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Black-out à N’Djili : Le commandant suspendu après une panne électrique qui a paralysé l’aéroport
Coup de tonnerre à l’Aéroport international de N’Djili. Dans la nuit du 10 au 11 septembre 2025, une grave panne générale d’énergie électrique a plongé la principale plateforme aéroportuaire de Kinshasa dans le noir total à 00h24 TU, alors qu’un vol de la compagnie nationale, le DRCO01, était en approche.

Selon la correspondance officielle du Directeur général de la Régie des Voies Aériennes (RVA), Ngoma Mbaki Léonard, cette défaillance a non seulement bloqué les opérations, mais elle a également contraint plusieurs aéronefs à être déroutés vers Brazzaville/Maya-Maya, provoquant un incident diplomatique et sécuritaire majeur.
Les premières analyses pointent la responsabilité du commandant de l’aéroport de N’Djili, accusé de manquements graves. Le DG de la RVA reproche notamment au responsable suspendu :
– de n’avoir pas respecté les instructions concernant l’acquisition d’un inverseur de charges auprès de la société STIELE, jugée plus compétente que l’entreprise UNICOMPEX choisie ;
– d’avoir laissé en place un technicien de permanence « incompétent », incapable d’activer à temps le protocole de secours prévu pour ce type d’incident.
Face à la gravité des faits, et en vertu de l’article 32 de la Convention collective de la RVA, le Directeur général a décidé de suspendre le commandant de N’Djili, Lundula Lutshaka (matricule 79.599), « jusqu’à nouvel ordre », le temps que se poursuivent les enquêtes internes.
Cet incident, qui met en lumière la fragilité des infrastructures aéroportuaires de la RDC, soulève de vives inquiétudes quant à la sécurité des passagers et à la crédibilité internationale du hub de Kinshasa.
Tchèques Bukasa
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Kalaa Mpinga, nouveau PCA/Fomin : Un parcours marqué par les conflits de gouvernance, de Mwana Africa à PHC
Nommé Président du Conseil d’Administration du Fonds minier pour les générations futures ( FOMIN), depuis ce mercredi 3 juin, le nom de Kalaa Mpinga n’est pas nouveau dans les milieux économiques et miniers africains. Depuis plusieurs années, il est associé à différents projets d’envergure dans les secteurs minier et industriel. Toutefois, plusieurs de ces initiatives ont été marquées par des tensions récurrentes avec des partenaires financiers, des actionnaires ou d’autres parties prenantes.
L’épisode Mwana Africa : une rupture retentissante avec les actionnaires
L’un des cas les plus documentés demeure celui de Mwana Africa, groupe minier présent dans l’exploitation du diamant, de l’or et du nickel sur le continent africain. Après plusieurs années à la tête de l’entreprise, Kalaa Mpinga est finalement écarté de la direction à la suite d’un vote de défiance organisé lors d’une assemblée générale extraordinaire ( https://www.jeuneafrique.com/234648/economie-entreprises/les-chinois-evincent-kalaa-mpinga-de-mwana-africa/ )
Cette éviction intervient dans un contexte de désaccords persistants avec certains actionnaires, notamment chinois. À l’époque, l’intéressé évoque lui-même des divergences profondes concernant la stratégie de développement du groupe ainsi que son mode de gouvernance. Pour de nombreux observateurs, cet épisode constitue l’une des illustrations les plus marquantes des difficultés relationnelles qui ont jalonné sa carrière, avec des partenariats se terminant souvent par des ruptures ouvertes.
La MIBA : Une implication dans un environnement sous haute tension
Le nom de Kalaa Mpinga apparaît également dans les discussions liées à la relance de la Minière de Bakwanga (MIBA), fleuron historique de l’industrie diamantifère congolaise. À cette époque, l’entreprise traverse une crise profonde, sur fond d’enjeux économiques, sociaux et politiques particulièrement sensibles ( https://lemaximum.cd/2015/11/20/economie/kalaa-mpinga-les-rawji-enfer-ou-paradis-mbuji-mayi-veut-la-relance-de-sa-miba/ )
Bien que ce dossier diffère sensiblement de celui de Mwana Africa, plusieurs analyses soulignent néanmoins un élément commun : la difficulté à construire et préserver des alliances durables dans des secteurs pourtant stratégiques pour le développement économique.
Un style de gouvernance régulièrement pointé du doigt
Au fil des années, certains analystes ont observé que les tensions entourant plusieurs projets auxquels Kalaa Mpinga a été associé ne peuvent être expliquées uniquement par la complexité des environnements d’affaires africains.
Selon eux, ces frictions répétées seraient également liées à un mode de gestion caractérisé par des confrontations fréquentes avec les autres acteurs impliqués dans les projets, qu’il s’agisse d’actionnaires, de partenaires financiers ou de décideurs institutionnels. Cette lecture alimente le débat sur la capacité à maintenir un consensus durable autour de projets nécessitant pourtant stabilité et coopération.
Le dossier PHC dans la continuité d’un historique mouvementé ?
Dans ce contexte, les controverses observées autour de Plantations et Huileries du Congo (PHC) apparaissent, pour certains observateurs, moins comme un cas isolé que comme le prolongement d’un parcours déjà marqué par plusieurs conflits de gouvernance.
Si chaque dossier possède ses spécificités juridiques, économiques et opérationnelles, les critiques formulées convergent souvent vers une même interrogation : celle de la capacité à préserver des partenariats solides et durables dans des secteurs où la confiance entre les différentes parties constitue un facteur déterminant de succès.
Njila Mule/CONGOPROFOND.NET
