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Sud-ubangi : Coupe à répétition, la SNEL met Gemena à genoux

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À Gemena, chef-lieu de la province du Sud-ubangi, la situation électrique devient de plus en plus quasit critique. Depuis plusieurs jours, la société nationale d’électricité(SNEL) connaît une défaillance persistante dans la distribution du courant électrique. Si une reprise partielle s’observe, elle est loin à satisfaire la population, confrontée à des coupures continues et à des horaires de dessertes limitées et imprévisibles.

Tout à commencé la semaine dernière, lorsque quelques quartiers de Gemena ont été privés d’électricité pendant une durée prolongée. Cette panne généralisée a paralysé de nombreuses activités dans la ville, notamment du commerce aux services publics, en passant par les ménages.

La reprise du courant a certes été annoncée et observée depuis quelques jours, mais elle se fait dans des conditions très restrictives. À l’heure actuelle, la SNEL alimente la ville selon un calendrier rigide : de 9h00′ à 12h00′ pendant la journée et de 18h00′ à 21h00′ la soirée. Une plage horaire qui laisse peu de marge aux habitants et aux opérateurs économiques pour vaquer à leurs occupations dans des conditions adéquates.

Malgré ces horaires théoriques, de nombreux habitants rapportent que le courant ne respecte pas toujours cette programmation. Dans plusieurs avenues, le courant s’interrompt bien avant l’heure annoncée, ce qui crée un climat de frustration et d’incertitude.

« On nous dit que le courant viendra jusqu’à midi, mais ici, il part déjà à 11h, parfois même avant. Nous n’avons pas le temps de finir notre production », témoignage José Mambele, responsable d’une boulangerie du centre-ville. « nous dépendons totalement du courant pour faire fonctionner nos machines. Si La SNEL continue ainsi, nous allons devoir arrêter nos activités », a-t-il déclaré.

Dans des quartiers périphériques, les plaintes sont encore plus nombreuses, la majorité des zones n’ont même pas vu le courant depuis que Gemena existe malgré des multiples projets d’électrification annoncés par les gouvernements tant central que provincial, ce qui pousse les habitants à l’utilisation des groupes électrogènes très coûteux en carburant ou, à rester dans l’obscurité, alors que la ville fait également face à des tensions criminelles répétitives.

Cette situation n’est pas sans conséquences sur l’économie locale. Les petits commerces, les salons de coiffure, les ateliers de couture et de soudure, les imprimeries et même certains centres de santé, fonctionnent au ralenti, voire pas du tout. Les élèves et les étudiants quant à eux, se retrouvent privés de lumière le soir pour étudier. Les parents s’inquiètent de l’impact sur la concentration et la réussite de leurs enfants.

Face à cette précarité, la population de Gemena lance un cri d’alarme. Des voix s’élèvent de toutes parts pour exiger non seulement le rétablissement complet et stable de l’électricité, mais plus de transparence de la part de la SNEL.

« nous demandons à la SNEL de communiquer clairement sur ce qui se passe. Pourquoi toutes ces coupures? Quand est-ce qu’elles vont s’arrêter? Nous avons besoin de stabilité, c’est notre droit », lance un enseignant d’université, visiblement exaspéré.

Pendant ce temps, d’autres estiment qu’il est temps que les autorités provinciales et nationales interviennent pour trouver une solution structurelle.

« On ne peut pas construire le développement avec une électricité instable. Gemena mérite mieux que ça», affirme un membre de la société civile locale.

Gemena est aujourd’hui plongée dans une incertitude électrique qui freine son élan développement. Tant que la SNEL n’apportera pas une réponse claire et efficace à cette crise, la ville restera dans l’obscurité.

Blaise ABITA ETAMBE/CONGOPROFOND.NET

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JMA à Butembo : Les apiculteurs confrontés aux multiples défis dont l’insécurité dans la région

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Les apiculteurs de Butembo, ont relevé ce mercredi 20 mai 2026, plusieurs défis auxquels ils sont confrontés dont l’insécurité dans la région.C’est en marge de la journée mondiale de des abeilles célébrée chaque 20 mai. A en croire, Kakule Vutsapu Michaël, apiculteur et coordonnateur du Groupe Academia, l’insécurité est l’un des plus grands facteurs qui impacte négativement le secteur de l’apiculture.

« La région fait face à plusieurs défis au niveau du secteur dont nous avons trouvé que les apiculteurs son d’abord abandonnés au point que, il y a des menaces avec les incendies de leurs ruchés, il y a déforestation excessive qui arrive à s’abattre à leurs activités.Il y a également l’insécurité grandissante qui a été carrément l’un des facteurs qui laissent à ce que ce secteur soit un anéanti ou carrément diminué au niveau de la région« , a-t-il relevé.

A part ces défis, les effets du changement climatique jount aussi négativement sur la production apicole dans la région sans oublié d’autres obstacles techniques notamment le renforcements des capacités des apiculteurs, a-t-il ajouté.

A cette occasion, M.Kakule Vutsapu a sensibilisé tout le monde à la protection des abeilles vu leurs rôles qu’elles jouent dont la pollinisation des différentes cultures, le maintien de l’équilibre climatique et la production du miel, sous produit de la ruche, qui concoure à la servie des différentes communautés.

Cette journée a été célébrée à Butembo par des apiculteurs à travers une conférence-débat dans la salle des réunions des réunions de l’hôtel de ville, et une activité de sensibilisation de la population sur l’importance des abeilles, qui sont en voie de disparition.Pour cette année le thème retenu est: »Apiculture durable, biodiversité et autonomisation communautaire: renforcer les synergies pour un avenir résilient ».

Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET

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