À la Une
Dans le cadre de ses vacances parlementaires : Le Sénateur Taupin Kabongo Mukenshayi visite le Petit et Grand Séminaire de Kabwe
En séjour dans sa circonscription, le Questeur du Sénat, le Sénateur Taupin Kabongo Mukenshayi, poursuit ses descentes sur terrain. Après Kônko Watshela et Tshikaji, il s’est rendu, à 75 km de Kananga, au Petit et Grand Séminaire de Kabwe, situés dans le territoire de Kazumba.
Sur place, il a été accueilli par le recteur de l’établissement, l’Abbé Gabriel Nyime Munda, qui a évoqué la situation préoccupante des infrastructures :

« Le séminaire se meurt. Nous avons perdu beaucoup de patrimoine, notamment les livres, et le bâtiment est en ruine. Le nombre d’élèves est tombé à moins de 100, alors qu’ils étaient jusqu’à 600 par le passé ».
Plusieurs figures emblématiques ont été formées entre ces murs, telles que feu Mgr Bakole wa Ilunga, Mgr Kabangu wa Mutela, le député André Mbata, le procureur général Jean-Paul Mukolo ou encore le sénateur Taupin Kabongo lui-même.
Ce dernier a ainsi profité de cette visite pour remettre un poste téléviseur au village de Mikalayi, ériger deux forages d’eau pour les séminaires, et réaffirmer son soutien à cet établissement historique.
Dorcas Mwavita/Congoprofond.net
À la Une
Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
