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Doctorat du Professeur Dori Dumbi : Un débat qui dépasse la personne
La récente contestation visant le Professeur Dori Dumbi et son doctorat obtenu à la Bircham International University (BIU) ne doit pas être réduite à une simple querelle académique. Elle met en lumière une réalité plus profonde : la difficulté persistante de certaines institutions africaines à accepter des modèles pédagogiques qui ne se conforment pas à un héritage figé, hérité de l’époque coloniale.
En assimilant volontairement l’enseignement à distance à l’enseignement « en ligne », certains opposants cherchent à réduire la BIU à une caricature : une école virtuelle, sans rigueur ni crédibilité. La réalité est pourtant bien différente. La BIU applique un modèle d’enseignement à distance exigeant, où l’autonomie du chercheur prime, où chaque thèse est encadrée par des professeurs internationalement reconnus, et où chaque évaluation est archivée et traçable.
Le problème n’est donc pas académique, mais institutionnel et politique. Dans un contexte où les diplômes étrangers délivrés par des institutions privées ne rentrent pas encore dans les grilles locales de reconnaissance, certains en profitent pour discréditer ce qu’ils ne maîtrisent pas. En Afrique centrale, la rigidité du système et les rivalités internes transforment la recherche en champ de bataille.
Pourtant, les faits sont têtus : des diplômés de la BIU enseignent, publient, dirigent et contribuent déjà au développement en Afrique et dans le monde. La valeur d’un diplôme ne réside pas uniquement dans un tampon administratif, mais aussi dans l’impact concret de ceux qui le portent.
La vraie question que nous devrions poser est la suivante : voulons-nous d’un enseignement supérieur africain tourné vers l’avenir, ouvert aux innovations pédagogiques, ou préférons-nous rester prisonniers d’un modèle étroit, incapable de suivre les évolutions globales ?
Refuser de reconnaître la BIU, c’est refuser d’accepter que des Africains puissent s’élever par des voies alternatives. C’est, en somme, bloquer l’avenir.
Par le Cercle des Anciens de Bircham International University – Afrique
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Lutte contre le blanchiment d’argent : La RDC mise sur la régulation des jeux pour sortir de la liste grise du GAFI
Face aux défis liés au blanchiment d’argent et au financement du terrorisme, le gouvernement congolais accélère la réforme du secteur des jeux d’argent. Lors d’une réunion tenue au Centre financier de Kinshasa, la Cellule de surveillance des jeux d’argent a présenté aux opérateurs les nouvelles orientations destinées à renforcer la transparence financière et la crédibilité internationale de la RD Congo.

Un enjeu stratégique pour l’image du pays
La RDC figure actuellement sur la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI), une situation qui constitue un frein à l’attractivité des investissements étrangers et complique les relations avec certaines institutions financières internationales.
Pour le coordonnateur de la Cellule de surveillance des jeux d’argent, Dieudonné Ntumba, la réforme du secteur constitue une priorité nationale.
Selon lui, une meilleure régulation des activités de jeux permettra de renforcer le contrôle des flux financiers, de prévenir les circuits illégaux et d’améliorer l’image du pays auprès des partenaires internationaux.
Le ministère des Finances en première ligne
Cette réforme est portée par le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, qui multiplie les initiatives visant à renforcer les mécanismes de conformité financière et à rapprocher la RDC des standards internationaux de gouvernance.
Au cours de la rencontre, Didier Bobwa Wese, chargé du système d’information et du monitoring des opérations des jeux au ministère des Finances, a souligné que l’absence d’un encadrement rigoureux expose le pays à d’importants risques sociaux et économiques.
Il a appelé les opérateurs à accompagner activement la transformation du secteur afin de construire un environnement plus transparent, plus compétitif et mieux sécurisé.
Une surveillance numérique renforcée
Au cœur de la réforme figure la création d’une plateforme de régulation centralisée permettant aux autorités de suivre les opérations financières des opérateurs en temps réel.
Cette innovation vise à détecter plus efficacement les anomalies, renforcer les mécanismes de contrôle et garantir une meilleure traçabilité des transactions.
Les opérateurs ont exprimé leur adhésion aux objectifs poursuivis par les autorités.
Les prochaines étapes porteront notamment sur des sessions techniques destinées à finaliser leur intégration au nouveau système de régulation.
Pour les autorités congolaises, cette collaboration est indispensable afin de bâtir un secteur des jeux d’argent conforme aux exigences internationales, capable de protéger les joueurs, de sécuriser les recettes publiques et de contribuer à l’amélioration de la réputation financière de la RDC sur la scène mondiale.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
