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Kisangani : La députée Hermione Bolumbe met la médecine au service des plus démunis
Médecin de formation et députée nationale élue de Mont Amba, l’honorable Hermione Bolumbe allie engagement politique et vocation médicale. Depuis plus d’un mois, elle conduit à Kisangani une vaste campagne médico-chirurgicale gratuite, une initiative qui témoigne de sa volonté de rapprocher la santé de qualité des populations les plus vulnérables. Cette action se déroule sous l’impulsion du ministre des Finances, S.E. Doudou Fwamba Likunde, et la coordination de la Fondation HBO.

Une médecine au service du peuple
Clinicienne à l’hôpital Ngaliema, Hermione Bolumbe n’a jamais renoncé à sa première passion : soigner. À Kisangani, plusieurs centaines de patients, souvent démunis, ont bénéficié de soins spécialisés et d’interventions chirurgicales de haut niveau. Les équipes médicales ont notamment pratiqué avec succès :
– des laminectomies cervicales et dorsales,
– des hystérectomies par voie vaginale,
– des herniographies,
– des myomectomies,
– des prostatectomies sous endoscopie,
– ainsi que des chirurgies de la cataracte par phacoémulsification.
Les malades chroniques, hypertendus et diabétiques, sont également pris en charge, avec des traitements garantis pour une durée de six mois.
Une synergie locale et internationale

L’opération mobilise une équipe composée de médecins congolais et d’une délégation médicale venue d’Europe, signe d’une coopération internationale au service de la population congolaise. Les activités de la campagne couvrent un large éventail, allant des chirurgies gynécologiques et ophtalmologiques aux soins cardiologiques, en passant par des échographies, formations médicales et même des pratiques spécialisées comme la rollingologie, la sinuscopie ou encore les implants de rate.
Une vision politique et humanitaire
« En ma qualité de députée nationale, je n’oublie jamais ma première vocation : celle de médecin », rappelle l’honorable Bolumbe, soulignant la complémentarité entre son mandat politique et sa pratique médicale. Son credo : défendre un système de santé national de qualité, socle indispensable pour l’avenir de la République démocratique du Congo.
Au-delà des actes médicaux, cette tournée humanitaire incarne une philosophie claire : placer la médecine au service des plus vulnérables. « Nous sommes au service de la population et c’est là notre raison d’être », insiste-t-elle.
Une tournée symbolique pour un avenir inclusif

Lancée à Kisangani, cette initiative se déploiera dans plusieurs autres villes de la Diagonale, avec pour objectif de construire un système de santé plus inclusif, plus humain et plus proche des citoyens. Elle illustre la vision d’une élite politique qui refuse de se couper du terrain, et qui choisit d’agir concrètement en faveur du bien-être collectif.
En associant engagement humanitaire et responsabilité parlementaire, Hermione Bolumbe trace la voie d’un leadership ancré dans la proximité, la solidarité et l’efficacité.
Dorcas Mwavita/Congoprofond.net
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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
