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Disparition de Djodjo Ikomo : La musique congolaise perd une grande voix 

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Le monde musical congolais est en deuil. L’artiste musicien Djodjo Ikomo Ingange, figure marquante de la scène des années 1970 et 1980, s’est éteint dans la nuit, à 2 heures du matin, laissant derrière lui une carrière riche et des mélodies qui continuent de résonner dans la mémoire collective.

Ancien de Tabou National et de Bana Ngenge, Djodjo Ikomo avait également collaboré avec l’orchestre Vévé, où il participa à l’enregistrement de la célèbre chanson « Maina ». Cette œuvre reste à ce jour l’un des repères de la rumba congolaise. Il a aussi marqué son passage au sein de l’Empire Bakuba, formation légendaire où il mit en valeur son talent de chanteur et d’interprète.

Mais l’un des titres qui aura le plus immortalisé son nom demeure « Mayatu », un véritable chef-d’œuvre qui fit vibrer les amoureux de la musique congolaise. Sa voix et son style unique, empreints d’émotion et d’authenticité, ont contribué à faire de cette chanson un classique incontournable.

Issu des Frères des Écoles Chrétiennes de Boma, Djodjo Ikomo était aussi le neveu du gouverneur Eugène Djoku Eyo Baba. Sa vie fut marquée par une passion profonde pour l’art et la scène, mais également par des liens solides avec ses proches, notamment son ami intime, Denis Bonyeme B52, avec qui il partageait complicité et fraternité.

Sa disparition laisse un grand vide, non seulement dans sa famille biologique, mais aussi dans sa famille musicale, parmi ses collègues, amis et admirateurs. Beaucoup saluent un artiste humble, fidèle à ses racines et généreux dans son art. Les condoléances affluent de partout, témoignant de l’empreinte qu’il a laissée dans les cœurs.

À l’heure où la rumba congolaise est inscrite au patrimoine immatériel de l’UNESCO, la mort de Djodjo Ikomo rappelle la valeur et l’importance de ces artistes qui, par leurs voix, ont bâti l’histoire de la musique congolaise. Que son âme repose en paix.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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Samedi 30 mai à Kinshasa : Naissance littéraire de Chloé-Marie Kitenge avec « Éclosion »

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La scène littéraire congolaise s’apprête à accueillir une nouvelle voix prometteuse. Ce samedi 30 mai, la jeune écolière et auteure congolaise Chloé-Marie Kitenge procédera au vernissage et au baptême littéraire de Éclosion, sa toute première œuvre, à la salle polyvalente du ministère de la Culture, Arts et Patrimoine, à Kinshasa.

L’annonce a été faite par la Clinique Littéraire de Kinshasa à travers un communiqué relayé dans plusieurs médias culturels de la capitale congolaise, dont une copie est parvenue à la colonne Culture de la rédaction de Congoprofond ce mercredi.

Publié en 2026 aux Éditions Mesdames, Éclosion se présente comme une nouvelle à la croisée du réalisme et de la fiction. L’ouvrage aborde, avec sensibilité et maturité, les thèmes de la transformation intérieure, de la transcendance et du regard renouvelé sur la vie.

À travers une écriture déjà annoncée comme poétique et introspective, la jeune auteure propose une réflexion singulière sur l’existence et les métamorphoses humaines.

Derrière cette apparition littéraire précoce se dessine également une filiation artistique assumée. Fille du poète et écrivain congolais Pat le Gouru, Chloé-Marie Kitenge semble avoir hérité très tôt du goût des lettres et de la création.

Certains critiques évoquent déjà une transmission générationnelle de la plume, à l’image des grandes dynasties littéraires ayant marqué l’histoire universelle.

La jeune écrivaine n’en est toutefois pas à son premier exploit. En 2022, alors âgée de seulement 12 ans, elle remportait le Prix littéraire Zamenga dans la catégorie scolaire, une distinction qui révélait déjà un talent précoce ainsi qu’une remarquable maîtrise de l’expression écrite.

Élève au Complexe Cardinal Malula, Chloé-Marie Kitenge s’inscrit désormais parmi les jeunes figures émergentes de la littérature congolaise contemporaine. Son entrée officielle dans l’univers éditorial pourrait marquer le début d’un parcours particulièrement prometteur pour cette nouvelle plume de la génération montante.

Le choix du titre Éclosion apparaît d’ailleurs comme un symbole fort : celui d’une naissance littéraire, mais aussi de l’affirmation progressive d’une conscience artistique jeune, audacieuse et inspirée.

À travers cette publication, la littérature congolaise confirme une fois de plus sa capacité à se renouveler, en laissant émerger des voix juvéniles capables de conjuguer héritage culturel, imagination et modernité.

Barca Horly Fibilulu Mpia

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