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Inspection des prisons : Guillaume Ngefa étend son itinérance au Haut-Katanga après Kinshasa et le Kongo Central

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Le ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, a foulé ce samedi soir le sol de Lubumbashi, chef-lieu du Haut-Katanga, dans le cadre d’une mission d’inspection des établissements pénitentiaires de cette province minière du Sud-est de la République démocratique du Congo.

Cette descente s’inscrit dans une démarche plus large, déjà amorcée à Kinshasa et dans le Kongo Central, où le ministre d’État avait inspecté plusieurs prisons afin d’évaluer les conditions de détention et l’état des infrastructures. La continuité de cette itinérance traduit une volonté politique d’inscrire la réforme carcérale dans l’agenda prioritaire de la Justice congolaise.

En RDC, les conditions de détention sont souvent pointées du doigt : surpopulation chronique, déficit alimentaire, manque de soins de santé, vétusté des infrastructures et parfois insécurité interne. En se rendant personnellement dans les provinces, Guillaume Ngefa entend non seulement constater ces réalités de visu, mais aussi envoyer un signal fort quant à la nécessité d’une réponse structurelle.

L’étape du Haut-Katanga revêt une importance particulière : la région, poumon économique du pays, abrite plusieurs centres pénitentiaires qui concentrent un grand nombre de détenus. Leur situation reflète à la fois les défis budgétaires de l’État et les limites de la gouvernance locale en matière de droits humains.

À travers cette série d’itinérances, le ministre de la Justice veut redonner au dossier carcéral une place centrale dans le processus de modernisation du système judiciaire. Au-delà des visites, reste toutefois la question cruciale : comment traduire ces constats en réformes concrètes et durables pour garantir aux détenus des conditions conformes à la dignité humaine et aux standards internationaux ?

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)

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Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter. 

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.

« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.

Exaucé Kaya

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