Culture
Kinshasa accueillera la 4ᵉ édition du Festival Pianos du 29 septembre au 9 octobre
La capitale congolaise se prépare à vibrer au rythme du piano et des arts hybrides, avec la tenue de la 4ᵉ édition du Festival Pianos de Kinshasa, prévue du 29 septembre au 9 octobre 2025. L’annonce a été faite ce mercredi lors d’un point de presse à l’esplanade de La Clé des Châteaux, dans la commune de la Gombe.
Un thème centré sur l’énergie créative
Placée sous le thème “Artistic Self-Energy”, que l’on peut traduire par « fusionner nos énergies artistiques dans une même calebasse », cette édition entend favoriser la synergie entre la musique contemporaine et la musique populaire congolaise.
« Kinshasa est un bouillon de cultures et de sons. La sape, la musique populaire, le folklore urbain, tout y cohabite dans une effervescence créative. Cette édition veut créer un pont pour que l’art kinois se rencontre lui-même », a expliqué David Shongo, directeur artistique du festival.
Des lieux emblématiques investis
Pendant 12 jours, plusieurs espaces culturels accueilleront des concerts, performances et ateliers :
- La Clé des Châteaux,
- Le Centre Wallonie-Bruxelles,
- L’Institut Français de Kinshasa (Halle de la Gombe),
- ainsi que d’autres lieux alternatifs de la ville.
Un projet né en 2021
Créé par Studio 1960 ASBL en 2021, le Festival Pianos de Kinshasa vise à démocratiser l’accès à la musique instrumentale et à valoriser le piano comme outil de narration artistique en Afrique centrale.
Cette 4ᵉ édition s’annonce particulièrement riche avec une programmation mêlant concerts, conférences, projections, performances et ateliers, réunissant des artistes congolais et internationaux.
Barca Horly Fibilulu Mpia
Culture
Lovo et les premières traces de l’humanité : une thèse archéologique portée par le Dr Lohanga Konga
Le chercheur congolais, l’archéologue Dr Lohanga Konga soutient que le massif de Lovo, dans le Kongo Central, pourrait constituer un témoignage exceptionnel des origines humaines et spirituelles. Une hypothèse qui ambitionne de repositionner le Congo dans les grands récits de l’histoire mondiale.
Dans cet échange avec la colonne culture de la Rédaction de Congoprofond le vendredi 05 juin dernier, ce chercheur africain affirme à toutes les lettres les origines de l’humanité. Thèse que veut porter au toit du monde à travers plusieurs démarches scientifiques pour la connaissance générale et afin extirper l’africain de toutes théories du complexe de l’infériorité et d’autres stigmates qui rongent sa pensée depuis la nuit de temps.

Une nouvelle lecture des origines de l’humanité émerge des recherches menées par le Dr Lohanga Konga. L’archéologue congolais affirme que le massif de Lovo, situé dans Kongo Central, représente bien plus qu’un simple site naturel ou archéologique. Selon lui, cet ensemble géologique constituerait une mémoire ancestrale de l’humanité, susceptible d’éclairer les premiers chapitres de l’histoire humaine bien avant les civilisations traditionnellement considérées comme fondatrices.
À travers plusieurs années de recherches et d’interprétations archéologiques, le scientifique défend l’idée que les formations rocheuses, les grottes et les traces anciennes observées à Lovo témoigneraient d’une présence humaine remontant à une période extrêmement reculée. Cette hypothèse conduit le chercheur à envisager le massif comme un espace de référence dans l’étude des origines de la civilisation.
Une relecture archéologique des origines humaines

Pour le Dr Lohanga Konga, le débat sur les origines de l’humanité mérite d’être réexaminé à partir des données africaines encore insuffisamment explorées. Il considère que le massif de Lovo pourrait offrir des indices majeurs permettant d’enrichir la compréhension scientifique des premiers peuplements humains.
Selon ses analyses, certains alignements naturels, la configuration géologique du site ainsi que plusieurs éléments symboliques présents dans le paysage méritent une investigation approfondie. Le chercheur soutient que ces caractéristiques pourraient révéler une continuité historique et culturelle exceptionnelle.
Dans cette perspective, Lovo apparaît comme un patrimoine susceptible d’intéresser non seulement les archéologues, mais également les spécialistes de l’anthropologie, de l’histoire des religions et des civilisations anciennes. Le site est présenté comme un espace où se croisent mémoire géologique, héritage culturel et traditions spirituelles.
Entre patrimoine scientifique et héritage spirituel
L’une des particularités de la démarche du Dr Lohanga Konga réside dans l’articulation qu’il établit entre archéologie et spiritualité. À travers une approche qu’il qualifie d’« archéo-théologie », il estime que certaines traditions spirituelles africaines, notamment celles liées au kimbanguisme, pourraient être relues à la lumière du patrimoine ancien de Lovo.
Le chercheur voit dans ce massif un lieu symbolique dont l’importance dépasse les frontières du Congo. Selon lui, la préservation et l’étude de ce patrimoine constituent un enjeu majeur pour les générations futures et pour la valorisation de l’histoire africaine dans le récit universel de l’humanité.

Cette thèse suscite naturellement des débats au sein des milieux académiques. Comme toute proposition scientifique portant sur les origines humaines, elle appelle à des investigations complémentaires, à des analyses multidisciplinaires et à une validation par la communauté scientifique internationale.
Quoi qu’il en soit, les travaux du Dr Lohanga Konga ont déjà le mérite de replacer le massif de Lovo au centre des réflexions sur le patrimoine archéologique congolais. Ils contribuent également à raviver l’intérêt pour un site dont le potentiel historique, culturel et scientifique demeure encore largement à explorer.

À travers cette démarche, le chercheur lance un appel à la mobilisation des institutions publiques, des universités et des organismes internationaux afin d’encourager de nouvelles campagnes de recherche et de conservation. Pour lui, comprendre Lovo, c’est aussi approfondir la connaissance des racines les plus anciennes de l’humanité.
Barca Horly Fibilulu Mpia
