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Forum 2025 de la SADC : Vers une synergie africaine contre les expulsions liées à l’exploitation des ressources naturelles

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Le Forum 2025 de la société civile de la SADC (Communauté de développement d’Afrique australe) se tient, ce jeudi 21 août à Antananarivo, Madagascar. Cet événement rassemble de nombreux acteurs de la société civile autour de thématiques cruciales, telles que l’éducation des jeunes, les approches transformatrices en matière de genre et de nationalité pour les enfants, ainsi que la question urgente des expulsions forcées causées par l’exploitation des ressources naturelles.

C’est précisément cette dernière problématique qui a été au cœur des échanges lors d’un panel ayant connu la participation du Congolais, Donat Kambola Lenge.  » Nous y avons entendu des témoignages poignants en provenance d’Afrique du Sud, de Madagascar et de la République démocratique du Congo, notamment sur la situation alarmante dans la ville minière de Kolwezi », a-t-il souligné.

Selon l’avocat-activiste de la société civile, un constat commun a émergé : partout sur le continent, les communautés locales sont dépossédées de leurs terres, de leurs moyens de subsistance et de leurs habitations, souvent en violation flagrante des lois nationales et même des politiques internes des entreprises impliquées.

« Nous avons également appris qu’il existe des mécanismes juridiques africains capables de soutenir les communautés affectées et d’amener des changements concrets. En réponse, les participants ont proposé la mise en place d’une synergie africaine pour renforcer la solidarité, le plaidoyer et les actions collectives face à ces injustices structurelles… », a-t-il conclu.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Ebola : avec un taux de létalité de 17%, le gouvernement rassure et souligne les premiers cas de guérison en RDC

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Invité du Briefing hebdomadaire coanimé avec le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya Katembwe, ce jeudi 4 juin 2026, le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Samuel Roger Kamba Mulamba, a présenté la situation sanitaire réelle de l’épidémie d’Ebola, vingt jours après l’annonce officielle de cette résurgence en République démocratique du Congo.

Selon le ministre de la Santé, 381 cas confirmés d’Ebola ont déjà été enregistrés dans le pays, avec 63 décès, soit un taux de létalité estimé à 17 %. À ce jour, sept personnes sont déclarées guéries, dont six en Ituri et une à Goma.

Le gouvernement indique que seulement trois provinces sont touchées par cette épidémie : l’Ituri, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu. La province de l’Ituri demeure l’épicentre de l’épidémie avec près de 95 % des cas confirmés. Le Nord-Kivu compte 19 cas, tandis que le Sud-Kivu en enregistre 3.

Le Dr Roger Kamba a insisté sur l’importance d’une prise en charge rapide des personnes contaminées afin de limiter les décès.

« Nous avons la possibilité de sauver les gens si les personnes contaminées rejoignent rapidement les centres de prise en charge », a-t-il déclaré.

Le ministre a également rassuré l’opinion nationale et internationale concernant les déplacements des Congolais à l’étranger, notamment dans le cadre des compétitions sportives internationales.

« Il n’y a aucune raison de fermer les frontières ou d’empêcher les joueurs et supporters congolais de participer au mondial. Ce n’est pas la nationalité qui représente un risque, mais le contact avec une personne infectée », a précisé le ministre.

Abordant la question du suivi des patients guéris, le ministre de la Santé a expliqué que le virus Ebola peut rester présent dans le sperme jusqu’à deux ans après la guérison. Pour cette raison, les survivants continuent d’être suivis médicalement afin d’éviter tout risque de transmission à leurs partenaires.

Toutefois, il a affirmé qu’une personne guérie d’Ebola ne peut pas contracter une seconde fois le même virus.

Parmi les principales mesures de riposte recommandées par les autorités sanitaires figurent le lavage régulier des mains et l’évitement de tout contact avec les personnes contaminées ou suspectées de l’être.

Glodi Bukasa

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