé du 6 au 7 mai 2026 au Cercle Elais, l’expert a dressé un état des lieux des infrastructures rurales réhabilitées à travers le pays tout en mettant en garde contre une généralisation précipitée de certaines techniques de stabilisation des routes.

« Il faut y aller progressivement », a insisté Firmin Kiala, estimant que plusieurs procédés techniques nécessitent encore des évaluations adaptées aux contextes locaux avant toute application à grande échelle.

Une étude nationale menée dans les 26 provinces

Selon le consultant, cette vaste enquête de terrain a mobilisé des équipes pendant près d’une année dans différentes régions du pays. L’objectif était d’évaluer les routes réhabilitées, d’identifier les forces et faiblesses des interventions réalisées et de capitaliser les meilleures pratiques observées sur le terrain.

L’étude a couvert un échantillon représentatif des 26 provinces de la RDC, réparties à travers sept grandes zones géotechniques. Une approche qui permet aujourd’hui de disposer d’une lecture plus précise des défis liés à la durabilité des infrastructures rurales.

Pour l’expert, il devient urgent de sortir des méthodes classiques afin d’adopter une approche globale et holistique des routes de desserte agricole. Celle-ci doit intégrer des chaussées adaptées aux besoins d’évacuation des produits agricoles en toutes saisons vers les centres de consommation, tout en tenant compte du trafic potentiel attendu.

Drainage, protection et entretien : les clés de la durabilité

Au-delà des travaux de réhabilitation, Firmin KIALA KI-N’SOKI insiste sur la nécessité d’intégrer des mesures de protection efficaces telles que les barrières de pluie, les dispositifs de lutte antiérosive ainsi qu’un système de drainage performant.

Refusant ce qu’il qualifie de « désinvestissement » consistant à revenir régulièrement sur les mêmes axes quelques années après leur réhabilitation, le consultant estime qu’avec une amélioration adéquate des sols de plateforme et un drainage efficace, une route bien exécutée peut tenir au moins dix ans avant l’apparition des premières dégradations majeures.

Dans cette logique, il recommande également la promotion du système d’entretien par Niveaux de Services (GeNis), considéré comme une alternative efficace pour assurer un suivi permanent des infrastructures rurales.

« La sagesse et l’expérience au service de la Nation »

À travers cette démarche, Firmin KIALA KI-N’SOKI confirme sa volonté de mettre son expertise au service du développement des infrastructures rurales congolaises. Une vision qui privilégie la durabilité, l’anticipation technique et la valorisation des solutions adaptées aux réalités du territoire national.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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