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Remaniement Suminwa 2 : « Une vraie déception », déplore Serge Kanyinda, cadre de l’UDPS

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La publication du gouvernement Suminwa 2 suscite des réactions contrastées dans l’opinion, y compris au sein du parti présidentiel. Sur son compte Twitter, Serge Kanyinda, communicateur de l’UDPS, a exprimé sa profonde déception face au nouveau casting ministériel, qu’il juge peu stratégique et motivé par des calculs politiques.

« Remanier le gouvernement uniquement pour laisser l’UDPS avec deux ministres connus, nommer deux nouvelles figures, ramener José Mpanda, recréer un ministère près la Présidence juste pour éviter de frustrer Guy Loando, ou encore inventer un ministère de l’Économie numérique pour satisfaire Kibassa Maliba… c’est une vraie déception », écrit-il.

Selon lui, ce remaniement ne reflète pas un véritable souci d’efficacité gouvernementale, mais plutôt une volonté de satisfaire des équilibres politiques sans vision globale. Il critique la création de portefeuilles sur mesure et la reconduction de certaines figures controversées, au détriment d’une gestion rigoureuse et cohérente de l’action publique. Pour Kanyinda, ce remaniement apparaît comme un réaménagement de façade, loin des attentes des citoyens.

L’expert estime qu’il aurait été préférable de maintenir certains ministres en poste afin d’assurer la continuité des réformes déjà entamées.

« Il aurait été préférable de laisser les ministres en place continuer leur travail, plutôt que de procéder à des permutations qui vont nécessiter encore du temps d’adaptation pour maîtriser les secteurs concernés », insiste-t-il. Cette instabilité, selon lui, risque d’impacter négativement la performance gouvernementale à court terme.

Cette réaction, venant d’un cadre de l’UDPS, souligne un malaise interne face aux choix opérés dans la nouvelle équipe. Elle révèle aussi une attente plus grande au sein même de la majorité présidentielle : celle d’un gouvernement de rupture, orienté vers l’efficacité, la compétence et les résultats.

Exaucé Kaya / CONGOPROFOND.NET

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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)

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Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter. 

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.

« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.

Exaucé Kaya

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