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Barça–RDC : Un partenariat sous le feu des critiques d’Amnesty International !
L’accord signé le 30 juillet entre le FC Barcelone et le gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC), estimé à 40 millions d’euros sur quatre ans, suscite une vive polémique. Présenté par le club catalan comme une collaboration destinée à « promouvoir le sport, la paix et la culture », ce partenariat prévoit notamment que toutes les équipes professionnelles portent le logo « RD Congo – Cœur de l’Afrique » sur leurs maillots d’entraînement jusqu’en 2029, et qu’une « Maison de la RDC » soit installée au Spotify Camp Nou.
Pour Amnesty International, il s’agit avant tout d’une opération de « sportwashing ». Son porte-parole, Daniel Langlet, fustige une campagne qui occulte la réalité : « Quand nous voyons ‘Visit Rwanda’ ou ‘RD Congo – Cœur de l’Afrique’ sur un maillot, nous devrions aussi voir les abus que l’on tente de cacher. » L’ONG rappelle que la RDC reste marquée par des arrestations arbitraires, des actes de torture, des restrictions à la liberté d’expression et un nombre élevé de condamnations à mort.
Amnesty met en garde contre une banalisation de ce type de partenariats, déjà répandus en Europe. Du PSG au Bayern Munich, en passant par l’Atlético de Madrid, Monaco, Milan ou Arsenal, plusieurs grands clubs ont conclu des accords similaires. « Les clubs doivent assumer leur responsabilité éthique au lieu de servir d’outil de communication à des régimes contestés », insiste Langlet.
Désiré Rex Owamba
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Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats
L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.
Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.
D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées
Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.
Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.
En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.
Entre interrogations et attentes
L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.
Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.
Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.
Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET
