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Kwango : le vice-gouverneur du Kwilu, Prof Espoir Masamanki parle du Kwilu à Kenge
Le vice-gouverneur de la province du Kwilu, Prof Espoir Masamanki Izire, séjourne à Kenge, chef-lieu de la province-sœur du Kwango, pour une mission officielle. L’émissaire su Dr Philippe Akamituna Ndolo (gouverneur du Kwilu) s’est rendu à Kenge pour participer à un atelier organisé par Fonarev en faveur de trois provinces de l’ancien Bandundu.
Quelques heures après son arrivée à Kenge mardi 22 juillet, il s’est entretenu avec le gouverneur du Kwango, Willy Bitwisila, qui lui a réservé un accueil digne de son rang.
Cet après-midi, les deux fils du Grand Bandundu ont échangé notamment sur les possibilités de mettre en place un cadre de concertation Kwango, Kwilu et Mayindombe pour des réflexions pour le développement de leurs provinces.
Ils ont aussi discuté des options levées sur la prise en charge par Fonarev des victimes des atrocités en ces trois provinces.
En fin ils ont évoqué les perspectives en termes de construction des routes qua partagent en commun leurs deux provinces.
Les deux fils du Grand Bandundu ont eu un moment fructueux d’échange d’expérience qui va profiter à terme à leurs provinces.
Emile Yimbu/CONGOPROFOND.NET
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» Brut » : 2 policiers condamnés pour torture, la Cour sanctionne les exécutants
Si Philémon Mambabua est reparti libre du prétoire de Ndolo, le verdict prononcé ce 4 juin 2026 n’a pas épargné les 2 policiers poursuivis. La Cour militaire, après avoir rappelé le déroulé des faits ( cette intrusion nocturne de Claudien Likulia, Christopher et Noah à une soirée pyjama non autorisée par le propriétaire des lieux ), a opéré une distinction nette entre le commandement et l’exécution. Là où le doute a profité au premier, les actes matériels atroces ont été imputés aux seconds. La Cour s’est appuyée sur les articles 48 bis et 48 ter de la loi du 9 juillet 2011 portant criminalisation de la torture, qui retiennent la qualité de l’agent, les faits matériels constitutifs de souffrances aiguës, l’élément intentionnel et l’élément moral. Les déclarations des victimes, corroborées par le témoignage décisif de Sakina ( qui a qualifié les agissements des policiers de « brut » ), ont fondé l’intime conviction des juges.

Contrairement à Philémon Mambabua, pour qui l’ordre de « maîtriser » n’a pu être requalifié en instruction de torturer, les deux agents ont été reconnus coupables d’avoir infligé des souffrances aux enfants Mushobekwa et à Noah. Le nombre de policiers impliqués, bien que flou dans certains récits, n’a pas effacé la matérialité des violences retenues par la Cour. Celle-ci a souligné que les traumatismes subis par les victimes, bien que leur récit ait pu être altéré par le choc, ne faisaient aucun doute. La Cour a donc déclaré l’infraction constituée dans le chef des 2 policiers, qui avaient la garde et l’autorité immédiate sur les enfants au moment des faits. Leur dénégation constante n’a pas résisté à la confrontation avec les éléments renseignants et les dépositions concordantes.
La sentence est tombée : 2 ans de servitude pénale, une amende de 500.000 francs congolais par condamné, et la confirmation de leur maintien en détention. Sur le plan civil, la Cour, après avoir constaté l’absence totale de pièces comptables justificatives déposées par les parties civiles, a statué en équité. Elle a ramené la demande initiale de 3,4 millions de dollars américains à une somme totale de 25.000 dollars, soit 5.000 dollars par partie civile. Une décision qui sanctionne les exécutants tout en rappelant avec force que la responsabilité pénale est individuelle.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
