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Libération provisoire de Jacky Ndala : Guillaume Ngefa clarifie et annonce l’examen d’autres dossiers
Le Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, a réagi ce samedi à la décision du Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Kinkole qui a accordé la liberté provisoire à Jacky Ndala, militant et acteur politique bien connu sur la scène congolaise.

Dans son communiqué officiel, le patron de la Justice congolaise s’est félicité de cette décision qu’il qualifie de « conforme aux dispositions légales ». Toutefois, il a tenu à préciser que cette mesure judiciaire ne doit pas être confondue avec une libération conditionnelle, qui relève exclusivement de sa compétence ministérielle.
Une distinction importante

La liberté provisoire est une mesure décidée par le tribunal, permettant à un prévenu d’attendre la suite de la procédure hors de la prison, sous certaines conditions. Elle se distingue de la libération conditionnelle, qui intervient après condamnation et suppose une décision administrative du Ministre de la Justice.
« Il ne s’agit pas d’une libération conditionnelle. Cette prérogative revient uniquement au Ministre de la Justice et sera exercée dans le strict respect de la loi », souligne le communiqué.
Un signal d’apaisement attendu

La libération de Jacky Ndala intervient dans un contexte politique marqué par de vifs débats autour de la détention de plusieurs militants et opposants. Pour de nombreux observateurs, cette décision judiciaire envoie un signal d’apaisement et de respect de l’État de droit.
Le Ministre de la Justice a également annoncé qu’il examinera, dans les prochaines semaines, les dossiers de plusieurs détenus afin de statuer sur l’octroi éventuel de libérations conditionnelles aux prisonniers remplissant les critères légaux.
Parcours de Jacky Ndala

Ancien coordonnateur de la jeunesse d’un mouvement politique d’opposition, « Ensemble pour la République« , Jacky Ndala est une figure engagée dans la défense des droits civiques et des libertés publiques. Sa détention avait suscité de vives réactions au sein de l’opinion, des organisations de la société civile et de la classe politique.
Avec cette liberté provisoire, ses partisans espèrent désormais un retour actif sur la scène politique et citoyenne, même si la procédure judiciaire reste en cours.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
