Société
Kwango : entre le parlement de jeunes et le Conseil Provincial de la Jeunesse, le choix est-il clair ?
La célébration de la journée internationale de la Jeunesse aura été un test de sincérité politique à Kenge. Les masques sont tombés ce mardi à Kenge, et l’on semble comprendre désormais qui travaille pour le peuple. Et qui roule pour la survie politique. Les politiciens eux-mêmes sont divisés, et les deux structures sur qui comptait une population kwangolaise abandonnée se sont données des coups en plein jour.
Tenez : les deux structures sensées représenter et rassembler les jeunes (CPJ et PJK) ont organisé chacune son activité, invitant les mêmes et seuls jeunes de la petite ville de Kenge. Patrick Kibelo (président du parlement des Jeunes) a organisé sa manif dans une salle huppée de la ville, avec des membres du gouvernement provincial et des responsables de la société civile. Bivula, vice-président du Conseil Provincial de la Jeunesse, a invité les jeunes à un meeting public à la tribune centrale de Kenge, et lit un mémorandum où il revendique la concrétisation des promesses d’État faites à la province du Kwango.
Alors que Kibelo festoie avec des dirigeants de la province et de la ville, Bivula se fait surveiller par un colonel de la police nationale. Kibelo finit en beauté, Bivula est réprimé puis chassé de la tribune, son mémo interrompu. Amies que Kibelo donne des accolades à la fin de la manif, Bivula, lui, vocifere des menaces contre les Maire de la ville.
Ainsi naquit le bicéphalisme politique au sein de la Jeunesse du Kwango, mardi 12 août 2025.
Dans les réseaux sociaux, les jeunes et autres personnes intéressées par la marche du Kwango se disent inquiets de la répression de l’activité du CPJ, sensée interpeller les autorités leurs devoirs d’État envers le peuple. Et les critiques n’ont pas tardé. Pour Nono Munongo, un jeune influent à Kenge, « la seule structure reconnue pour représenter les jeunes est le CPJ « .
Il est indigné de constater que les autorités de la province ont choisi de financer et faciliter le Parlement des jeunes, une structure informelle. Il pense que les autorités de Kenge ont eu peur « parce que la thématique choisie par le Conseil Provincial de la Jeunesse kwangolaise est une matière qui a toujours fâché et intrigué les autorités et politiciens kwangolais« , a-t-il écrit sur Tribune de Kenge, un forum WhatsApp de lintelitsia kwangolaise.
« Surtout les dossiers de l’électrification et stade de Kenge étant parmi ceux qui font mal aux mentors de l’exécutif provincial du Kwango, je savais que ça finira comme ça. »
Un autre influenceur, le journaliste Paz Miluta, a condamné la répression des activités du CPJ par le maire de la ville de Kenge. Pour lui, Noël Kuketuka a simplement fait preuve d’abus de pouvoirs.
Les réactions en soutien aux jeunes de CPJ fusent de partout. Plusieurs politiciens qui ne veulent pas paraître font signer leurs diatribes par des jeunes qui parfois écrivent mal.
Émile YIMBU/CONGOPROFOND.NET
Société
Apprentissage des métiers pour les filles -mères : un facteur vers la réinsertion sociale
Depuis deux décennies, les femmes et les enfants endurent davantage les conséquences néfastes de la situation économico-socio-politique de la République Démocratique du Congo, qui fort malheureusement, est empirée par les conflits armés récurrents à travers le pays.
Les droits des femmes et des enfants sont de plus en plus bafoués en RD Congo malgré la multitude d’instruments juridiques et la volonté affichée des autorités publiques visant à combattre cela et surtout créer un cadre national favorable au plein épanouissement des deux groupes ci-haut cités.
Les victimes (femmes comme enfants) sont presque incapables de se défendre vu leur position de faiblesse économique et sociale, mais également à cause des pesanteurs culturelles.
