Actualité
François Londala dit » Laudert Production », une légende kinoise qui a fait vibrer l’Afrique
Né le 31 mai 1962, François Londala Bongwalanga était bien plus qu’un producteur : il était un véritable architecte de la scène musicale congolaise et un visionnaire pour toute l’Afrique. Figure emblématique de Kinshasa, il a su donner à la capitale congolaise un souffle artistique unique, en y orchestrant certains des plus grands événements musicaux des années 1980 et 1990.
Fondateur de « Laudert Production », il a marqué les esprits en propulsant l’orchestre Zaïko Langa Langa vers de nouveaux sommets, en organisant des concerts mythiques, et en parrainant des artistes qui allaient devenir les icônes d’une génération. Parmi ses plus grands coups d’éclat figure l’organisation du concert historique du groupe Kassav au stade Tata Raphaël, un événement qui a rassemblé une foule kinoise en liesse, marquant à jamais l’imaginaire collectif.
Mais François Londala, c’était aussi l’initiateur du prestigieux Grand Prix panafricain « Ngwomo Africa », lancé en 1995 pour honorer les pionniers de la musique du continent. Parmi les lauréats congolais de cette première édition, on retrouve des noms légendaires tels qu’Ebengo Dewayon, Kester Emeneya, Verckys Kiamuangana, Lando Rossignol ou encore Tabu Ley Rochereau. Un palmarès qui dit tout du niveau d’exigence et de reconnaissance que Londala apportait à son art.
Sa créativité ne s’arrêtait pas à la musique : producteur télé avisé, il a lancé des émissions comme Clip Inter et Galaxy, et permis à de nombreuses séries internationales cultes (Falcon Crest, Deux flics à Miami, Un flic à la mafia, etc.) d’être diffusées sur la RTNC, contribuant ainsi à moderniser l’offre audiovisuelle kinoise.
Grâce à son flair et à son énergie infatigable, Kinshasa est devenue sous son impulsion une capitale du spectacle africain, accueillant les plus grandes vedettes comme Papa Wemba et son groupe Viva La Musica.
Tragiquement disparu le 23 mars 1996 à l’âge de seulement 34 ans, François Londala laisse derrière lui un héritage immense. Les Kinois, tout comme les mélomanes d’Afrique, se souviennent d’un homme passionné, engagé, et profondément attaché à la valorisation de la culture congolaise.
Aujourd’hui encore, sa mémoire brille à travers les artistes qu’il a révélés, les scènes qu’il a animées, et les rêves qu’il a réalisés. François Londala Bongwalanga restera à jamais dans le cœur des Kinois comme un pionnier et un géant de la production musicale et culturelle en RDC.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
Politique
« Ville morte » du 3 juin : La C64 salue une mobilisation « disciplinée » et annonce une série d’actions avec un accompagnement républicain
S’exprimant la journée « ville morte » observée ce 3 juin 2026, la Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel a publié un communiqué d’étape dressant un premier bilan.
1. Satisfaction de la C64
Dans le document signé par Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Moïse Katumbi, Augustin Matata et Delly Sesanga, la C64 « salue la forte adhésion des citoyens » à l’opération. Pour la coalition, cette mobilisation à Kinshasa et dans plusieurs villes « témoigne du rejet catégorique par les congolais de toute velléité de changement de constitution ».

La C64 félicite « les congolais pour avoir répondu nombreux à cet appel de manière pacifique, digne, responsable et disciplinée », estimant que « la défense de la constitution dépasse les clivages politiques ».
2. Fayulu : « Un geste civique qui témoigne de la maturité »
Dans une déclaration séparée, Martin Fayulu a renforcé le message : « Nous félicitons nos compatriotes pour avoir répondu avec discipline à notre mot d’ordre de ville morte. Ce geste civique témoigne de la maturité et de la conscience politique de notre peuple. Rendons grâce à Dieu qui a déjoué les manœuvres des ennemis de la République. »
3. Prochaine étape : jeudi 4 juin
La C64 annonce qu’elle rendra publique, ce jeudi 4 juin 2026, « une déclaration faisant le bilan de cette journée et annonçant les prochaines actions qui seront engagées pour la défense de la constitution et de l’État de droit », à l’issue de sa réunion d’évaluation.
Cette journée « ville morte » s’inscrit dans la contestation du projet de révision ou changement de la constitution évoqué par le régime Tshisekedi. L’opposition en fait un « référendum populaire » contre un éventuel 3ᵉ mandat.
Pendant ce temps, une question fatale se pose au sein de l’opinion publique : la population congolaise s’est-elle réellement rangée du côté de l’opposition pour contrer un projet jugé « ambitieux pour des intérêts politiques » ?
Blaise ABITA
