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Environnement

RDC, détentrice de 50 % des eaux douces d’Afrique, sollicitée par la Belgique pour le secrétariat du traité BBNJ

La Belgique a officiellement sollicité le soutien de la République démocratique du Congo pour sa candidature à accueillir le secrétariat du traité des Nations unies sur la biodiversité marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale (BBNJ).

L’annonce a été faite lors d’un événement parallèle organisé à New York par la mission diplomatique belge aux Nations unies.

La ministre belge de l’Environnement, Annelies Verlinden, a expliqué que ce choix s’appuie sur le rôle central que joue la RDC dans la gestion de l’eau douce en Afrique. Avec plus de 50 % des ressources du continent, Kinshasa est considérée comme un acteur clé pour bâtir des partenariats solides dans la gouvernance de la biodiversité mondiale.

« Nous sommes très contents d’avoir ratifié le traité avec plusieurs pays. Maintenant, nous pouvons commencer l’action. Il est très important d’avoir la RDC, parce qu’il y a beaucoup d’eau douce. Protéger les océans ne s’arrête pas aux frontières. Cette collaboration est capitale », a-t-elle insisté.

De son côté, la ministre congolaise de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle économie du Climat, Marie Nyange Ndambo, a accueilli favorablement la démarche. Elle a rappelé les liens historiques entre la RDC et la Belgique, soulignant que ce partenariat s’inscrit dans la continuité d’une coopération stratégique.

« La RDC regorge de plus de 50 % des ressources en eau d’Afrique. Ensemble, nous pouvons construire une bonne stratégie pour nos pays respectifs. La RDC ne peut que soutenir cette initiative », a-t-elle déclaré.

Le traité BBNJ, ratifié par plusieurs États membres des Nations unies, vise à protéger 30 % de la haute mer d’ici 2030 en zones marines protégées, afin de réduire la perte de biodiversité. L’attribution du siège du secrétariat sera décidée lors de la première conférence des parties (COP) prévue en 2026. La candidature de Bruxelles est opposée à celle de Valparaiso, au Chili.

Dorcas Mwavita