Education
Éducation nationale : L’intersyndicale des syndicats des enseignants suspend son mouvement de grève
La rentrée scolaire 2025-2026, sur toute l’étendue de la République Démocratique du Congo, a eu lieu le lundi 1er septembre 2025. Néanmoins, pour des raisons qui leur sont spécifiques, notamment les salaires impayés, l’installation de la MESP, etc., les enseignants de quelques provinces éducationnelles à l’intérieur du pays, avaient boycotté la reprise de travail et ce, après avoir tenu des assemblées générales avec leurs syndicats respectifs.
Ayant donné un ultimatum au Gouvernement et après avoir évalué l’évolution de la situation, l’intersyndicale des syndicats des enseignants du Congo decide de lever son mouvement de grève décrétée le mardi 26 août 2025 et demande à ses membres de reprendre le travail dès le lundi 15 septembre prochain.
A travers un communiqué parvenu à la rédaction de CONGOPROFOND.NET et signé le vendredi 12 septembre 2025 par son Président et porte-parole, Godefroid Matondo Nzuzi, après des pourparlers avec les autorités ministérielles, cette plate forme syndicale donne les raisons qui ont prévalu à la levée de la grève et rassure ses membres sur la volonté du Gouvernement à concrétiser ses engagements pris lors des assises de la commission paritaire en août 2024, à Kinshasa-Bibwa.
En effet, Godefroid Matondo étale les points positifs notés dans les pourparlers avec le Gouvernement qui sont : la préoccupation du Chef de l’Etat aux revendications des enseignants, le projet de Statut particulier des enseignants qui est à la dernière étape d’examen, le projet de Décret portant organisation et fonctionnement de l’Inspection qui suit son cours normal, la reprise imminente de la Commission Interministérielle, l’harmonisation avec la CNSSAP, l’extension de la MESP dans les provinces de Kwilu et Kongo Central, l’organisation imminente de la mission de toilettage du fichier paie des enseignants et enfin la poursuite des pourparlers après la mission d’identification.
Ainsi, l’intersyndicale recommande -t-il, à tous les agents et cadres du Ministère oeuvrant au Secrétariat général, à l’inspection générale, à la DINACOPE, aux bureaux gestionnaires, ainsi que dans les écoles, de reprendre le service, dès ce lundi 15 septembre 2025.
A la suite de ce communiqué, l’on note néanmoins l’étonnement des enseignants qui ont repris le travail depuis le 1er septembre 2025. Ces derniers qualifient ce communiqué d’inopportun, en dépit du fait qu’il reprend les revendications des enseignants.
» Nous sommes au travail depuis le 1er septembre 2025, date prévue pour la rentrée scolaire. Tous les enseignants ont répondu présents. Certes, les cours ont repris avec timidité pour des raisons économiques, sociales et sécuritaires, mais à l’heure qu’il est, les activités prennent leur allure normale’’ nous a confié un chef d’établissement scolaire de N’djili.
Il convient de noter aussi que dans les bureaux gestionnaires, le travail avait déjà repris et la DINACOPE, elle-même, a déjà procédé au contrôle physique mensuel pour le mois de septembre, a-t-on constaté.
Certains enseignants dans les écoles se disent non concernés par le communiqué de l’intersyndicale, une structure qui, selon eux, n’inspire pas confiance, vu les agissements de son président Godefroid Matondo Nzuzi, évoquant sa prise de position de mai 2023, concernant la grève décrétée pendant le congé de Pâques et qui devrait débuter le lundi 22 mai 2023.
Au vu de la situation de la rentrée scolaire, telle qu’elle se présente sur terrain depuis le 1er septembre 2025, il y a lieu de se poser quelques questions, notamment :
1. La rentrée scolaire 2025-2026 était-elle apaisée ou non ?
2. La pluralité syndicale en RDC ne joue t-elle pas en défaveur des enseignants craie à main ?
3. Pourquoi ça doit être des cadres des services centraux de l’EDU-NC, notamment de la DINACOPE, qui doivent porter les aspirations des enseignants qui sont dans les écoles ?
4. Les délégués syndicaux travaillent-ils pour leurs intérêts personnels ou pour les intérêts des enseignants ?
Bref, toutes ces questions restent pendantes, tout comme les revendications des enseignants qui sont : l’acquisition du statut des fonctionnaires de l’Etat, l’augmentation salariale, le payement des NP et NU des écoles secondaires et bureaux gestionnaires, la retraite honorable des enseignants éligibles, l’extension de la MESP à travers tout le pays, la suppression des zones salariales, etc.
Jules KISEMA KINKATU/CONGOPROFOND.NET
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« Bourse Bora » de Fifi Masuka : Un programme qui ouvre les portes de l’université aux meilleurs élèves du Lualaba dès 75 %
À l’occasion du huitième anniversaire de la Fondation AMANI, les jeunes de Kolwezi ont mis à l’honneur leur marraine, Fifi Masuka Saini, en consacrant une méga-conférence à ses réalisations en faveur de la jeunesse. Parmi les initiatives les plus saluées figure le programme Bora, considéré comme l’un des plus ambitieux mécanismes d’appui à l’excellence scolaire en République démocratique du Congo.
Au cours des échanges, les intervenants ont présenté les retombées du programme Lualaba Bora, qui récompense chaque année les élèves ayant obtenu au moins 75 % aux examens d’État. Ces lauréats bénéficient d’une bourse leur permettant de poursuivre des études supérieures dans les meilleures universités du pays et de l’étranger, contribuant ainsi à la formation d’une nouvelle génération de cadres pour le développement de la province et de la RDC.
Les organisateurs ont particulièrement insisté sur la spécificité de cette initiative. Contrairement à la Bourse Excellentia portée par Denise Nyakeru Tshisekedi, qui exige un minimum de 85 % aux examens d’État, le programme Bora de Fifi Masuka fixe le seuil d’éligibilité à 75 %, élargissant ainsi le nombre de bénéficiaires de l’excellence académique. Autre particularité majeure, les lauréats reçoivent une bourse couvrant cinq années complètes d’études universitaires, leur offrant une garantie de continuité dans leur parcours académique.
Pour les responsables de la Fondation AMANI, cette politique traduit la vision de Fifi Masuka Saini, qui considère l’éducation comme un levier stratégique du développement. En investissant durablement dans les talents de la jeunesse, la gouverneure du Lualaba entend créer une élite compétente capable de relever les défis économiques et sociaux de la province et du pays.
La célébration des huit ans de la Fondation AMANI a ainsi servi de tribune pour rappeler qu’au-delà des infrastructures et des projets de développement, le capital humain demeure la principale richesse du Lualaba. À travers le programme Bora, les jeunes ont voulu témoigner leur reconnaissance envers leur marraine, dont les actions en faveur de l’excellence scolaire constituent, selon eux, une source d’inspiration pour toute la République démocratique du Congo.
Victor Kalenga Nsana/CONGOPROFOND.NET
