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La mort du Général Innocent Kabandana : Un chapitre sanglant de l’histoire rwandaise se referme-t-il vraiment ?

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C’est le décès d’un homme accusé de crimes atroces en 1994 mais resté libre et protégé par Paul Kagame. Sa mort soulève des questions sur la justice et la mémoire des victimes. Le Lieutenant-Général Innocent Kabandana, officier supérieur des Forces de Défense Rwandaises (RDF), est décédé le 7 septembre 2025 des suites de “causes naturelles” selon un communiqué officiel.

Présenté comme un héros de la libération du Rwanda et un acteur clé de la lutte contre le terrorisme au Mozambique, Innocent Kabandana incarne pourtant une autre réalité pour les survivants du massacre de Gakurazo en 1994 : celle d’un commandant impliqué dans l’exécution de membres du clergé et de civils innocents. Son décès soulève une question brûlante : la mort efface-t-elle les crimes du passé.

Les médias étatiques rwandais et les communiqués militaires dépeignent Innocent Kabandana comme un soldat exemplaire. Libérateur de 1994 : Il a participé à la lutte contre le génocide des rwandais. Il a été attaché de défense aux États-Unis et commandant des forces spéciales. Il a dirigé les opérations au Mozambique contre les insurgés islamistes.

Le 5 juin 1994, à Gakurazo, des membres du clergé et des civils ont été sauvagement assassinés par le bataillon 157 du Front Patriotique Rwandais (RPF), alors commandé par Fred Ibingira. Victimes : 3 évêques, 1 archevêque, 9 prêtres et 3 civils, dont un enfant de 8 ans. Des survivants affirment que le général Kabandana était présent lors des massacres et a participé aux décisions ayant conduit aux exécutions.

Les victimes ont été enterrées dans une fosse commune, “comme des animaux”. Innocent Kabandana a gravi les échelons militaires malgré les allégations. De major-général à lieutenant-général en 2022, après sa mission au Mozambique. Commandant des forces spéciales, chef de la logistique RDF, et diplomate aux États-Unis. Aucune enquête officielle n’a été ouverte contre lui par le gouvernement rwandais.

La communauté internationale n’a jamais enquêté sérieusement sur les crimes du RPF en 1994. Les exactions du RPF ont été peu documentées en raison des restrictions d’accès imposées par le mouvement. Les États-Unis et l’Europe ont fermé les yeux sur ces accusations pour préserver des relations avec le Rwanda actuel. Kabandana est mort à l’hôpital militaire de Kigali, entouré d’honneurs militaires.

Sa mort empêche toute poursuite judiciaire, au grand dam des survivants. Pour les familles de Gakurazo, cette mort est une insulte à leur quête de justice. Le gouvernement de Paul Kagame continue de glorifier les acteurs controversés de 1994. Le RPF est présenté comme le seul sauveur du génocide, occultant ses propres crimes. Des survivants ont dû fuir le Rwanda en 2000 par crainte de représailles.

La mort de Kabandana symbolise l’impunité dont bénéficient les auteurs de crimes au Rwanda. Alors que les victimes de Gakurazo crient justice depuis 30 ans, le régime de Kigali préfère honorer leurs bourreaux. Kabandana emporte dans sa tombe les secrets d’un chapitre sombre de l’histoire rwandaise, mais le devoir de mémoire reste intact. Rest in Peace ? Non. Rest in Impunity.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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Kasaï-Central : 150 policiers de la PNC élevés au rang de sous-officiers lors d’une cérémonie officielle à Dibaya

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Dans le territoire de Dibaya, au Kasaï-Central, la Police nationale congolaise (PNC) a procédé, le lundi 1er juin 2026, à la reconnaissance officielle des grades de 150 policiers récemment promus. Cette cérémonie s’inscrit dans le cadre de l’opération nationale d’élévation en grade des sous-officiers, visant à renforcer la motivation, la discipline et l’efficacité au sein des unités de police.

La cérémonie s’est tenue sur la Place de l’Indépendance, située dans le quartier Mitengu, à Tshimbulu, chef-lieu du territoire de Dibaya. L’événement a réuni les autorités policières locales, les agents concernés ainsi que les familles venues partager ce moment symbolique de reconnaissance et de valorisation du service rendu à la nation.

Au total, 150 policiers ont été élevés à différents grades, notamment ceux d’adjudant-chef, sous-commissaire, sous-commissaire adjoint, brigadier et agent de police. Cette promotion collective traduit la volonté de la hiérarchie policière de récompenser les efforts fournis sur le terrain dans l’accomplissement des missions de sécurité publique.

Prenant la parole, le commissaire de la police de Dibaya, Denis Mwamba, a salué cette vague de promotions qu’il a qualifiée de reconnaissance méritée du travail accompli par les agents. Il a souligné que cette élévation doit constituer un nouveau départ, marqué par davantage de rigueur et de responsabilité.

Il a, à cette occasion, exhorté les nouveaux promus à faire preuve de professionnalisme, de discipline et d’engagement constant au service de la population. Selon lui, ces valeurs demeurent essentielles pour renforcer la confiance entre la police et les citoyens, ainsi que pour garantir une meilleure sécurité dans le territoire.

Les bénéficiaires ont, de leur côté, exprimé leur gratitude envers la hiérarchie de la PNC et les autorités compétentes pour la confiance placée en eux. Ils ont réaffirmé leur engagement à servir avec loyauté et détermination, en vue d’assurer efficacement la protection des personnes et de leurs biens à Dibaya.

Mike Tyson Mukendi

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