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Actualité

Drame au Collègé Saint Sabrina : une grenade lacrimogène déclenchée dans une salle de classe

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Une situation dramatique s’est produite dans la matinée du matin 30 septembre au Collège Saint Sabrina, situé dans la commune de Mont-Ngafula, à Kinshasa. Un élève de 4ᵉ commerciale, finaliste des humanités et fils d’un militaire, a déclenché une grenade lacrymogène en pleine salle de classe, provoquant une scène de panique générale.

Le bilan humain reste évolutif, mais les premières informations disponibles font état de plusieurs élèves hospitalisés, dont certains dans un état jugé critique :

Une dizaine d’élèves ont été admis aux Cliniques universitaires de Kinshasa pour des soins d’urgence.

Deux élèves sont actuellement dans le coma, selon des sources hospitalières.

D’autres victimes ont été prises en charge à l’Hôpital de Monkole et dans divers centres médicaux de la capitale.

Des témoins évoquent des scènes de chaos au sein de l’établissement, avec des élèves suffoquant, paniqués et évacués dans la précipitation par le personnel éducatif et des parents rapidement alertés.

 

Selon une source policière, le jeune élève, présumé auteur des faits, a été interpellé par les forces de l’ordre. Il a été transféré dans la soirée devant le Tribunal pour enfants, en attendant l’ouverture d’une enquête judiciaire. L’origine exacte de la grenade lacrymogène, de type militaire, reste à déterminer.

 

Ce grave incident soulève de nombreuses interrogations sur la sécurité dans les établissements scolaires et sur les moyens d’accès à du matériel militaire par des civils, en particulier des mineurs.

Les autorités éducatives, sanitaires et sécuritaires se sont saisies de l’affaire. Une communication officielle du ministère de l’Éducation est attendue dans les prochaines heures.

Barca Horly Fibilulu Mpia

Politique

« Ville morte » du 3 juin : La C64 salue une mobilisation « disciplinée » et annonce une série d’actions avec un accompagnement républicain

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S’exprimant la journée « ville morte » observée ce 3 juin 2026, la Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel a publié un communiqué d’étape dressant un premier bilan.

1. Satisfaction de la C64

Dans le document signé par Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Moïse Katumbi, Augustin Matata et Delly Sesanga, la C64 « salue la forte adhésion des citoyens » à l’opération. Pour la coalition, cette mobilisation à Kinshasa et dans plusieurs villes « témoigne du rejet catégorique par les congolais de toute velléité de changement de constitution ».

La C64 félicite « les congolais pour avoir répondu nombreux à cet appel de manière pacifique, digne, responsable et disciplinée », estimant que « la défense de la constitution dépasse les clivages politiques ».

2. Fayulu : « Un geste civique qui témoigne de la maturité »

Dans une déclaration séparée, Martin Fayulu a renforcé le message : « Nous félicitons nos compatriotes pour avoir répondu avec discipline à notre mot d’ordre de ville morte. Ce geste civique témoigne de la maturité et de la conscience politique de notre peuple. Rendons grâce à Dieu qui a déjoué les manœuvres des ennemis de la République. »

3. Prochaine étape : jeudi 4 juin

La C64 annonce qu’elle rendra publique, ce jeudi 4 juin 2026, « une déclaration faisant le bilan de cette journée et annonçant les prochaines actions qui seront engagées pour la défense de la constitution et de l’État de droit », à l’issue de sa réunion d’évaluation.

Cette journée « ville morte » s’inscrit dans la contestation du projet de révision ou changement de la constitution évoqué par le régime Tshisekedi. L’opposition en fait un « référendum populaire » contre un éventuel 3ᵉ mandat.

Pendant ce temps, une question fatale se pose au sein de l’opinion publique : la population congolaise s’est-elle réellement rangée du côté de l’opposition pour contrer un projet jugé « ambitieux pour des intérêts politiques » ?

Blaise ABITA

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