Société
Stade des martyrs : Administrateur impuissant face à l’incivisme et aux débordements
Mardi 9 septembre 2025, le Stade des Martyrs à Kinshasa a été le théâtre d’un chaos rarement vu. Dès le matin, des milliers de supporters ont afflué pour assister au match RDC – Sénégal, 8ᵉ journée des éliminatoires de la Coupe du monde 2026, mettant à rude épreuve les dispositifs de sécurité. Rapidement, le flot humain a débordé les barrières, et la tribune de presse a été envahie, rendant impossible le travail des journalistes.
L’administrateur du stade, dépassé par l’ampleur de l’événement, a reconnu l’impréparation face à une telle affluence. Malgré ses efforts, la sécurité n’a pas pu contenir le public, qui a ignoré les consignes et montré un comportement incivique : bousculades, franchissements interdits et objets jetés dans les gradins.
Si l’ambiance passionnée était palpable, elle a été entachée par ces débordements. Certains supporters ont refusé de céder la place aux personnes autorisées, et des zones du stade sont rapidement devenues inaccessibles, menaçant la sécurité des spectateurs et des joueurs.
Cet incident interpelle sur la nécessité de mieux préparer les événements majeurs à Kinshasa. La ferveur populaire doit pouvoir s’exprimer dans un cadre sécurisé. L’échec de ce dispositif met en lumière l’urgence de renforcer les mesures de contrôle, la sensibilisation du public et la coordination entre les organisateurs pour éviter que la passion ne se transforme en danger.
Désiré Rex Owamba
Genre
RDC : appuyé par IPAS, ONU FEMME et UNFPA, le sous-groupe thématique Violences Basées sur le Genre valide son plan d’action national 2026
Avec l’appui de l’IPAS, ONU FEMME, l’UNFPA et l’ambassade du Canada en RDC, le sous-groupe thématique Violences basées sur le Genre (VBG) a tenu, ce jeudi 07 mai 2026, à Béatrice Hôtel à Kinshasa, sa reunion mensuelle de mars. Au cours de cette session, partenaires, acteurs étatiques, société et autres participants ont à l’unanimité, validé le plan d’action national pour une société plus juste, protectrice et égalitaire.

« Compte tenu de ce qui se passe en matière de violences dans notre pays, chaque mois nous nous réunissons avec tous les acteurs, qui luttent contre les violences basées sur le genre pour échanger, monter des stratégies en vue de lutter réellement contre ces violences », a expliqué Cécile Tshibanda, Directrice générale de l’Agence Nationale de lutte contre les Violences Faites à la Femme et à la Jeune et Petite Fille (AVIFEM).

« Aujourd’hui, comme vous pouvez vous en rendre compte, on avait une réunion au cours de laquelle on devait valider notre plan d’action national et ce qui a été fait. Et nous l’avons fait avec l’appui de l’ONU Femmes, de UNFPA, de l’ambassade du Canada et de l’IPAS », a précisé Cécile Tshibanda, à l’issue de ce rendez-vous.
À en croire la présentation de ce plan d’action, il vise à renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre à travers une coordination efficace, un plaidoyer stratégique, une mobilisation accrue des partenaires, et un renforcement des capacités institutionnelles, afin de réduire l’impunité, améliorer la prise en charge des victimes et promouvoir la masculinité positive dans les politiques publiques d’ici fin 2026.

« Ce plan d’action national garantit une prise en charge multidisciplinaire des survivant(e)s, couvrant les besoins médicaux, psychologiques, judiciaires et socio-économiques. Il implique les acteurs étatiques, la société civile, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les communautés locales pour une meilleure appropriation », confie une note explicative.
Dans son approche, il vise à coordonner les actions, harmoniser les outils et renforcer les capacités des acteurs nationaux et provinciaux. Il assure la mise en conformité des lois nationales avec les instruments internationaux, renforçant la lutte contre l’impunité et engage les hommes et les décideurs à transformer les dynamiques de genre, servant de levier pour briser le cycle de la violence.

Partenaire technique du gouvernement dans cette lutte et organisateice de cette activité, IPAS se fixe comme vision de contribuer à l’avènement d’une RDC où chaque femme et chaque jeune fille a le droit, le pouvoir et les capacités d’agir en faveur de sa santé reproductive, de son éducation et de sa profession, gage de son autonomisation.
Exaucé Kaya
