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Education Nat.-NC : Après plusieurs mois d’attente, le Gouvernement apure sa dette de 50 mille FC aux enseignants
Il s’agit du payement de la deuxième tranche sur les 100 mille francs congolais, qui leur avait promis promis, lors de dernières assises de Bibwa à Kinshasa, entre le banc syndical des enseignants et les représentants du Gouvernement, tenues du samedi 10 au samedi 23 août 2024.
A travers un communiqué de service adressé à tous les Directeurs provinciaux (DIPROCOPE) et dont copie est parvenue à notre rédaction, le mercredi 23 juillet 2025, le Directeur National Boniface Mbaka Ngapembe, Chef de Service de la Direction Nationale de Contrôle et de Préparation de la paie, la Maîtrise des effectifs des Enseignants et du Personnel Administratif des Établissements scolaires (DINACOPE), a confirmé l’effectivité du payement de cette deuxième tranche, à partir de ce mois de juillet.
Rappelons qu’au cours de ces dernières assises de Bibwa dont la clôture s’est faite en queue de poisson, la principale revendication des représentants des enseignants fut l’augmentation salariale à hauteur de 500$, soit 1,4 million de francs congolais, par enseignant.
Réagissant à cette revendication , lors d’une sortie médiatique en date du 21 août 2024, et pendant que les négociations étaient encours en cours, le VPM de la Fonction Publique, J.P Lihau Ebua, l’a qualifiée d’irréaliste, estimant que la somme qui sera issue de la multiplication par le nombre d’enseignants, est supérieure à l’enveloppe salariale de tous les agents et fonctionnaires de l’Etat.
Devant ce manque de consensus, le Gouvernement s’était unilatéralement prononcé pour un ajout de 100 mille francs congolais repartis en deux tranches pour chaque enseignant. La première tranche était payée en août 2024 avec rappel du mois de juillet.
Cependant, l’annonce du payement de cette deuxième tranche a entraîné des réactions mitigées de la part des bénéficiaires. Les uns estiment que cette somme est dérisoire, les autres pensent que mieux vaut peu que rien. Le temps que le Gouvernement a mis pour réaliser cette promesse, fait également l’objet des critiques.
» C’est une bonne nouvelle pour nous tous, vaut mieux cela que rien« , a réagi un enseignant depuis la cité de Kisantu, dans le Kongo Central.
» 50.000 francs n’est même pas l’équivalent de 20$ (vingt dollars ) américains« , lui rétorqua un autre.
Cependant, les enseignants non payés (NP) et nouvelles unités (NU) ne savent à quel Saint se vouer pour leur sort.
» Les dirigeants congolais n’ont pas de compassion envers les enseignants non payés que nous sommes. Personnellement, c’est ma cinquième année de service devant 60 à 70 élèves, sans rémunération. Ils préfèrent augmenter les salaires de ceux qui sont déjà payés sans penser à nous « , s’est indigné un enseignant NP dans la commune de Kimbanseke.
Bref, mieux vaut tard que jamais, dit-on. Le Gouvernement de la République, par cet acte, vient de respecter sa parole. Quant aux enseignants NP et NU, ils doivent continuer de prendre leur mal en patience.
Jules Kisema Kinkatu/CONGOPROFOND.NET
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Concession de l’UNIKAN : La ministre O’Neige Nsele casse la cession à la CNSS et désavoue le gouverneur Kambulu
Le Gouvernement central s’est officiellement saisi du dossier controversé de la concession de l’Université de Kananga (UNIKAN), après la cession de 8 hectares de terrain à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), une décision qui suscite de vives réactions dans la province du Kasaï-Central.
Dans deux correspondances signées le mardi 19 mai 2026, la ministre nationale des Affaires foncières, O’Neige Nsele Mimpa, a dénoncé ce qu’elle qualifie de « cession illégale » d’une partie de la concession universitaire et a sévèrement recadré le gouverneur du Kasaï-Central, Joseph-Moïse Kambulu.
Selon la ministre, l’acte signé le 4 mai 2026 viole plusieurs dispositions de la législation foncière en vigueur en République démocratique du Congo. Elle reproche également au gouverneur provincial de s’être immiscé dans une procédure de mutation foncière impliquant deux entités autonomes, estimant que cette démarche ne relevait pas de ses compétences légales. « Son acte de cession est illégal », insiste la ministre dans ses correspondances adressées aux autorités concernées.
Face à cette situation, O’Neige Nsele Mimpa annonce avoir instruit les services compétents de son ministère afin de rétablir la concession de l’UNIKAN dans sa configuration initiale. Elle exige également la suspension des agents fonciers impliqués dans ce dossier, en attendant l’aboutissement des enquêtes administratives annoncées.
Cette prise de position du Gouvernement central pourrait relancer le débat sur la gestion du patrimoine foncier public et universitaire dans le Kasaï-Central, où plusieurs voix s’étaient déjà élevées pour dénoncer la réduction progressive des espaces réservés à l’Université de Kananga.
Le dossier reste suivi de près par la communauté universitaire ainsi que par plusieurs acteurs de la société civile, qui réclament davantage de transparence dans la gestion des concessions publiques.
Mike Tyson Mukendi
