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Disparition de Djodjo Ikomo : La musique congolaise perd une grande voix
Le monde musical congolais est en deuil. L’artiste musicien Djodjo Ikomo Ingange, figure marquante de la scène des années 1970 et 1980, s’est éteint dans la nuit, à 2 heures du matin, laissant derrière lui une carrière riche et des mélodies qui continuent de résonner dans la mémoire collective.
Ancien de Tabou National et de Bana Ngenge, Djodjo Ikomo avait également collaboré avec l’orchestre Vévé, où il participa à l’enregistrement de la célèbre chanson « Maina ». Cette œuvre reste à ce jour l’un des repères de la rumba congolaise. Il a aussi marqué son passage au sein de l’Empire Bakuba, formation légendaire où il mit en valeur son talent de chanteur et d’interprète.
Mais l’un des titres qui aura le plus immortalisé son nom demeure « Mayatu », un véritable chef-d’œuvre qui fit vibrer les amoureux de la musique congolaise. Sa voix et son style unique, empreints d’émotion et d’authenticité, ont contribué à faire de cette chanson un classique incontournable.
Issu des Frères des Écoles Chrétiennes de Boma, Djodjo Ikomo était aussi le neveu du gouverneur Eugène Djoku Eyo Baba. Sa vie fut marquée par une passion profonde pour l’art et la scène, mais également par des liens solides avec ses proches, notamment son ami intime, Denis Bonyeme B52, avec qui il partageait complicité et fraternité.
Sa disparition laisse un grand vide, non seulement dans sa famille biologique, mais aussi dans sa famille musicale, parmi ses collègues, amis et admirateurs. Beaucoup saluent un artiste humble, fidèle à ses racines et généreux dans son art. Les condoléances affluent de partout, témoignant de l’empreinte qu’il a laissée dans les cœurs.
À l’heure où la rumba congolaise est inscrite au patrimoine immatériel de l’UNESCO, la mort de Djodjo Ikomo rappelle la valeur et l’importance de ces artistes qui, par leurs voix, ont bâti l’histoire de la musique congolaise. Que son âme repose en paix.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET