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ASCITECH : Les élèves se préparent à élire leur gouvernement et parlement
L’Académie des Sciences et Technologies (ASCITECH) vivra, à partir du 22 septembre 2025, un moment démocratique inédit : l’élection du Parlement des élèves et du Gouvernement des élèves. Ce double scrutin, organisé par la Commission électorale de l’établissement (CEA), suscite déjà une vive effervescence dans les couloirs de l’école.

Un apprentissage citoyen
Pour la direction, il ne s’agit pas d’un simple exercice scolaire. « Ces élections sont une véritable école de démocratie. Nos élèves apprennent à défendre un programme, à convaincre, mais aussi à accepter le verdict des urnes », explique Mr Pacha Mukendi, éducateur et membre du comité électoral.
Les parents ont également été invités à accompagner leurs enfants dans cette aventure. Dans un communiqué, la CEA insiste : « L’expérience favorisera l’épanouissement personnel et scolaire de nos apprenants, tout en développant leurs compétences en leadership. »
Un calendrier serré

Les deux scrutins se dérouleront en parallèle, mais selon un calendrier bien précis.
Parlement des élèves : après le dépôt des candidatures (22 au 24 septembre), les campagnes électorales s’ouvriront jusqu’au 30 septembre. Les débats contradictoires auront lieu les 29 et 30 septembre, avant le vote et le dépouillement le 1er octobre. La présentation officielle des délégués interviendra le 6 octobre, suivie de l’investiture le 8 octobre.
Gouvernement des élèves : les candidatures seront reçues jusqu’au 25 septembre. Les débats contradictoires sont fixés au 1er octobre, puis le vote électronique pour le président des élèves se tiendra le 3 octobre. Le dépouillement des autres postes est prévu pour le 4 octobre. Comme pour le Parlement, la présentation officielle aura lieu le 6 octobre et l’investiture le 8 octobre. La première réunion commune Parlement-Gouvernement se tiendra le 11 octobre.
Des campagnes très attendues

Dans les classes, les discussions vont déjà bon train. Certains élèves peaufinent leurs slogans, d’autres rédigent des programmes. « Moi je veux être ministre de la Communication pour défendre la voix des élèves. J’ai plein d’idées pour améliorer notre journal mural et créer un podcast », confie Aline, élève de 5e secondaire.
Son camarade Patrick, qui brigue la présidence des élèves, se veut rassembleur : « Mon projet, c’est de renforcer l’unité entre toutes les classes. Je veux qu’on sente que la voix de chacun compte. »
Un panel de postes variés

Le futur gouvernement des élèves comptera plusieurs ministres : de l’Ordre et Bonne Gouvernance, des Ressources financières et matérielles, de la Culture, de la Santé et Environnement, du Sport et Loisirs, de la Communication, du Genre, et même un ministère de l’Immersion et de l’Intégration canadienne. Un dispositif qui reflète la volonté de l’ASCITECH d’ouvrir ses élèves sur le monde et d’ancrer la culture démocratique dans leur quotidien.
Un événement festif et sportif

Point d’orgue du processus : le 8 octobre, jour de l’investiture, un match de gala opposera les anciens de l’ASCITECH aux élèves actuels. Un moment festif destiné à célébrer la démocratie scolaire et à renforcer les liens entre générations.
« Nous voulons que nos élèves comprennent que la démocratie n’est pas un mot, mais une pratique », conclut M. Pacha Mukendi, de la Commission électorale. « L’avenir du pays se prépare dès l’école. »
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
