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3 élèves de CREP Émergence en stage d’imprégnation au Tribunal pour enfants à N’djili

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Trois élèves du Centre de Réflexion et d’Éducation Pédagogique (CREP) ÉMERGENCE ont effectué un stage d’imprégnation au Tribunal pour enfants de Kinshasa/Kinkole, dans la commune de N’djili. Une initiative pédagogique enrichissante qui vise à éveiller chez les jeunes un intérêt pour la justice et les droits de l’enfant.

Marjatta Dishiki Bukasa Tshienda (13 ans), Kenaya Mbala Bazebila (14 ans) et Labengi Viala Stella (14 ans), ont été accueillies par la juge présidente Florence Ngalula. Cette dernière leur a présenté le rôle spécifique de cette juridiction, son historique, les défis auxquels elle fait face ainsi que les perspectives d’amélioration.

Sous la conduite du Divisionnaire Omer Ruchoboza, les jeunes « stagiaires » ont ensuite visité les différents services du tribunal : greffe, bureau d’assistance sociale, salle d’audience, et secrétariat. Chaque responsable rencontré a expliqué les missions de son service et a répondu avec professionnalisme aux questions posées par les élèves, manifestement curieuses et engagées.

Une immersion révélatrice

Ce stage a permis aux trois élèves de mieux comprendre le fonctionnement d’une institution essentielle à la protection des droits des enfants. À travers les échanges avec la juge Ngalula et son équipe, elles ont pris conscience des réalités du système judiciaire pour mineurs en République Démocratique du Congo.

Les défis persistants des tribunaux pour enfants en RDC

Au-delà de l’aspect pédagogique, cette visite a mis en lumière les nombreux défis auxquels sont confrontés les tribunaux pour enfants dans le pays :

– Manque d’infrastructures et de ressources, rendant difficile un fonctionnement optimal ;

– Formation insuffisante du personnel, souvent non spécialisé pour traiter les dossiers des mineurs ;

– Pressions culturelles et sociales influençant la perception de l’enfant en conflit avec la loi ;

– Insuffisance de structures de réinsertion, essentielles pour éviter la récidive ;

– Faible sensibilisation, y compris parmi les familles et certains professionnels de la justice.

Des pistes d’amélioration

Pour renforcer la justice juvénile, plusieurs pistes sont évoquées : rénovation des infrastructures, formations spécialisées, création de centres de réinsertion, promotion de la médiation, campagnes de sensibilisation et implication des enfants dans les processus qui les concernent.

Une génération qui s’éveille

L’expérience vécue par Marjatta, Kenaya et Stella laisse entrevoir une lueur d’espoir : celle d’une jeunesse prête à comprendre les rouages de la justice et à s’engager pour une société plus juste et respectueuse des droits de l’enfant.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats

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L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.

Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.

D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées

Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.

Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.

En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.

Entre interrogations et attentes

L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.

Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.

Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.

Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET 

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