Coopération
Frontières coloniales : Berlin rappelle Kigali sur le respect du droit international
À l’occasion du 7e anniversaire de CONGOPROFOND.NET, l’ambassadeur d’Allemagne en RDC, Ingo Herbert, a réitéré ce lundi 22 septembre, la position de son pays face aux contestations implicites du Rwanda concernant les frontières avec la République démocratique du Congo, issues de la Conférence de Berlin de 1885. C’était lors d’un d’entretien qu’il a eu avec l’équipe rédactionnelle de votre média à l’occasion.
Interrogé sur ces allégations souvent voilées, qui serviraient de justification aux incursions rwandaises sur le sol congolais, le diplomate allemand a précisé qu’il est inacceptable de remettre en cause les frontières après la Seconde Guerre mondiale.
« C’est l’histoire. On n’a pas changé les frontières de beaucoup de pays après l’indépendance. Ce n’est plus acceptable après la Seconde Guerre mondiale. La position de l’Allemagne est claire : il faut respecter la Charte des Nations unies et le droit international », a déclaré Ingo Herbert.
Par ces propos, l’Allemagne réaffirme son attachement aux principes d’intangibilité des frontières héritées de la colonisation, tels que reconnus par l’Union africaine et le droit international.
Un rappel à l’ordre à l’endroit de tout pays qui, comme le Rwanda, tenterait de remettre en cause les limites territoriales actuelles à des fins expansionnistes.
L’ambassadeur a également condamné la violation de la souveraineté de la République démocratique du Congo par le Rwanda, sous couvert du mouvement terroriste M23.
« Ce que fait le Rwanda aujourd’hui est une violation du droit international. Même les pays amis devraient le reconnaître. Il existe un lien direct, évident, entre le M23 et le Rwanda. Et je suis clair à ce sujet », a-t-il martelé.
Par ailleurs, monsieur Ingo Herbert s’est dit surpris par le manque de soutien de certains pays africains à la RDC face à cette agression. Selon lui, même la déclaration de l’Union africaine n’a pas été ferme comme attendu.
WTK
Coopération
USA-RDC : Félix Tshisekedi rejette les accusations de bradage des minerais et jure sur leur valorisation par la transformation locale et la création d’emplois
S’exprimant mercredi 6 mai 2026, à la Cité de l’Union africaine, devant la presse congolaise, le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, a rejeté les accusations selon lesquelles l’accord de Washington aurait conduit au bradage des richesses minières congolaises au détriment de la population qui peine à en bénéficier.

Le chef de l’État a insisté sur sa vision de valorisation des ressources naturelles à travers la transformation locale des minerais, le développement des infrastructures et la création d’emplois. Il a enfin réaffirmé qu’il ne sacrifiera jamais les intérêts du pays ni les richesses nationales pour des intérêts personnels.
Dans la foulée, il a expliqué qu’à son arrivée au pouvoir, il avait ordonné un audit des anciens contrats miniers afin de corriger certaines irrégularités et d’obtenir de meilleurs avantages pour la RDC. Il a également assuré que les nouveaux partenariats sont suivis avec transparence et présentés au Parlement ainsi qu’à certaines organisations de la société civile.
Suzanne Ngulandjoko, stagiaire UCC
