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Prisons : Guillaume Ngefa réaffirme la tolérance zéro contre la corruption, le racket et l’extorsion dans les centres pénitentiaires
Réunis à Kolwezi autour du ministre d’État, ministre de la Justice, les directeurs des prisons de l’espace Grand Katanga ont été rappelés à l’ordre : la lutte contre la corruption doit être menée avec rigueur dans tous les services pénitentiaires.

Parmi les participants, Séraphin Lenge, directeur provincial adjoint de la prison centrale de Kolwezi, a salué avec force cette interpellation qu’il considère d’abord comme personnelle : « C’est une question d’éthique et de déontologie. Quand on sert dans un service public de l’État, on ne peut tolérer que des pratiques de corruption deviennent la norme », a-t-il déclaré.

Le ministre a pointé du doigt des dérives courantes telles que la monétisation des propositions de libération ou encore le paiement exigé pour rendre visite à un détenu, un droit pourtant fondamental. Sur le plan sanitaire également, il a rappelé que la loi interdit toute facturation de soins médicaux aux prisonniers. Pourtant, dans certaines contrées, des détenus restent victimes de monnayage pour accéder à un traitement.

Pour Séraphin Lenge, ce rappel était nécessaire : « Nous devons tous nous aligner sur la vision de l’autorité afin d’éradiquer ces pratiques. La corruption en prison est inadmissible et met en péril notre ambition d’un véritable État de droit. »
À travers cette rencontre, le ministre a voulu fixer une ligne claire : aucune complaisance ne sera tolérée face à la corruption dans les établissements pénitentiaires du pays.
Tchèques Bukasa