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RDC : La vérité derrière la suspension temporaire des Services judiciaires

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Depuis plusieurs semaines, certains observateurs et agents du ministère de la Justice dénoncent ce qu’ils considèrent comme une inactivité prolongée de l’administration. Ils pointent du doigt le nouveau ministre d’État, Guillaume Ngefa, accusé de plonger ce département stratégique dans une paralysie inquiétante. Mais ces critiques, aussi vives soient-elles, occultent une réalité : la suspension temporaire des activités administratives n’est pas une dérive, mais une démarche volontaire de restauration de la transparence et de la crédibilité des services.

Une décision motivée par des dérives constatées

Contrairement à l’image d’un mutisme ou d’une improvisation, la mesure annoncée par le ministre Ngefa s’inscrit dans un souci de réforme. Depuis son arrivée à la tête de ce portefeuille, des dysfonctionnements graves et des pratiques inacceptables ont été identifiés dans la délivrance de documents sensibles tels que les attestations et certificats de nationalité. Dans un État de droit, il n’est pas possible de fermer les yeux sur de telles dérives, qui minent la confiance des citoyens envers leurs institutions.

Une pause administrative, pas une paralysie

Suspendre provisoirement certaines procédures ne signifie pas condamner le ministère à l’inertie. C’est un temps de réajustement, nécessaire pour permettre un audit approfondi, établir les responsabilités et mettre en place des mécanismes durables. Cette suspension doit être comprise comme un investissement à court terme pour une meilleure efficacité à long terme. Dans une administration trop souvent marquée par la précipitation et la complaisance, cette méthode mérite d’être saluée.

L’intégrité du service public comme priorité

La justice est le socle de la nation. Si l’appareil judiciaire est fragilisé par des pratiques opaques, c’est tout l’État qui en pâtit. En mettant un coup d’arrêt aux dérives administratives, Guillaume Ngefa prend la responsabilité, certes lourde et impopulaire, de protéger l’intégrité du service public. Son objectif est clair : restaurer la confiance des citoyens dans la justice et garantir que chaque document délivré par le ministère ait pleine valeur légale, sans suspicion de corruption ou de falsification.

Une méthode courageuse face à l’impatience

Certains dénoncent un « silence » ou une absence de communication. Mais dans le cadre d’une réforme profonde, le temps de l’action précède souvent celui de la parole. Il est préférable de poser des bases solides avant d’annoncer publiquement les changements en cours. La critique est légitime, mais il faut reconnaître que le ministre a choisi la voie la plus exigeante : affronter les dysfonctionnements de l’intérieur, au lieu de céder à la facilité d’une continuité trompeuse.

Vers un ministère plus crédible et moderne

Au lieu de voir dans cette suspension un signe de faiblesse, il convient d’y lire une volonté de modernisation. Les audits en cours devraient aboutir à une restructuration des services, une sécurisation des procédures et un retour à la normale, cette fois sur des bases plus saines. Le véritable danger n’est pas cette pause temporaire, mais la complaisance qui, depuis trop longtemps, a fragilisé la justice congolaise.

Une réforme qui mérite patience et soutien

Le peuple congolais aspire à une justice équitable, efficace et indépendante. Le chemin est exigeant, et toute réforme sérieuse implique des sacrifices temporaires. En prenant cette décision, Guillaume Ngefa ne cherche pas à bloquer l’appareil judiciaire, mais à le sauver d’un enlisement qui menace sa légitimité. La société civile et les agents du ministère gagneraient à soutenir cet effort d’assainissement, plutôt que de crier prématurément à la paralysie.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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