Connect with us

À la Une

Butembo : Les boursiers de la Fondation Lona redonnent le sourire aux enfants déplacés et orphelins

Published

on

Les étudiants bénéficiaires de la Fondation Lona (ex-Fondation Denise Nyakeru) ont posé un geste hautement symbolique, ce mercredi 24 septembre 2025, en venant en aide à plus de 300 enfants déplacés et orphelins inscrits dans deux centres de rattrapage scolaire ainsi qu’à l’école primaire Kilalo, dans la ville de Butembo.

À travers cette action solidaire, ces jeunes – dont certains poursuivent leurs études à l’étranger – ont voulu soutenir la politique de la gratuité de l’enseignement primaire prônée par le Chef de l’État. Comme l’a expliqué Tréphosse Wavindu Kazi, boursier de la Fondation et étudiant en sciences pharmaceutiques à l’Université Catholique du Graben (UCG), cette initiative visait à lever un autre obstacle majeur auquel font face les enfants vulnérables : « L’école primaire est certes gratuite aujourd’hui, mais beaucoup d’enfants restent en marge, non pas à cause des frais scolaires, mais faute de fournitures de base. Déplacés, orphelins, enfants vivant avec handicap : nombreux sont ceux qui désirent apprendre mais manquent de cahiers, stylos ou crayons. C’est pour combler ce vide que nous avons voulu renforcer l’action du Chef de l’État par notre contribution locale. »

Les dons distribués comprenaient des cahiers, lattes, stylos, crayons et autres outils pédagogiques essentiels. Cette distribution a eu lieu dans les centres de rattrapage scolaire de Mutiri, de Kiro à la cathédrale de Butembo, ainsi qu’à l’école primaire Kilalo.

Les bénéficiaires ont exprimé leur gratitude envers ces étudiants du Nord-Kivu, remerciant également la Première Dame de la République pour son encadrement et son appui constant aux boursiers.

De son côté, Katembo Masehi Herman, inspecteur des écoles de rattrapage, a salué ce geste caritatif tout en lançant un appel à la pérennisation de telles initiatives : « Cet acte ne doit pas rester isolé, les besoins demeurent énormes dans nos centres de promotion sociale et de rattrapage scolaire. »

La ville de Butembo compte actuellement 18 centres de rattrapage scolaire, dont la plupart fonctionnent avec de grandes difficultés, faute de moyens suffisants. L’action des étudiants de la Fondation Lona apparaît ainsi comme une bouffée d’air frais dans un contexte marqué par l’insécurité et la vulnérabilité accrue des enfants déplacés.

Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET

À la Une

ARSP : Ted Beleshayi prend les commandes, l’heure du renouveau et des réformes ambitieuses a sonné

Published

on

Le vent du renouveau souffle sur l’Autorité de Régulation de la Sous-traitance dans le Secteur Privé (ARSP). Par une série d’ordonnances présidentielles lues ce jeudi à la télévision nationale, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a procédé à un important réajustement stratégique en confiant la direction générale de cette institution clé à Ted Beleshayi. Il sera épaulé par Felly Samuna, nommé Directeur général adjoint.

Cette décision met fin au mandat de Miguel Kashal Katemb et ouvre un nouveau chapitre pour une institution appelée à jouer un rôle déterminant dans la promotion de l’entrepreneuriat national et l’émergence d’une véritable classe moyenne congolaise.

Le couronnement d’un parcours d’excellence

La nomination de Ted Beleshayi est largement perçue comme l’aboutissement d’un parcours marqué par la compétence, la discipline et la fidélité aux idéaux de son engagement politique.

Jeune cadre de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) et figure influente de la jeunesse du parti, le nouveau Directeur général incarne cette génération de dirigeants sur laquelle le Chef de l’État mise pour concrétiser sa vision de développement de la République démocratique du Congo.

Homme de terrain et de conviction, il s’est illustré par son attachement aux valeurs républicaines, à la justice sociale et à la bonne gouvernance. Son accession à la tête de l’ARSP apparaît comme un signal fort en faveur du renouvellement des élites et de la promotion des compétences nationales.

