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Les défis colossaux qui attendent O’Neige N’sele à la tête du ministère des Affaires foncières
La passation de pouvoir entre la ministre sortante, Acacia Bandubola Mbongo, et la nouvelle ministre des Affaires foncières, O’Neige N’sele, s’est déroulée ce mardi 12 août au cabinet du ministère, dans une atmosphère à la fois solennelle et empreinte de collaboration. La cérémonie, présidée en présence du secrétaire général a.i. dudit ministère, marque une étape importante dans la nouvelle configuration gouvernementale.
Avant l’événement officiel, les deux personnalités se sont entretenues en tête-à-tête pendant près d’une heure, un moment d’échange sans doute crucial pour assurer une transition fluide. La cérémonie de remise et reprise s’est ensuite poursuivie par la signature du procès-verbal et la remise symbolique du bâton de commandement, acte emblématique du transfert d’autorité.
Changements au sommet : Bandubola aux Hydrocarbures, N’sele à la tête des Affaires foncières
Acacia Bandubola Mbongo quitte les Affaires foncières pour prendre les rênes du ministère des Hydrocarbures en tant que ministre d’État, un portefeuille tout aussi stratégique pour l’économie congolaise. De son côté, O’Neige N’sele, précédemment vice-ministre des Finances, hérite d’un ministère clé, au cœur des enjeux liés à la gestion et à la sécurisation du patrimoine foncier national.
Sa nomination intervient dans un contexte où les questions foncières restent sensibles, tant sur le plan social qu’économique, et nécessitent une gouvernance rigoureuse, transparente et orientée vers la réforme.
O’Neige N’sele : une technocrate au parcours solide
O’Neige N’sele Mimpa, figure montante de la scène politique congolaise, s’est forgée une réputation de gestionnaire rigoureuse et compétente. Titulaire d’un diplôme en économie et finances, elle a gravi les échelons dans l’administration publique et le secteur privé avant d’être nommée vice-ministre des Finances dans le gouvernement Sama Lukonde.
Durant son passage aux Finances, elle s’est illustrée par son implication dans la mobilisation des recettes internes, la rationalisation des dépenses publiques et le suivi des réformes économiques. Son professionnalisme et sa discrétion lui ont valu la confiance renouvelée des plus hautes autorités du pays.
Aujourd’hui à la tête des Affaires foncières, elle devra s’atteler à plusieurs chantiers prioritaires, notamment la lutte contre les conflits fonciers, la modernisation du cadastre et la sécurisation des titres de propriété.
Un mandat sous haute attente
Avec cette nouvelle responsabilité, O’Neige N’sele est appelée à jouer un rôle central dans la mise en œuvre de la politique foncière nationale. Sa capacité à instaurer une gestion efficace, équitable et digitalisée des terres sera scrutée de près par l’opinion publique, les partenaires au développement et les investisseurs nationaux comme étrangers.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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25 mai : L’ambassadeur Dr Lohanga Konga Jospin présente le kimbanguisme comme un instrument du “soft power africain”
Le message livré le 25 mai 2026 par le Dr Jospin Lohanga Konga, ambassadeur itinérant de Sa Divinité Papa Simon Kimbangu Kiangani, dépasse largement le seul cadre religieux.
À travers une communication accordée à congoprofond.net à l’occasion de la Journée mondiale de l’Afrique et de la Noël kimbanguiste, le diplomate spirituel a développé une véritable vision géopolitique du kimbanguisme, présenté comme un outil d’influence culturelle et civilisationnelle africaine.

Le kimbanguisme comme levier stratégique africain
Dans son intervention, le Dr Lohanga a défendu l’idée d’un « soft power africain » fondé sur les valeurs spirituelles, culturelles et historiques propres au continent.
Trois axes majeurs ont été mis en avant :
– enseigner une histoire africaine complète et décomplexée ;
– faire du kimbanguisme un levier d’influence culturelle africaine ;
– bâtir des partenariats internationaux fondés sur des valeurs définies par les Africains eux-mêmes.
Cette orientation inscrit clairement le discours dans la perspective de l’Agenda 2063 de Union africaine, programme stratégique visant à construire « l’Afrique que nous voulons ».
La diplomatie des langues africaines
Autre élément marquant : le caractère multilingue du message.
Après le français et l’anglais, le discours a été relayé en Lingala, Kikongo, Kiswahili et Tshiluba. Pour le Dr Lohanga, cette démarche ne relève pas du simple symbole, mais d’une volonté affirmée de replacer les langues africaines au cœur de la renaissance continentale.
Dans un contexte où les institutions africaines demeurent encore largement dominées par les langues héritées de la colonisation, cette initiative apparaît comme un acte culturel fort.
Entre spiritualité et diplomatie
À travers cette communication, le Dr Jospin Lohanga Konga confirme son rôle de diplomate spirituel engagé dans le rayonnement du kimbanguisme et de l’Afrique.
Son discours conjugue foi, mémoire, identité et stratégie continentale dans une même vision intellectuelle et géopolitique.
Au moment où l’Afrique cherche de nouveaux repères dans un monde en mutation, cette parole venue de Nkamba rappelle que l’influence des nations se joue aussi dans les récits culturels, les symboles et les héritages spirituels.
Barca Horly Fibilulu Mpia/CONGOPROFOND.NET
