Religion
Kananga : L’Église évangélique des Sacrificateurs lance sa réunion semestrielle d’évaluation des activités de la jeunesse
L’Église évangélique des Sacrificateurs a officiellement ouvert, ce dimanche 17 août, sa réunion semestrielle d’évaluation des activités de la jeunesse, une cérémonie solennelle qui s’est tenue dans son temple situé sur l’avenue Route Ilebo, dans la commune de Ndesha.

Placée sous le signe de la responsabilisation et de l’engagement des jeunes, cette rencontre stratégique rassemble, du 16 au 19 août, des dirigeants de la jeunesse issus de toutes les églises évangéliques des Sacrificateurs de la République démocratique du Congo (RDC).
L’événement a réuni plusieurs dignitaires religieux, des officiels provinciaux, ainsi que des représentants de la jeunesse, venus échanger sur les défis et perspectives liés à l’encadrement des jeunes au sein de l’Église et de la société.
Le Révérend Batiste Kambala Kabasele, directeur de l’éducation de la jeunesse au sein de l’Église, a rappelé l’importance de cette rencontre, qui se tient chaque année au mois d’août. « Cette réunion est un moment clé pour évaluer nos actions passées et définir une feuille de route pour les six prochains mois. Les jeunes sont l’avenir de notre Église et de notre nation », a-t-il déclaré.
Un appel à la responsabilité et à l’engagement des jeunes

Jean-Claude Kaboso, représentant du Conseil provincial de la jeunesse, a, quant à lui, insisté sur le rôle crucial des jeunes dans la société, en s’appuyant sur des références bibliques. « Comme le dit l’Écriture, que personne ne méprise votre jeunesse, mais soyez un modèle pour les croyants. Vous avez une mission à accomplir », a-t-il souligné, appelant les participants à incarner des valeurs de leadership et d’intégrité.
La cérémonie a été présidée par Aaron Bidilukinu, représentant du ministre provincial de la Jeunesse, qui a salué l’initiative de l’Église et réaffirmé le soutien du gouvernement provincial aux projets portés par la jeunesse. « Le gouvernement est disposé à accompagner vos initiatives, car votre dynamisme est essentiel pour le développement de notre province. Restez sereins et engagés pour construire un avenir meilleur », a-t-il déclaré devant une assemblée attentive.
Un programme dense axé sur la formation et la planification
Pendant quatre jours, les participants vont analyser les activités passées, identifier les défis et élaborer des stratégies pour renforcer l’impact des actions jeunesse au sein des différentes paroisses. Des ateliers thématiques, des séances de prière et des moments de partage d’expériences sont également prévus.
Cette réunion s’inscrit dans une dynamique plus large de renforcement des capacités des jeunes, considérés comme des acteurs clés dans l’évangélisation et le développement communautaire.
Félicien MK/CONGOPROFOND.NET
Actualité
Nkamba, ville sainte : Dr Lohanga Konga Jospin monte au créneau et recadre le débat
La polémique autour du statut de Nkamba comme ville sainte continue d’alimenter les débats en République démocratique du Congo. À l’origine de cette controverse, une déclaration d’un prélat catholique congolais, récemment nommé au sein du gouvernement romain, remettant en question cette reconnaissance spirituelle.
Une sortie médiatique qui n’a pas laissé indifférents les milieux religieux, notamment ceux du kimbanguisme. Dans un échange accordé à la rédaction de Congoprofond.net, ce jeudi 16 avril, l’ambassadeur itinérant Dr Lohanga Konga Jospin, auprès du représentant légal de l’Église kimbanguiste, Sa Divinité Papa Simon Kimbangu Kiangani, est monté au créneau pour apporter des éclaircissements qu’il qualifie de « nécessaires et urgents ».

Une controverse née d’une déclaration ecclésiastique
Tout part d’une prise de position publique d’un archevêque catholique congolais, ancien président de la CENCO, qui conteste le caractère sacré de Nkamba, berceau du kimbanguisme fondé par Simon Kimbangu.
Cette déclaration, rapidement devenue virale sur les réseaux sociaux et dans les débats populaires, a suscité incompréhension et réactions, notamment au sein des fidèles kimbanguistes.
Saisissant « la balle au bond », selon ses propres termes, Dr Lohanga Konga Jospin a livré une réponse méthodique, s’appuyant à la fois sur les fondements doctrinaux du kimbanguisme, l’histoire spirituelle de Nkamba et la reconnaissance progressive de cette ville comme centre religieux majeur.
Avec une rhétorique maîtrisée, il rappelle que Nkamba n’est pas une construction symbolique récente, mais une réalité spirituelle enracinée dans la mission prophétique de Simon Kimbangu.
« La sainteté de Nkamba ne procède pas d’une validation humaine, mais d’une manifestation divine vécue et reconnue par des générations de croyants », soutient-il en substance.
Nkamba : un centre spirituel vivant
L’ambassadeur itinérant insiste sur le fait que Nkamba représente un lieu de pèlerinage international, un espace de communion spirituelle et un point de convergence de la foi africaine.
Selon lui, contester Nkamba revient non seulement à ignorer une réalité religieuse vécue, mais aussi à minimiser l’apport du kimbanguisme dans l’émancipation spirituelle et identitaire africaine.
Dans son intervention, Dr Lohanga Konga Jospin dénonce également ce qu’il considère comme une lecture partielle des faits religieux et une confusion entre reconnaissance institutionnelle et réalité spirituelle.
Il appelle ainsi à une approche plus rigoureuse et respectueuse des différentes confessions religieuses présentes en RDC.
Une défense du pluralisme religieux

Au-delà de la polémique, cette prise de parole s’inscrit dans une logique plus large : celle de la défense du pluralisme religieux et du respect mutuel entre Églises.
Pour Dr Lohanga Konga Jospin, il est essentiel que chaque confession soit reconnue dans sa spécificité et que les débats théologiques ne deviennent pas des instruments de division.
En intervenant avec précision et fermeté, l’ambassadeur itinérant s’impose comme une voix structurée dans ce débat sensible. Sa démarche vise à réaffirmer une conviction profonde : Nkamba, pour les fidèles kimbanguistes, est et demeure une ville sainte par essence, indépendamment des controverses.
Dans un contexte où foi, identité et reconnaissance institutionnelle s’entremêlent, cette polémique révèle surtout l’importance d’un dialogue interreligieux apaisé et fondé sur la connaissance mutuelle.
Barca Horly Fibilulu Mpia/CONGOPROFOND.NET