Un expert de la gouvernance financière à la tête de l’ARSP

Expert-comptable et auditeur chevronné, Ted Beleshayi présente un profil alliant expérience du secteur privé et maîtrise des rouages de l’administration publique.

Ancien cadre du cabinet KPMG entre 2011 et 2020, il a supervisé la certification des comptes de multinationales actives dans les secteurs minier, énergétique et des télécommunications. Il a également travaillé avec d’importants bailleurs internationaux, notamment la Banque mondiale et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), tout en participant à plusieurs missions d’audit stratégique pour l’État congolais.

Fondateur de BelkasGroup SAS et parfaitement anglophone, il s’est spécialisé dans la gouvernance financière, l’audit et la gestion des risques avant d’exercer comme haut fonctionnaire au sein d’un organe supérieur de contrôle rattaché à la Présidence de la République.

Le choix d’un technicien face aux défis de la régulation

Dans un contexte où la régulation économique exige davantage de rigueur et de transparence, le choix du Chef de l’État s’est porté sur un profil résolument technique.

Inspecteur des finances de formation, Ted Beleshayi apporte à l’ARSP une expertise forgée au sein des institutions de contrôle les plus exigeantes du pays. Sa maîtrise des mécanismes d’audit et de gestion des risques constitue un atout majeur pour renforcer la crédibilité de l’institution.

L’opinion publique attend désormais une gouvernance davantage orientée vers les résultats, la transparence et l’orthodoxie financière. L’ARSP dispose ainsi d’un dirigeant capable de rassurer les investisseurs tout en veillant à la protection des intérêts des entreprises congolaises.

Les grands chantiers de la nouvelle équipe

Si l’administration précédente a contribué à populariser la loi sur la sous-traitance, sa mise en œuvre a parfois été critiquée pour certaines lourdeurs administratives, un déficit de lisibilité et des tensions récurrentes avec les opérateurs économiques.

Pour réussir son mandat, la nouvelle équipe dirigeante devra relever plusieurs défis majeurs.

Le premier consistera à rationaliser les mécanismes de contrôle en privilégiant une approche fondée sur des audits systématiques, transparents et impartiaux.

La poursuite de la digitalisation des procédures devra également permettre de simplifier l’obtention des attestations d’enregistrement et de réduire les contraintes administratives qui pèsent sur les PME.

Réconcilier l’ARSP avec le secteur privé

L’une des priorités du nouveau management sera également de restaurer un dialogue constructif avec les acteurs économiques.

Dans cette perspective, un rapprochement avec la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) pourrait favoriser une application plus harmonieuse du cadre réglementaire de la sous-traitance.

L’objectif sera de privilégier la concertation et la confiance plutôt que les rapports de confrontation.

Par ailleurs, la réussite de la politique de sous-traitance ne devrait plus être mesurée uniquement à travers le volume financier des contrats attribués aux entreprises locales, mais également par le nombre d’emplois créés, la qualité de ces emplois et l’efficacité du transfert des compétences au profit des Congolais.

Enfin, l’opérationnalisation des mécanismes de financement entre les PME, les banques et le Fonds de Garantie de l’Entrepreneuriat au Congo (FOGEC) demeure un enjeu essentiel pour permettre aux entreprises nationales d’exécuter efficacement les marchés qui leur sont confiés.

Une nouvelle ère pour la sous-traitance en RDC

L’ARSP entre aujourd’hui dans une nouvelle phase de son histoire. Porté par la dynamique de la jeunesse, fort de son expérience en audit et en gouvernance financière, Ted Beleshayi dispose des atouts nécessaires pour impulser une nouvelle vision de la régulation de la sous-traitance.

Son mandat sera jugé à l’aune de sa capacité à transformer cette institution en un véritable levier de création de richesses, d’emplois et d’opportunités pour les entrepreneurs congolais, faisant ainsi de la sous-traitance un moteur durable de l’émergence économique de la République démocratique du Congo.

A.B.

Continue Reading