Le phénomène filles mères qui est considéré comme une des conséquences de la crise en RD Congo génère de prime à bord la stigmatisation dans une société où la maternité reste encore mal perçue lorsqu’elle n’a pas pour cadre un toit conjugale et cela quelques soit le niveau de la crise.
N’ayant, pour la plupart pas développer un niveau de personnalité pouvant leur permettre de faire face ou d’affronter une communauté qui les regarde comme des parias, les jeunes filles qui deviennent mères tôt et sans être mariées sont souvent l’objet d’un rejet, qui, dans certains cas est étendu à leur progéniture. Il s’en suit Stress, perte d’estime de soi, incapacité à assumer les nouvelles responsabilités qui s’imposent à elles, etc.
Les filles mères trouvent prises dans un engrenage qui les prédispose à une exclusion définitive de la société. Scolarité arrêtée et avenir hypothéqué conduise inexorablement à une vie dans la rue qu’elles considèrent, à tort, comme un refuge face à une société qui les a rejetée.
D’où, l’observance de l’augmentation de la toxicomanie chez les jeunes filles et de la criminalité des femmes (des avortements clandestins, des bébés jetés dans des poubelles, des enfants abandonnés dans la rue, des Kuluna filles), la féminisation de la pandémie de SIDA etc.
Et pourtant, l’ingéniosité de la fille et de la femme mère n’est plus mise en doute de nos jours. Bien encadrées et accompagnées sur le plan psycho-social, les capacités de ces jeunes mères peuvent être mises à contribution afin qu’elles aient un revenu plus que substantiel et qu’elles deviennent autonomes.

Dans la perspective de création des emplois porteurs par les jeunes filles mères, la Fondation KALETA créée par Mme Rose KALETA se donne la mission d’accompagner ces filles –mères dans l’apprentissage des métiers pour acquérir des compétences nécessaires vers une autonomisation.
Cependant, la crise qui frappe le monde où la RDC n’est pas épargnée, l’ONG dont Rose Kaleta est la fondatrice ,se fixe la finalité, la réinsertion sociale des enfants et filles –mères à travers des activités d’accompagnement psychosocial malgré des difficultés financières pour la continuation de son travail et se trouve obligée de se tourner vers les éventuels partenaires en vue d’améliorer les conditions de vie de ces vulnérables engagés précocement dans les responsabilités sociales.
Abandonner ces jeunes filles, c’est les exposer à une exclusion sociale certaine avec risque de tomber dans des travers qui vont écourter leur vie. Il est donc impérieux de continuer à former et encadrer ces filles mères et de leur offrir des kits pour la création des Activités Génératrices de Revenus., le lien entre la déperdition scolaire et le cycle infernal de la pauvreté est, à ce jour, plus qu’une évidence. Plusieurs enquêtes ont également établies un lien entre la non scolarisation et les difficultés d’alimentation d’avec les maternités précoces chez les jeunes filles. Cette situation expose sont les filles à l’exploitation sexuelle et économique pour des besoins alimentaires, avec tous les risques que l’on peut imaginer face aux IST et autres MST.
Plusieurs enquêtes ont également établies un lien entre la non scolarisation et les difficultés d’alimentation d’avec les maternités précoces chez les jeunes filles. Cette situation expose sont les filles à l’exploitation sexuelle et économique pour des besoins alimentaires, avec tous les risques que l’on peut imaginer face aux IST et autres MST.
Il est donc impérieux de maintenir ces enfants à l’école ou leur apprendre un métier pour réduire le risque de leur exclusion sociale surtout en capitalisant le programme de l’actuel Chef de l’Etat, Felix Tshisekedi, prévoyant la gratuité scolaire.
C’est ainsi que Rose Kaleta s’investit de plus en plus avec les acteurs sociaux de la Fondation KALETA la réhabilitation de la dignité et pour l’émancipation de la femme pour le progrès.
Zagor Mukoko Sanda
